Articles taggés avec ‘Guyane’

Premier semestre 1915 aux îles du Salut : luttes


Samedi 18 février 2017 par JMD

La Belle : aquarelle de bagnardUn semestre de luttes ? Les sept lettres que le matricule 34777 envoie à sa mère entre le 14 janvier et le 28 juin 1915 sont marquées du sceau de la réaction et c’est un combat qu’il engage d’abord contre lui-même. Insatiable lecteur, ses goûts au sortir de la réclusion semblent s’affiner. Les demandes de livres se multiplient comme s’il recherchait dans la lecture une réponse à la crise de dépression qui l’étreint depuis 1913. Lire Nietzsche notamment et survivre au bagne ? Jacob conçoit sa résistance morale avec « ce professeur d’énergie » ; il se persuade ainsi qu’il n’y a pas de douleur mais une idée de la douleur. Jacob reprend donc à son compte les principes du philosophe allemand et pense comme lui, le 19 avril, que « ce qui ne tue pas rend fort ». Le 28 juin, il qualifie même « le chantre de Zarathoustra » de « divin éducateur ». Prisant les concepts nietzschéens, Alexandre Jacob retrouve peu à peu une vigueur d’esprit. Il développe même toute une philosophie de la résistance basée sur l’action et le refus de l’introspection, du repli sur soi. Lire le reste de cet article »

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Libérez Jacob Law !


Samedi 11 février 2017 par JMD

Le cas de Jacob Law, condamné en 1907 à quinze ans de travaux forcés par la cour d’Assises de la Seine pour avoir tiré quelques coup de feu sur la soldatesque qui chargeait les manifestants parisiens du 1er mai, est révélateur de la répression de l’anarchie et du mouvement social à plus d’un titre. En 2013, les éditions de La Pigne rééditait son livre de souvenirs de l’enfer carcéral et colonial publié en 1926 aux éditions de l’Insurgés. Dix-Huit ans de bagne avait déjà été réédité par les éditions Ergégores en 2005. Mais la préface que donne l’historienne Claire Auzias pour le livre de La Pigne permettait huit ans plus tard d’éclairer le personnage et d’expliquer ses écrits de souffrance. On peut alors y apprendre que si les compagnons français de l’anarchiste n’ont pas daigné se déplacer à son procès, ils ne l’ont pas laissé tomber pour autant et dès son incarcération un réseau de solidarité se met en place : Lire le reste de cet article »

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Un Médecin au bagne chapitre 11


Samedi 28 janvier 2017 par JMD

Rénovation pénitentiaire ? Parce qu’il est le dernier maillon d’une longue chaîne répressive qui a pour but l’éloignement, l’éviction ou plutôt l’élimination du criminel, le bagne ne pouvait aboutir qu’à un échec patent. Et si, dès sa création en 1854, il a su résister aux nombreuses critiques, c’est bien qu’il correspond parfaitement aux principes de préservation sociale et d’exemplarité qui fondent le système pénal français. Louis Rousseau s’attache alors à montrer dans le dernier chapitre de son ouvrage une organisation d’ensemble régie par la loi du talion. Le délinquant doit alors souffrir et faire repentance. Lire le reste de cet article »

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Deuxième semestre 1913 aux îles du Salut : malade comme un … bagnard


Samedi 21 janvier 2017 par JMD

Si aux îles du Salut, balayées par les vents, le forçat Jacob peut jouir d’un espace relativement plus sain, il n’échappe en revanche ni aux tracas ordinaires que sont rhumes, fièvres et névralgies, ni aux maux issus de la claustration, de la vie carcérale et de la promiscuité. Le scorbut l’a atteint maintes fois dans les cachots de la réclusion à Saint Joseph et le premier semestre de l’année 1913 l’a trouvé « complétement schopenhaurisé ». Le second ne s’annonce pas mieux. Six mois d’hospitalisation, des douleurs insupportables au point que le fagot pense mettre fin à ses jours si le supplice recommence. Jacob souffre d’une ostéite au sternum, cette « carie des os » dont serait mort le pharaon Ramses II en -1213. Ne reste alors plus qu’à curer les parties infectées et attendre une lente, une trop lente cicatrisation. Lire le reste de cet article »

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Premier semestre 1913 aux îles du Salut : blues


