Articles taggés avec ‘illégalisme’

Lueurs économiques : la souscription


Lundi 13 novembre 2017 par JMD

“Les révolutions de nos pères furent politiques, superficielles ; la Révolution sociale reste à faire. Les formes du Pouvoir se sont démocratisées : la couronne d’un roi pourpré, maître absolu du peuple et de son trésor, a fait place au pouvoir de quelques centaines de roitelets en redingote, valets des rois tout-puissants du capital, qui dominent tout avec l’argent. Le pouvoir existe toujours. Sa destruction sera l’œuvre de la socialisation des richesses communes que nous accomplirons”. Lire le reste de cet article »

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Le Travailleur de la Nuit


Mercredi 26 avril 2017 par JMD

L’honnête cambrioleur serait-il en passe de devenir un phénomène culturel ? En décembre dernier, le magazine à vocation éponyme, Télérama, dressait des louanges méritées au docu-fiction d’Olivier Durie, diffusée sur la chaîne Histoire dirigée par le si peu progressiste Patrick Buisson. Le film tenait à vrai dire son rang même si, pour accrocher le spectateur, les références au héros littéraire de Maurice Leblanc ne manquaient pas et pouvaient finir par apparaître quelque peu lourdingues et déformatrices. Malgré tout, l’ambition du réalisateur parvenait à ses fins et on pouvait être honnêtement édifié sur la geste jacobienne. Nous savions prochaine et attendions avec impatience la sortie chez Rue de Sèvres du Travailleur de la Nuit, la nouvelle bande-dessinée de Matz et Chemineau. Tout vient à point à qui sait pourtant attendre. Tout vient à point même les ouvrages … à prétention biographique encensés par la critique. On n’a pas été déçu. Lire le reste de cet article »

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Jacoboquizz / Demandez le programme


Samedi 24 décembre 2016 par JMD

Petit à petit, nous avons dressé un portrait. Nous avons tenté de dresser plutôt. Alexandre Jacob n’est pas un simple voleur. Il n’est pas non plus un aventurier hors norme. Sortie de son contexte politique, l’image de l’homme se brouille et nous pouvons entrer facilement dans le champ du mythe. La lupinose n’est pas seulement un gag ; elle est un des paramètres historiographiques de la recomposition de l’image de l’honnête personne qu’il fut. Dès lors, le Jacoblog s’est proposé depuis presque neuf ans, neuf ans au mois d’avril prochain, d’ouvrir ces fenêtres de compréhension en fournissant sources et commentaires pour éclairer l’histoire de l’anarchiste, celle du bagnard, et enfin celle du forain berrichon. L’histoire de l’image de Jacob aussi. Cette histoire est multiforme et n’est pas prête de se fermer. Alors, se reposer un peu, laisser vagabonder ses anarchiques neurones, regarder l’image et simplement jouer en attendant que ne se termine 2016 dans le lit d’orties d’une actualité que nous ne voudrions pas soumise car le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. Il suffit de dire où le jacoblogueur en herbe se trouvait et on offre … que dalle comme d’hab mais on vous dit un grand, une énorme, un incommensurable merci pour nous avoir suivi dans cette honnête et longue piste. Joyeux Noël en rouge et noir et vive les enfants de Cayenne ! Lire le reste de cet article »

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Lupinose en bulles


Samedi 21 mai 2016 par JMD

La sortie du Journal d’un anarchiste cambrioleur chez Sarbacane en janvier dernier n’est de toute évidence pas passée inaperçue et c’est tant mieux. L’ouvrage le mérite amplement. La couverture médiatique, émanant surtout de la presse spécialisée, révèle la qualité de la bande dessinée retraçant une partie de la vie de cet honnête homme que fut Alexandre Jacob. Elle a de quoi attirer, bien évidemment, l’œil averti des amateurs de bulles, elle retient aussi l’attention des sectateurs de la muse Clio ou encore celle des lecteurs de feuilles régionales. Ainsi, pourra-t-on apprendre que Gaël Henry, le dessinateur, dédicace son livre dans une librairie de Lille ou que Vincent Henry, le scénariste, n’a pas imaginé la fin de la vie de « l’Arsène Lupin de Reuilly » ! Mais rares sont les papiers ne versant pas dans l’amalgame entre le réel et l’imaginaire. Lire le reste de cet article »

