Articles taggés avec ‘vol’

Le Travailleur de la Nuit


Mercredi 26 avril 2017 par JMD

L’honnête cambrioleur serait-il en passe de devenir un phénomène culturel ? En décembre dernier, le magazine à vocation éponyme, Télérama, dressait des louanges méritées au docu-fiction d’Olivier Durie, diffusée sur la chaîne Histoire dirigée par le si peu progressiste Patrick Buisson. Le film tenait à vrai dire son rang même si, pour accrocher le spectateur, les références au héros littéraire de Maurice Leblanc ne manquaient pas et pouvaient finir par apparaître quelque peu lourdingues et déformatrices. Malgré tout, l’ambition du réalisateur parvenait à ses fins et on pouvait être honnêtement édifié sur la geste jacobienne. Nous savions prochaine et attendions avec impatience la sortie chez Rue de Sèvres du Travailleur de la Nuit, la nouvelle bande-dessinée de Matz et Chemineau. Tout vient à point à qui sait pourtant attendre. Tout vient à point même les ouvrages … à prétention biographique encensés par la critique. On n’a pas été déçu. Lire le reste de cet article »

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Vol à Chalon sur Saône


Samedi 7 janvier 2017 par JMD

Décembre 1902, l’entreprise de démolition publique et de déplacement de capitaux fondée deux ans plus tôt par Alexandre Jacob tourne à plein régime. Après avoir visité la Picardie en compagnie d’Alcide Ader le mois précédent, la brigade formée par Léon Ferré, Félix Bour et ‘honnête cambrioleur fait un tour par la Bourgogne avant d’aller œuvrer en Normandie. Il y a tout lieu de penser que le périple ferroviaire des trois voleurs ne s’est pas arrêté qu’à Chalon sur Saône, à 341 km au sud-est de Paris et où le 2 juin 1900 la troupe, sur ordre du président du Conseil Waldeck Rousseau, a tiré sur les ouvriers manifestants ce jour-là. Trois sont resté, sans vie, sur le carreau. Le vol commis dans l’église Saint Cosme s’inscrit-il dans le cadre d’une vengeance sociale ? Cela n’est pas sûr non plus. Lire le reste de cet article »

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Jacoboquizz / Demandez le programme


Samedi 24 décembre 2016 par JMD

Petit à petit, nous avons dressé un portrait. Nous avons tenté de dresser plutôt. Alexandre Jacob n’est pas un simple voleur. Il n’est pas non plus un aventurier hors norme. Sortie de son contexte politique, l’image de l’homme se brouille et nous pouvons entrer facilement dans le champ du mythe. La lupinose n’est pas seulement un gag ; elle est un des paramètres historiographiques de la recomposition de l’image de l’honnête personne qu’il fut. Dès lors, le Jacoblog s’est proposé depuis presque neuf ans, neuf ans au mois d’avril prochain, d’ouvrir ces fenêtres de compréhension en fournissant sources et commentaires pour éclairer l’histoire de l’anarchiste, celle du bagnard, et enfin celle du forain berrichon. L’histoire de l’image de Jacob aussi. Cette histoire est multiforme et n’est pas prête de se fermer. Alors, se reposer un peu, laisser vagabonder ses anarchiques neurones, regarder l’image et simplement jouer en attendant que ne se termine 2016 dans le lit d’orties d’une actualité que nous ne voudrions pas soumise car le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend. Il suffit de dire où le jacoblogueur en herbe se trouvait et on offre … que dalle comme d’hab mais on vous dit un grand, une énorme, un incommensurable merci pour nous avoir suivi dans cette honnête et longue piste. Joyeux Noël en rouge et noir et vive les enfants de Cayenne ! Lire le reste de cet article »

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Vol à Gassicourt


Samedi 3 décembre 2016 par JMD

Le cambriolage est qualifié de « peu important ». Il n’y a pourtant de petit cambriolage qu’une fois le forfait commis et le butin ramassé. Celui perpétré à Gassicourt, petit bourg semi-rural à l’ouest du centre historique de Mantes la Jolie, mérite pourtant l’attention. M. Schraeder, employé de commerce à Paris y possède une villa pour se reposer sur les bords de Seine, face à l’île l’Aumône, à une cinquantaine de kilomètres des bruits d’une capitale en pleine expansion démographique. La périurbanisation ne date pas d’hier. Le village est, qui plus est, situé sur la ligne de chemin de fer Paris-Normandie. Il est probable que Mantes la jolie et ses alentours soient ainsi un point de passage dans les tournées de la bande Jacob vers Evreux, Vernon ou encore Rouen. C’est là que viennent travailler Joseph Ferrand et son amante, Gabrielle Damiens, en 1901. Si le vol ne rapporte pas grand-chose, il est en revanche intéressant de remarquer que chez les illégalistes il n’est pas uniquement réservé à la seule gente masculine. Gabriele Damiens a de fait pu s’initier aux pratiques délictueuses de son amoureux … avant de le dénoncer deux ans plus tard en donnant bien évidemment de nombreux détails sur ses agissements. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 8