Samedi 17 décembre 2016 par JMD

Cela fait six mois, un peu plus même, que le matricule 34777 est sorti vivant des cachots de l’île Saint Joseph. Les trois tentatives d’évasion au cours du second semestre 1912 révèlent presque intacte sa volonté de résistance. Pour autant, ces trois échecs ainsi que les conséquences physiques de presque quatre années de claustration, mettent son moral à rude épreuve. « Je suis complètement schopenhaurisé » déclare-t-il le 11 mars 1913. Une période d’harassement et de faiblesse mentale commence. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 9


Samedi 26 novembre 2016 par JMD

Avec le chapitre 9 sur « l’esprit pénitentiaire », le docteur Louis Rousseau en vient à décrire et à expliquer comment, dans un système pyramidal de type quasi féodal, les agents de l’AP peuvent à loisir s’entraîner à la méchanceté. Si tout au long de son ouvrage il n’a de cesse de dénoncer le sadisme, la férocité, la brutalité, la perversité, la veulerie, la lâcheté, l’alcoolisme du chaouch qui, pour se couvrir, pour bénéficier d’un avancement, pour punir plus sévèrement un condamné ou encore pour profiter d’un trafic, n’hésite pas à dénoncer ou à produire de faux témoignages ; cela peut se justifier par la haine sociale du criminel. Mais le rapport fort-faible autorise surtout pour le surveillant l’oubli et le refoulement de sa propre condition sociale. De la sorte et en jouant sur le sentiment raciste, les porte-clés, ces supplétifs de la surveillance majoritairement choisis dans la population pénale arabe, reproduisent le même schéma de domination et de violence exercée sur les hommes punis. Lire le reste de cet article »

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Le corps du bagnard


Samedi 19 novembre 2016 par JMD

Les collections de  L’Histoire

N°64, juillet-septembre 2014

Statistiques et bosse du crime

Le corps du bagnard

Naît-on délinquant ou le devient-on ? Le bagne offre aux savants et aux criminalistes du XIXe siècle un lieu d’observation privilégié.

Par Marc Renneville et Jean-Lucien Sanchez

Spécialiste de la criminalité et de la justice, Marc Renneville est directeur de recherches au CNRS. Directeur de Criminocorpus, il a notamment publié Le Langage des crânes. Une histoire de la phrénologie (Institut Édition Synthelabo, 2000).

Chargé d’études historiques à la direction de l’Administration pénitentiaire, Jean-Lucien Sanchez a notamment publié A perpétuité. Relégués au bagne de Guyane (Vendémiaire, 2013). Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 8


Samedi 29 octobre 2016 par JMD

Si Louis Rousseau s’attache dans un premier temps à dresser un tableau d’ensemble, précis et exhaustif, des pratiques pénitentiaires dans les bagnes de Guyane, les chapitre VIII et IX composent de toute évidence la deuxième partie de son livre en exposant d’une manière complémentaire et comparative la conscience des condamnés et celle de leurs gardiens. De la sorte, et après avoir longuement montré que le statut des hommes punis est pire que celui des esclaves car il n’y a pas une nécessité absolue à préserver un élément pénal considéré comme un danger social et comme un outil interchangeable, le médecin peut logiquement récuser les idées de régénération et d’amendement. Bien sûr quelques forçats sortent du lot et parviennent à résister et même à s’extraire de cette entreprise généralisée de mort et d’avilissement. Mais ce ne sont alors que de rares exceptions venant confirmer ce qu’Alexandre Jacob, son ami, écrivait au Ministres des colonies le 11 septembre 1915 : « le régime disciplinaire n’a pas en vue l’amélioration morale, le redressement du criminel, mais tout au contraire son abrutissement. » Lire le reste de cet article »

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Vol à Chauny


Samedi 1 octobre 2016 par JMD

Chauny est une ville charmante, riante et prospère. Environ 10500 Chaunois vivent autour de la verrerie et de la chimie. Mais la cité de l’Aisne se trouve sur la ligne de chemin de fer Paris-Maubeuge, à quelques 130 km de la capitale et à une trentaine de km de Laon, Soissons ou Saint Quentin. Les voyageurs qui s’y arrêtent peuvent admirer juste à leur descente de train les belles et riches demeurent du boulevard Gambetta. Chauny a bien évidemment été visitée par les Travailleurs de la Nuit. Un seul cambriolage, celui orchestré sur la maison de Mme Grand le 16 janvier 1903, est examiné lors du procès d’Amiens deux ans plus tard. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 7