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Charles la poucave


Samedi 19 mars 2016 par JMD

Le 12 novembre 1902, Armand Chelle, commissaire aux délégations judiciaires de Cayenne se rend à la prison de la ville pour y entendre le forçat matricule 31011 qu’il a arrêté deux jours plus tôt. Celui-ci a tenté de s’évader. Loin de s’enfermer dans un mur de silence et d’opposition à l’Administration Pénitentiaire, le fagot s’avère plutôt loquace au grand étonnement du policier qui réitère ses visites les 17, 21 et 22 de ce mois et une dernière fois le 9 décembre. De toute évidence, l’idée d’un envoi au camp de la Montagne d’Argent effraie le bagnard au plus haut point. Ouvert dès 1852, le chantier forestier, situé sur la commune d’Ouanary, est évacué douze ans plus tard, les hommes punis y tombent comme des mouches : plus de 60% de mortalité enregistrée par exemple pour la seule année 1856 ! Réoccupé partiellement en 1886, on y envoie désormais les incorrigibles, les réfractaires, ceux qui ont tenté d’embrasser la Belle. Alors, le matricule 31011 se met immédiatement à table ; il justifie son « absence illégale » par les mauvais traitements que lui ont infligé ses codétenus mais surtout, révèle par sa délictueuse expérience l’existence d’une Internationale Anarchiste de la Cambriole. Il énonce des faits, il signale des lieux, il donne des noms. Il est coutumier du fait. Quatre mois plus tard, le 22 avril 1903 au petit matin, l’agent Pruvost est tué à Pont Rémy, dans la Somme, par Félix Bour alors qu’il tenté d’arrêter avec son collègue Anquier trois cambrioleurs signalés la veille au soir à Abbeville. Le même jour Alexandre Jacob est arrêté à Airaisne non loin de là. L’instruction en vue du procès de la bande dite « sinistre » commence et, pour le juge Hatté, les révélations guyanaises du forçat 31011 ne manquent pas d’intérêt. Lire le reste de cet article »

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Lupinienne philosophie du comptoir itinérant


Samedi 30 janvier 2016 par JMD

Nous avions eu droit à Michel Confray le bien nommé ; nous savons depuis le 21 avril 2015 que le « philosophe forain » Alain Guyard en est pareillement atteint. Le site internet Tseweb Tv met donc en ligne ce jour une conférence de l’éminent pédagogue sur « le cambriolage des maisons bourgeoises : une alternative crédible à la crise des marchés ? » Un titre intéressant, un brin provocateur pour racoler un public que l’on espère le plus large possible. L’exposé a été prononcé « à l’IUFM dans le cadre de l’université critique et citoyenne de Nîmes » le 23 mai précédent. Citoyenne. Le mot magique est lancé. La cohorte d’indignés peut donc venir en masse. Ils auront précédemment ouï Jean-Paul Kaufmann, Jean-Marie Harribey, Laurent Mauduit, Stéphane Alliès, ou encore Philippe Corcuff sur e thème plus large des rapports entre l’argent, la politique et l’identité. Alain Guyard  a découpé son propos en quatre parties. Après avoir entendu le professeur de philosophie de comptoir itinérant vulgariser les pensées de Proudhon, d’Héraclite et de Parménide puis de Saint Augustin, l’auditoire peut enfin écouter pendant 10minutes et 52 secondes un caustique mais néanmoins édifiant boniment sur un certain Alexandre Jacob. Le site Tseweb TV a pris soin d’éclairer les lumières éteintes du béotien internaute qui ne le saurait déjà pas en précisant entre parenthèses qu’il s’agissait en réalité d’un certain Arsène Lupin.  Et l’honnête homme pensant de nous offrir pendant 10 minutes et 52 secondes un véritable festival d’approximations, d’anachronismes, de déformations, d’arrangements philosophiques avec la réalité historique. Lupinose quand tu nous tient. Florilège. Lire le reste de cet article »