Samedi 29 octobre 2016 par JMD

Si Louis Rousseau s’attache dans un premier temps à dresser un tableau d’ensemble, précis et exhaustif, des pratiques pénitentiaires dans les bagnes de Guyane, les chapitre VIII et IX composent de toute évidence la deuxième partie de son livre en exposant d’une manière complémentaire et comparative la conscience des condamnés et celle de leurs gardiens. De la sorte, et après avoir longuement montré que le statut des hommes punis est pire que celui des esclaves car il n’y a pas une nécessité absolue à préserver un élément pénal considéré comme un danger social et comme un outil interchangeable, le médecin peut logiquement récuser les idées de régénération et d’amendement. Bien sûr quelques forçats sortent du lot et parviennent à résister et même à s’extraire de cette entreprise généralisée de mort et d’avilissement. Mais ce ne sont alors que de rares exceptions venant confirmer ce qu’Alexandre Jacob, son ami, écrivait au Ministres des colonies le 11 septembre 1915 : « le régime disciplinaire n’a pas en vue l’amélioration morale, le redressement du criminel, mais tout au contraire son abrutissement. » Lire le reste de cet article »

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Boum la bijouterie


Samedi 8 octobre 2016 par JMD

Jacques est un commerçant honnête. Ses affaires semblent prospérer. Mais le 7 juillet 1922 la devanture de sa bijouterie sise au 8 de la rue Fontaine à Paris est malencontreusement défoncée par un attelage de chevaux. Jacques n’a pas récupéré tout le contenu de sa boutique portant l’enseigne Floréal. Les voleurs occasionnels sont « activement » recherchés par le commissaire Legrand et ses hommes. Ils ont dû sourire quand ils ont reçu la charge d’enquêter sur cette affaire. Jacques Sautarel ne leur est en effet pas inconnu. Lire le reste de cet article »

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Vol à Chauny


Samedi 1 octobre 2016 par JMD

Chauny est une ville charmante, riante et prospère. Environ 10500 Chaunois vivent autour de la verrerie et de la chimie. Mais la cité de l’Aisne se trouve sur la ligne de chemin de fer Paris-Maubeuge, à quelques 130 km de la capitale et à une trentaine de km de Laon, Soissons ou Saint Quentin. Les voyageurs qui s’y arrêtent peuvent admirer juste à leur descente de train les belles et riches demeurent du boulevard Gambetta. Chauny a bien évidemment été visitée par les Travailleurs de la Nuit. Un seul cambriolage, celui orchestré sur la maison de Mme Grand le 16 janvier 1903, est examiné lors du procès d’Amiens deux ans plus tard. Lire le reste de cet article »

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Demandez le programme !


Mercredi 31 août 2016 par JMD

Remisé l’été 2016 et son lot de balnéaires marronniers. Remisés les serviettes, les tongs et le parasol. Remisée les tueries de masse, les morts accidentelles dans les commissariats, les chiens abandonnés et les corridas assassines des férias du Sud-Ouest. La rentrée s’annonce aussi orwellienne et déprimante qu’un été d’état d’urgence prolongé et si prompt à faire passer la question sociale au second, si ce n’est au troisième, plan. Mais nous n’oublions pas que leurs guerres provoquent nos morts. Alors si le capitalisme se joue du principe de frontière, pourquoi devrions-nous, moutons que nous sommes, aller crever pour la patrie, aller suer misère pour le patron et obéir sans rechigner aux chiens de garde de l’ordre sécuritaire ? « Je hais les résignés » écrivait Libertad en 1905. La même année, l’honnête cambrioleur consignait dans ses Souvenirs d’un révolté : « Au nom de la consigne, ça marche, court, boit, mange, dort ; au nom de la consigne, ça vous salue un supérieur d’une main et ça vous revolvérise un pauvre bougre de l’autre ; au nom de la consigne enfin, ça défend le capital en sabrant et en fusillant les grévistes, ça protège la propriété en faisant la chasse aux sans-le-sou ; ça agit, ça respire, mais ça ne pense pas. ». Le Jacoblog poursuit sa route. Demandez le programme et vive les enfants de Cayenne ! Lire le reste de cet article »

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Aphorismes d’un été jacobien


Samedi 2 juillet 2016 par JMD

La vie n’est que vols et massacres.

