Articles taggés avec ‘réclusion’

Mémoire d’un vaincu


Dimanche 9 novembre 2008 par JMD

Michel RagonMichel Ragon fait partie de ces auteurs récurrents du mouvement libertaire français depuis l’après-guerre. Né en 1924, il publie son premier livre, Les écrivains du peuple, en 1947. Ecrivain prolifique dans le domaine du roman, de l’histoire de l’anarchie ou encore de l’histoire de l’art, on lui doit entre autres La mémoire des Vaincus en 1990, sorte de road movie dans lequel apparaît Alexandre Jacob sous les traits du marchand forain à l’enseigne Marius. Dans les rues de Barcelone en Révolution, le héros Fred Barthélémy retrouve l’ancien bagnard venu prêter mains fortes aux libertaires en lutte. Il avait déjà croisé sa route vers 1929 dans les locaux du Libertaire. Curieusement ces deux épisodes, directement inspirés du roman à caractère biographique de Bernard Thomas et des souvenirs de May Picqueray, ne se retrouvent pas dans le Dictionnaire de l’anarchie, sorti récemment (octobre 2008) chez Albin Michel. Lire le reste de cet article »

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La santé de Barrabas


Mardi 12 août 2008 par JMD

Publicité pour le GlobéolLe bagne est une machine à broyer le criminel, un système éliminatoire où prévaut le principe du Vae Victis. Le terme revient fréquemment dans la dialectique jacobienne mais également dans celle du Médecin au bagne (éditions Fleury, 1930), le Dr Louis Rousseau. Le taux de mortalité des camps guyanais, durant toute leur histoire, oscille autour de 10%. Il y a bien sûr des périodes de creux comme en 1911 (5%) et d’autres voyant les fagots tomber comme à Gravelotte. La grippe espagnole est ainsi fautive d’une véritable saignée en 1918. Si l’on excepte le petit nombre, relativement parlant, de morts violentes (rixe, suicide, meurtre, violence des surveillants de l’AP, accidents), la maladie occupe donc une part importante de ce décompte macabre. Lire le reste de cet article »

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Clarenson le fou chantant


Dimanche 22 juin 2008 par JMD

Jules Clarenson, mars 1905 A Amiens, Jules Clarenson rejoue le registre de la folie. Cela lui avait réussi à Marseille en 1891 et à Bordeaux en 1892. Systématiquement envoyé en asile psychiatrique (Montperrin à Aix en Provence, Cadillac en Gironde), il en profite pour s’évader presque aussitôt. Bien qu’il se défende devant le jury de la Somme d’être anarchiste pour mieux justifier son aliénation mentale, la stratégie adoptée ne fonctionne pas comme il l’entend. Lire le reste de cet article »

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Antoine Mesclon, l’affaire Capeletti et le forçat Jacob


Lundi 21 avril 2008 par JMD

Comment j\'ai subi quinze ans de bagne, Antoine MesclonEn 1904, Antoine Mesclon, condamné à 6 ans de travaux forcés par la Cour d’Assises de la Drôme, est interné à la citadelle de Saint Martin de Ré dans l’attente de son transport vers la Guyane. Il fait parti du convoi de juin 1905, soit six mois avant celui du matricule 34777. Mesclon retrouve Jacob aux îles du Salut. Là il assiste en 1908 à la mort violente du forçat Capeletti et ne manque pas de la retranscrire en 1926 dans son livre de souvenirs, Comment j’ai subi quinze ans de bagne, paru aux Editions Sociales. « La tragédie qui fit date à ce moment dans les annales des îles » met en scène la victime et ses deux assassins : Joseph Ferrand et Alexandre Jacob Lire le reste de cet article »

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