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Le casse de Soissons


Samedi 21 novembre 2015 par JMD

Les trois vols commis à Soissons s’inscrivent fort probablement dans des tournées vers l’Est qui pourraient aller jusqu’à Reims avant de rejoindre la capitale. Pour autant, ils ne figurent pas parmi les plus fructueux larcins à mettre à l’actif des Travailleurs de la Nuit. De la sorte, les maraudeurs ne s’emparent en 1903 que d’un fusil de chasse et de vêtements chez Mme Adam, de l’argenterie, quelques billets et titres chez M. Bahin. Les cuillères dérobées un an et demi plus tôt par Ferrand chez M. Balland  mettent par contre en lumière le rôle tenu à Paris par le fondeur François Brunus (né le 8 novembre 1864 à Anost, Saône-et-Loire). Son établissement, sis au 15 de la rue Michel le Comte, accueille fréquemment les illégalistes, parfois lourdement chargés (72 kg d’argenterie pris chez Mme de Frézals à Compiègnes par exemple le 11 février 1903). Le vol est indissociable du recel. Dans bien des cas, le voleur ne peut faire valoir l’importance de la prise de risque. Qu’il contrôle la phase de recel en organisant une sorte de concentration économique verticale, il augmente alors de manière exponentielle sa marge bénéficiaire. François Brunus n’est en réalité qu’un prête-nom œuvrant pour le compte de Jacob. Instructions et directives sont données au café Deleplace, peu éloigné de son atelier et, écrit Alain Sergent dans un Anarchiste de la Belle Epoque (1950), « lorsque la fonderie B… recevait l’Argus où les objets volés étaient décrits minutieusement, ceux-ci venaient d’y être transformés en lingots ». Il ne reste plus alors à Brunus qu’à déposer le métal précieux en banque ou dans diverses maisons de commerce. Le 1er novembre 1903, le juge d’instruction Hatté soupçonne l’existence de fortes ventes d’or et d’argent faites par ce dernier au Comptoir Lyon Allemand et à la maison Pouzet. On lui reproche aussi à l’occasion du procès d’Amiens en 1905 d’avoir brûlé un de ses livres de compte et d’avoir retrouvé chez lui quelques-unes des cuillères provenant du casse de Soisson. Lire le reste de cet article »

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La banlieue Nord de Paris et le péril « anarchiste »


Samedi 6 juin 2015 par JMD

Gavroche

N°97, janvier-février 1998

La banlieue Nord de Paris et le « Péril anarchiste » 1880-1895

Les quartiers de la banlieue Nord n’ont pas très bonne réputation en cette fin de XIXe siècle. Réputation que la banlieue a d’ailleurs elle-même contribué à forger. Après les décennies 1860-1880 au cours desquelles la capitale a rejeté ses industries les plus polluantes et avides de main d’œuvre vers sa périphérie, la prise de conscience de la spécificité de la banlieue génère de vives controverses avec Paris. Les conséquences de l’industrialisation et de la poussée démographique provoquent des réactions de rejet largement relayées par la presse. Le Journal de Saint- Denis, qui couvre la moitié de la Seine-banlieue, reproche principalement à la capitale “son envahissement par la lie [de la population] parisienne, qui vient chercher asile et coups à faire en banlieue”. Il évoque également “les voleurs et les assassins qui érigent domicile dans la zone”[1].