Déclaration Pourquoi j’ai cambriolé ? mars 1905

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Un médecin au bagne chapitre 3


Samedi 26 mars 2016 par JMD

Louis Rousseau devant son armoire de souvenirs, vers 1947On ne vit pas au bagne ; on y crève ou on survit. En détaillant avec force d’exemples le régime des condamnés dans son chapitre 2, le docteur Louis Rousseau posait dans une aussi froide qu’implacable et empirique démonstration les conditions de l’affaiblissement et donc de la mort programmée du condamné à la relégation ou aux travaux forcés. Le fagot n’a alors d’autres choix pour échapper à sa triste condition que la Belle ou la camelote. Mais ces deux pratiques pour illégales qu’elles soient font partie du système ; elles le nourrissent même, nous dit le médecin du bagne. Il évoque l’évasion dans le VIe chapitre de son salutaire ouvrage après avoir entrevue le trépas de l’homme puni par la maladie et la répression. La camelote, c’est la combine qui permet à un bagnard, à un surveillant d’améliorer son sort pour le premier et pour le second d’arrondir ses fins de mois. Elle consiste généralement à de la vente en tout genre : nourriture, tissus, médicaments, objets fabriqués par les bagnards, etc. Et tous en Guyane en croquent. Lire le reste de cet article »

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Amiens 8 mars 1905


Samedi 5 mars 2016 par JMD

Dans les Souvenirs d’un révolté, Alexandre Jacob sait que le temps de la reprise a pris fin dès lors qu’il est interné à la prison d’Abbeville : « Tous mes projets de lutte, mes prochaines expéditions s’évanouissaient en fumée : c’est donc fini ? Tu ne verras plus rien de cela ? ». Mais, de l’anonymat du voleur, Alexandre Jacob passe à la célébrité judiciaire. Le temps des procès fait de lui une vedette des cours d’assises et confirme son militantisme libertaire. La presse n’a d’ailleurs pas manqué de relater la confrontation entre l’honnête cambrioleur et ses juges. Elle est présente en masse le 8 mars 1905 à Amiens pour l’ouverture du spectacle judiciaire. Lire le reste de cet article »

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Vol à Chartres


Samedi 13 février 2016 par JMD

Il parait douteux que les Travailleurs de la Nuit ne soient passés qu’une seule fois par la capitale de la lumière et du parfum. La préfecture d’Eure et Loire qui compte 23481 habitants en 1901 est en pleine expansion, notamment depuis l’ouverture, soixante ans plus tôt, d’une ligne de chemin de fer qui la relie à Paris. On peut alors trouver de riches demeures en pays beauceron. C’est encore le premier point de passage, à moins de 100 km de la capitale, pour une tournée vers l’ouest, « se terminant par La Roche-sur-Yon, en passant par Angers, Le Mans, Nantes ». La description du vol commis à Chartres entre le 23 décembre 1901 et le 2 janvier 1902 à l’occasion de la 3e audience du procès d’Amiens, le 10 mars 1905, nous permet d’affiner le mode opératoire des cambrioleurs anarchistes aidés aussi, il convient de le noter, par la négligence de la victime. Le butin n’est pourtant pas conséquent. Ferrand, Henry et Baudy ont poursuivi leur besogne sur Angers. Alexandre Jacob a prétendu avoir participé à ce cambriolage. Mais l’instruction parvient facilement à démonter ses affirmations. Ce n’est effectivement que vers avril-mai 1902 qu’il revient sur Paris après avoir séjourné à Bordeaux puis à Toulouse, à la suite du vol Bourdin commis rue Quincampoix six mois auparavant. Lire le reste de cet article »

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Citoyenne lupinose


Samedi 6 février 2016 par JMD

Citoyen Junior a cessé de paraître à l’été 2014. Quatre ans plus tôt, le numéro 1 de ce mensuel à vocation pédagogique invitait les jeunes têtes blondes de n’importe quel CDI[1] de France et des pays francophones à faire en une quarantaine de pages de facture somme toute classique « un voyage extraordinaire au cœur de notre droit ». Des reportages, des témoignages, des photos, des cartes, des caricatures, des jeux, des quiz et des bandes dessinées pour construire un honnête homme, pour édifier l’intègre enfant à notre justice de classe. Fais pas si, fais pas ça et rentre dans le rang ? Le n°41 du dit mensuel publié par les éditions Faton ne déroge pas à la règle éditoriale avec un sommaire riche et  surprenant. Quoi de mieux pour interpeler l’adolescent en formation que de lui révéler la citoyenneté de l’Antiquité à nos jours ? Que de le sensibiliser aux problèmes environnementaux avec les Chinois qui polluent tout chez eux ? Que de lui faire rencontrer une jeune et forcément sympathique procureure ? Ou encore de lui montrer que voler c’est mal ? C’est mal … même si l’on s’appelle Alexandre Marius Jacob. Lire le reste de cet article »