Samedi 24 septembre 2016 par JMD

bagnards homosexuels, dessin de Georges Jauneau 1928Illettré, acculturé, frappé de cette espèce d’atavisme social le menant forcément à la débilité, à la misère, au chômage et au crime, le bagnard du docteur Rousseau semble cumuler les tares et ces dernières ne demandent qu’à pouvoir s’exprimer s’il survit au système éliminatoire dont l’honorable médecin dresse le terrifiant portrait dans les chapitres précédents de son livre paru en 1930. S’il est soumis par définition aux travaux forcés, le fagot n’en passe pas moins les deux tiers de son temps dans les cases. C’est là, dans cet espace clos et confiné où le surveillant ne rentre que très rarement, que vivent les hommes punis. C’est encore là, dans ce microcosme carcéral, que l’on peut s’adonner à toutes sortes de pratiques, majoritairement interdites mais le plus souvent tolérées parce qu’elles annihilent les sentiments d’oppositions et de révoltes. Rares sont alors ceux qui parviennent à abreuver leur soif de lecture, de théâtre ou de musique quand l’AP va jusqu’à censurer Voltaire, Schopenhauer, Nietzsche ou Anatole France … Peu nombreux sont ceux qui savent lire de toute façon. Dans la case, on s’accouple, on joue aux cartes (à la Marseillaise principalement), on se tatoue, on vend son corps, de la nourriture, divers objets ; on se dispute souvent, on se tue aussi parfois. Lire le reste de cet article »

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Biribi par Naudin


Samedi 17 septembre 2016 par JMD

La première série du célèbre magazine satirique L’Assiette au Beurre parait de 1901 à 1912. Chaque numéro est consacré à un sujet unique illustré en pleine page par un seul artiste. Ils sont alors environ deux cents dessinateurs parmi les plus renommés de la Belle Epoque (Kupka, Jossot, Steinlen, Vallotton, etc.) à avoir prêté leur concours à une feuille qui, au départ, fut proche des milieux libertaires et se fit immédiatement remarquer par sa grande liberté de ton. Nous avons, il y a peu, mis en ligne le très réactionnaire numéro 340 en date du 5 octobre 1907 et consacré Au bagne. Le dessinateur Jean Plumes se chargeait des édifiantes illustrations tandis que Jacques Dhur fournissait une courte préface révélant une institution pénitentiaire coloniale à la dérive. Les bagnes de Guyane devenaient ainsi des lieux de dépravation où le fagot, comme un coq en pâte, vivait une vie paradisiaque au frais du moutonnier contribuable. C’est tout le contraire deux ans plus tôt quand Bernard Naudin (186-1946), ami de Grandjouan, dessinait Biribi et ses sinistres compagnies de discipline pour le numéro 227 en date du 5 août 1905. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 6


Samedi 25 juin 2016 par JMD

La Belle : aquarelle de bagnardLe chapitre 6 du livre du Docteur Rousseau aborde logiquement le thème de l’évasion après l’analyse plus que critique des processus de normation faisant du bagnard un rouage interchangeable parce que périssable. Eradiquer toute velléité d’opposition, briser les énergies, le bagne est un monde violent et totalitaire qui n’offre aucune perspective de régénération. L’ogre carcéral se nourrit de l’infortune du condamné qui n’a d’autres alternatives pour s’y soustraire que de crever ou d’embrasser la chimérique Belle. 95% des évasions échouent, nous dit en 1930, Dieudonné, forçat anarchiste, ancien membre de la bande à Bonnot, lui-même évadé en 1926[1]. Pourtant, l’infime petit nombre de réussites suffisent à entretenir le mythe, à relever l’espoir du détenu prêt à braver une faune hostile, une végétation particulièrement inhospitalière, une mer houleuse et infestée de requins. Si Louis Rousseau insiste sur les obstacles qui mettent en échec le fuyard, ce n’est que pour mieux stigmatiser « de remarquables exemples d’énergie ». Loin de condamner l’acte, il donne de nombreux exemples d’évasion, utopie libératrice confinant à l’obsession. Les motivations de l’évadé répondent à la souffrance endurée et mettent en relief une espèce « d’instinct de conservation ». Mais, ici, pas de narration dramatique et prodigieuse, à la manière d’un Gaston Leroux ou d’un Henry Charrière[2]. Le médecin a choisi d’exposer un phénomène largement plus complexe qu’il n’y parait et qui fait « partie du système pénitentiaire ». Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 5