Cette évolution sociologique aboutit également à une recomposition politique. La banlieue Nord sécrète ainsi les premières municipalités socialistes : Saint-Ouen en 1887 et Saint-Denis en 1892-1894. Les outrances du conseil municipal dionysien à l’égard de la police et son anticléricalisme exacerbé alimentent déjà les colonnes de la presse bien pensante. Lire le reste de cet article »

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Sylvain le rebelle a chopé la lupinose


Samedi 16 mai 2015 par JMD

Réaliser une anthologie n’est pas chose aisée. L’opération nécessite forcément de faire des choix. En 2012, la Société Editrice du Monde publiait une série de dix-huit volumes consacrés aux Rebelles. Vaste programme dont on a pu voir deux ans après, aux Rendez-Vous de l’Histoire de Blois, journées inaugurées par le très réactionnaire Marcel Gauchet, combien le mot, aussi polysémique soit-il, peut donner lieu à un nombre incroyable de manipulations et de récupérations plus ou moins politiques, plus ou moins commerciales. Le rebelle fait vendre et la collection du Monde fut dirigée par Jean-Noël Jeanneney. Victo Hugo devenait … un rebelle. Jean Jaurès, Georges Clémenceau itou. Léon Blum aussi et les jansésistes, ceux-là même dont les boyaux du dernier pouvait servir à étrangler le dernier des jésuites, figuraient encore dans la listes consacrée à ceux qui ont un jour rompu avec les accommodements, les mensonges ou les préjugés de leur temps pour faire de leur vie un combat. Tout est, bien évidemment question de définition du terme rebelle mais le premier lecteur venu peut aisément comprendre que les anarchistes figurassent en bonne position dans cette collection. Le volume 4 leur est consacrés. Sylvain Boulouque, auteur en 2003 des Anarchistes français face aux guerres coloniales à l’Atelier de Création Libertaire, s’est attaché à la périlleuse entreprise. Chaque texte, de Proudhon aux Bérurier Noir en passant par Bakounine, Kropotkine, Louise Michel, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure, Georges Brassens ou Léo Ferré, est accompagnée d’une succincte présentation de son auteur et c’est bien souvent là où le bât blesse. Qui a-t-on choisi pour illustrer l’illégalisme ? Devinez ! Devinez ! Qui est ce personnage, bien connu de nos jacoblogueurs et jacoblogueuses, à l’état-civil inversé et dont la première partie de la vie (…) a inspiré … ? Devinez ! Devinez ! Sylvain, historien - ici approximatif - mais aussi collaborateur au très libéral think tank Fondapol, a chopé la lupinose. Lire le reste de cet article »

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Lupinose en trois lettres : l’heure du crime 24 février 2014


Jeudi 14 mai 2015 par JMD

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En trois lettres


Mercredi 13 mai 2015 par JMD

Charles Diaz et Jean-Marc Berlière s’étaient déjà retrouvés dans le documentaire réalisé en 2003 par Christine Bouteiller pour le compte de la chaîne câblée Toute l’Histoire. Onze ans plus tard, les deux hommes, le premier contrôleur général de la police française et le second historien spécialiste des chaussettes à clous et autres pandores, ne se sont pas perdus de vue. Nous les retrouvons mêmes devant les micros de Jacques Pradel pour l’émission L’heure du crime diffusée le 24 février 2014 sur les ondes de RTL. Le célèbre animateur, ancien collaborateur radiophonique de Françoise Dolto, à moins que ce ne soit un de ses assistants, mettait en ligne trois jours plus tôt un article d’accroche pour ses futurs auditeurs. On allait évoquer un honnête voleur ayant commis au nom de l’anarchie plus d’une centaine de forfaits. Un festival de lupinose était-il pour autant et involontairement annoncé ? Tout portait  volontairement à le croire en lisant ce court billet. Ainsi de Roswell au gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc, il y aurait eu … Alexandre Jacob. Lire le reste de cet article »

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La 7e SML devient MML !