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Lupinienne philosophie du comptoir itinérant


Samedi 30 janvier 2016 par JMD

Nous avions eu droit à Michel Confray le bien nommé ; nous savons depuis le 21 avril 2015 que le « philosophe forain » Alain Guyard en est pareillement atteint. Le site internet Tseweb Tv met donc en ligne ce jour une conférence de l’éminent pédagogue sur « le cambriolage des maisons bourgeoises : une alternative crédible à la crise des marchés ? » Un titre intéressant, un brin provocateur pour racoler un public que l’on espère le plus large possible. L’exposé a été prononcé « à l’IUFM dans le cadre de l’université critique et citoyenne de Nîmes » le 23 mai précédent. Citoyenne. Le mot magique est lancé. La cohorte d’indignés peut donc venir en masse. Ils auront précédemment ouï Jean-Paul Kaufmann, Jean-Marie Harribey, Laurent Mauduit, Stéphane Alliès, ou encore Philippe Corcuff sur e thème plus large des rapports entre l’argent, la politique et l’identité. Alain Guyard  a découpé son propos en quatre parties. Après avoir entendu le professeur de philosophie de comptoir itinérant vulgariser les pensées de Proudhon, d’Héraclite et de Parménide puis de Saint Augustin, l’auditoire peut enfin écouter pendant 10minutes et 52 secondes un caustique mais néanmoins édifiant boniment sur un certain Alexandre Jacob. Le site Tseweb TV a pris soin d’éclairer les lumières éteintes du béotien internaute qui ne le saurait déjà pas en précisant entre parenthèses qu’il s’agissait en réalité d’un certain Arsène Lupin.  Et l’honnête homme pensant de nous offrir pendant 10 minutes et 52 secondes un véritable festival d’approximations, d’anachronismes, de déformations, d’arrangements philosophiques avec la réalité historique. Lupinose quand tu nous tient. Florilège. Lire le reste de cet article »

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Le casse de Soissons


Samedi 21 novembre 2015 par JMD

Les trois vols commis à Soissons s’inscrivent fort probablement dans des tournées vers l’Est qui pourraient aller jusqu’à Reims avant de rejoindre la capitale. Pour autant, ils ne figurent pas parmi les plus fructueux larcins à mettre à l’actif des Travailleurs de la Nuit. De la sorte, les maraudeurs ne s’emparent en 1903 que d’un fusil de chasse et de vêtements chez Mme Adam, de l’argenterie, quelques billets et titres chez M. Bahin. Les cuillères dérobées un an et demi plus tôt par Ferrand chez M. Balland  mettent par contre en lumière le rôle tenu à Paris par le fondeur François Brunus (né le 8 novembre 1864 à Anost, Saône-et-Loire). Son établissement, sis au 15 de la rue Michel le Comte, accueille fréquemment les illégalistes, parfois lourdement chargés (72 kg d’argenterie pris chez Mme de Frézals à Compiègnes par exemple le 11 février 1903). Le vol est indissociable du recel. Dans bien des cas, le voleur ne peut faire valoir l’importance de la prise de risque. Qu’il contrôle la phase de recel en organisant une sorte de concentration économique verticale, il augmente alors de manière exponentielle sa marge bénéficiaire. François Brunus n’est en réalité qu’un prête-nom œuvrant pour le compte de Jacob. Instructions et directives sont données au café Deleplace, peu éloigné de son atelier et, écrit Alain Sergent dans un Anarchiste de la Belle Epoque (1950), « lorsque la fonderie B… recevait l’Argus où les objets volés étaient décrits minutieusement, ceux-ci venaient d’y être transformés en lingots ». Il ne reste plus alors à Brunus qu’à déposer le métal précieux en banque ou dans diverses maisons de commerce. Le 1er novembre 1903, le juge d’instruction Hatté soupçonne l’existence de fortes ventes d’or et d’argent faites par ce dernier au Comptoir Lyon Allemand et à la maison Pouzet. On lui reproche aussi à l’occasion du procès d’Amiens en 1905 d’avoir brûlé un de ses livres de compte et d’avoir retrouvé chez lui quelques-unes des cuillères provenant du casse de Soisson. Lire le reste de cet article »

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