Samedi 28 mai 2016 par JMD

Avec ce chapitre sur la répression qu’il place après celui sur les maladies, le médecin au bagne boucle le cycle des violences et des souffrances endurées institutionnellement par les hommes punis. Louis Rousseau finit ainsi de décrire une organisation systémique totalitaire où le condamné doit forcément s’adapter aux divers processus de normation. Le fagot est un rouage et l’arbitraire administratif permet de corriger - au sens propre comme au figuré - tout récalcitrant. L’arsenal répressif exposé, des chantiers forestiers (dont celui de Charvein) aux sinistres cachots de l’île Saint Joseph en passant par la détention préventive et la mise aux fers révèle en fin de compte que « le régime disciplinaire n’a pas en vue l’amélioration, le redressement du criminel mais tout au contraire son abrutissement. » Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 4


Samedi 23 avril 2016 par JMD

Le taux de mortalité au bagne oscille dès le départ autour de 10%. Il y a bien sûr des périodes de creux comme en 1911 (5%) et d’autres voyant les fagots tomber comme à Gravelotte. La grippe espagnole est ainsi fautive d’une véritable saignée en 1918. Si l’on excepte le petit nombre, relativement parlant, de morts violentes (rixe, suicide, meurtre, violence des surveillants de l’AP, accidents), la maladie occupe donc une part importante du décompte macabre. Et tout concourt, nous dit Louis Rousseau dans le chapitre IV de son livre, à faire de la Guyane un véritable charnier pour les hommes punis. L’espérance de vie à l’arrivée ne dépasse alors pas les cinq ans. La santé constitue un thème récurrent dans les préoccupations du condamné aux travaux forcés et du relégué, tous deux soumis à des maladies proprement tropicales. Elles sont aussi liées au manque d’hygiène, à la claustration, aux déficiences médicales mais encore et surtout aux carences alimentaires. L’Administration a toujours affamé les condamnés et abîmé leur santé par une nourriture insuffisante et malsaine, écrit-il  dans le chapitre 2 consacré au régime des condamnés. Les affections les plus bénignes deviennent fatalement mortelles et le médecin peut alors livrer dans ce quatrième chapitre un véritable inventaire de la pathologie carcérale dans les bagnes guyanais. Force est de constater, que Louis Rousseau, du fait de sa profession, maîtrise son sujet. Aux îles du Salut comme sur la Grande Terre, le bagnard malade est un être faible et les velléités de soins qu’affichent certains médecins se brisent fréquemment face à la mauvaise volonté de l’A.P. qui voit d’un très mauvais œil, et celui qui a prêté le serment d’Hippocrate, et le détenu malade, le plus souvent considéré comme un simulateur. Il y en eut peu en réalité. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 3


Samedi 26 mars 2016 par JMD

Louis Rousseau devant son armoire de souvenirs, vers 1947On ne vit pas au bagne ; on y crève ou on survit. En détaillant avec force d’exemples le régime des condamnés dans son chapitre 2, le docteur Louis Rousseau posait dans une aussi froide qu’implacable et empirique démonstration les conditions de l’affaiblissement et donc de la mort programmée du condamné à la relégation ou aux travaux forcés. Le fagot n’a alors d’autres choix pour échapper à sa triste condition que la Belle ou la camelote. Mais ces deux pratiques pour illégales qu’elles soient font partie du système ; elles le nourrissent même, nous dit le médecin du bagne. Il évoque l’évasion dans le VIe chapitre de son salutaire ouvrage après avoir entrevue le trépas de l’homme puni par la maladie et la répression. La camelote, c’est la combine qui permet à un bagnard, à un surveillant d’améliorer son sort pour le premier et pour le second d’arrondir ses fins de mois. Elle consiste généralement à de la vente en tout genre : nourriture, tissus, médicaments, objets fabriqués par les bagnards, etc. Et tous en Guyane en croquent. Lire le reste de cet article »

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