L’enfer nîmois du bagne 7
samedi 1 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard
Lundi 27 janvier 1936
L’Enfer du Bagne
(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)
par Paul ROUSSENQ
(SUITE)
L’existence au cachot
Ainsi que je l’ai déjà noté, le régime du cachot consistait en l’isolement complet dans un étroit local sans fenêtre, au pain sec deux jours trois bat-flanc de bois où l’on se couchait, était muni à son extrémité inférieure d’une barre de fer munie aux extrémités de deux anneaux. Préalablement, le patient avait passé son pied droit dans cette boucle, qui le tenait ainsi rivé au bat-flanc, après que l’on avait fixé l’extrémité mobile de la barre au moyen d’un piton et d’un écrou solidement serré.
Il y en avait pour douze heures. Les punis de cachot appelaient cela « le plat de ferrailles ». Les cachots étaient disposés parallèlement sur deux files, ce qui permettait les communications illicites – qui donnaient lieu à de nouvelles punitions. Peut-être avait-on calculé cela dans l’élaboration des devis.
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