Samedi 2 mai 2015 par JMD

De Marseille à Reuilly, d’églises en cimetières, sur les ondes ou biens dans les torchons, elle court, elle court la lupinose. Elle court tant et tant qu’on l’on pourrait ouïr avec délectation une chanson de Michel Sardou dans le cœur des enfants de sept à soixante-dix-sept ans. Le mécanisme est si simple, les ficelles sont si grosses, la démonstration si évidente, que le paradigme finit par se muer en dogme. Inamovible. Intouchable. Indéboulonnable ? Incroyablement faux et subjectif néanmoins. Il fait se dresser les oreilles, s’ouvrir les pupilles et, plus le chemin est court vers nos proustiens encéphales, plus aisée est la digestion de la madeleine lupinienne. Mais le lecteur, l’auditeur, téléspectateur aussi parfois, risque fort la gastro entérite du cerveau, l’Ébola des méninges, l’avc de la raison en amalgamant le réel, aussi déformé soit-il  réception, et l’imaginaire littéraire. Il risque fort de se prendre les pieds et l’estomac dans la compréhension historique d’un phénomène historique bien précis. Le lecteur, l’auditeur, téléspectateur aussi parfois, devient alors un gastéropode consommateur. Lillégalisme anarchiste d’un Jacob ne peut évidemment être saisi en l’assimilant aux manœuvres et détournements d’un héros bourgeois de papier populaire, aussi philanthropiques soient les actes délictueux de ce dernier. La lupinose a coulé à flot cette année encore dans les eaux usées de l’historiographie. Le Jacoblog est heureux de pouvoir de transformer la 7e SML en MML, le mois mondial et universel de l’étude des recompositions historiques d’un honnête cambrioleur. Demandez le programme ! Lire le reste de cet article »

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Vols à Abbeville


Samedi 28 mars 2015 par JMD

AbbevilleDe la vaisselle, des bijoux, des objets du culte et des coffres forts … dont un n’a pu être éventré. Si la fortune ne sourit pas toujours aux malfaiteurs, ce ne sont tout de même pas ici des malheureux à qui Jacob et ses compagnons ont rendu visite. Abbeville doit cependant posséder un charme certain pour les accueillir cinq fois en à peine un an. A environ 200 km de Paris, la capitale historique du comté de Ponthieu constituerait finalement un espace de travail ordinaire, regorgeant de belle demeures bourgeoises, si elle n’était le point de départ du « Waterloo » de l’illégaliste arrêté à Airaines le 22 avril 1903. Le vol Tilloloy qui précède le « drame de Pont Rémy », et donc le démantèlement des Travailleurs de la Nuit, n’est pourtant pas le plus intéressant des cinq vols commis dans la Porte de la Baie de Somme dont l’examen par la cour d’assises d’Amiens occupe 3 audiences en 1905 : le 10 mars pour les vols Ferry et Meurdesoif, le 11 mars pour le vol de La Rivière et le cambriolage de l’église Saint Jacques, le 14 mars enfin pour le vol Tilloloy. Lire le reste de cet article »

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Fou ou dynamiteur ? Jules Clarenson


Samedi 21 mars 2015 par JMD

Jules Clarenson se fait remarquer une première fois en 1884. Il a 17 ans. Le 20 décembre de  cette année, la cour d’assises de la Gironde le condamne à trois ans d’emprisonnement pour vol et tentative d’homicide sur l’agent de police Reffort. Il obtient une remise de peine de six mois, le 6 avril 1886, mais est arrêté un an plus tard pour son appartenance à une bande de cambrioleurs bordelais officiant des Landes jusqu’à la Dordogne. L’affaire porte sur un cambriolage commis dans une propriété de la famille Yquem dans le quartier de Bordeaux Bastide. Mais Clarenson s’évade après avoir asséné de violents coups de poing aux deux policiers qui le conduisaient au palais de justice. Lire le reste de cet article »

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Une académie de cambrioleurs


Samedi 14 mars 2015 par JMD

Le 17 août 2014, le blog de l’Amicale des Amateurs de Nids A Poussière (l’ADANAP) qui met en lignes revues, vieux papiers, journaux, ouvrages anciens ou récents, qui s’empilent un peu partout, présentait un article fort intéressant issu du numéro 336 de La Vie Illustrée en date du 24 mars 1905. La revue est donc publiée deux jours après la clôture du procès des bandits d’Abbeville. Nous nous la sommes procurée. Le titre du papier, signé Jean Syrval, donne en soi la mesure de ce que l’on peut y trouver : une académie de cambrioleur. Lire le reste de cet article »

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