Articles taggés avec ‘USA’

L’honnête aux States


Mercredi 11 octobre 2017 par JMD

JMB nous avait dit qu’on ne s’occupait plus guère du Jacoblog. Il n’avait pas totalement tort. Et pour cause ! Comme on dit de l’autre côté de l’Atlantique, façon openspace dans une startup informatique de la Silicon Valley, overbookés nous étions et pas vraiment le temps de souffler. On sait. Ce n’est pas vraiment une excuse. Ou alors elle est légèrement douteuse. Procrastinons, il en restera toujours quelque chose. Mais poussant l’idée du droit de vivre qui ne se mendie pas, prenant nos affaires en main, bien rangées dans d’énormes sacs de voyage, on est allé voir s’il y avait un parallèle à faire entre cet honnête aphorisme jacobien prononcé il y a maintenant plus d’un siècle et ce pays qui a érigé en idéal la vie, la liberté et la recherche du bonheur. C’était peu de temps avant les tristes évènements de Charlottesville d’août dernier et c’est peu dire que nous n’avons pas été déçus, que nous avons pris une belle claque géographique façon Tintin au pays des rednecks. Se posait alors pour nous une fondamentale et naïve question, celle de la dichotomie entre l’incroyable et formidable propos fondateur (4 juillet 1776) d’une part, et, de l’autre, la réalité sociale observée. Bien sûr nous aurions pu paraphraser Shakespeare qui, en son temps, faisait dire à Hamlet : words, words, words. Car c’est bel et bien ce que nos honnêtes reporters ont pu constater ici-bas de la vie, de la liberté et de la recherche du bonheur. Lire le reste de cet article »

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Oncle Sam l’a attrapée aussi


Mercredi 27 mai 2015 par JMD

Nous savions la lupinose particulièrement globetrotteuse mais, jamais ô grand jamais, nous n’avions envisagé de déceler ses traces outre-Atlantique. Le site Hilobrow, critical-culture website fondé par Joshua Glenn en 2009, consacre deux ans plus un certain Alexandre Marius Jacob comme un de ses héros ! Le personnage, digne de Robin des Bois, plein de panache, fut parait-il un modèle pour … mais vous le saviez déjà. Reste plus qu’à vous essayer à la traduction si le coeur lupinien vous en dit. Oncle Sam a chopé la lupinose et nous pouvons espérer que sous peu Hollywood aussi. Lire le reste de cet article »

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Panorama de 1903 troisième


Lundi 5 mai 2014 par JMD

Gavroche, n°10 juin-juillet 1983

Panorama de 1903 III

Georges Pelletier

L’affaire Humbert Daurignac

Cette affaire dite “Affaire du faux héritage Crawford”, est la plus grande mystification juridique et la plus importante banqueroute depuis celle du prince Rohan Gueméné en 1782. Frédéric Humbert, ancien député de Seine et Marne, est le fils de Gustave Humbert, séna­teur, ancien ministre de la Justice et premier président de la cour des comptes. Avec sa femme Thérèse, née Daurignac et les frères de celle-ci, Humbert fabrique de toutes pièces le “merveilleux artifice” de procédure qui prête une vie à deux supposés frères Crawford, aussi fictifs que le testament d’un millionnaire amé­ricain qui vient de décéder. En 1883, on apprend que Mme Humbert est instituée léga­taire universelle d’un américain cent fois mil­lionnaire. Toutefois, deux “neveux” du “tes­tateur” (les “frères Crawford”) opposent un autre “testament”, par lequel l’héritage est séparé en trois parts dont une pour Maria Dau­rignac, à charge de payer à Thérèse une pen­sion de 30 000 F par mois. Le “testament” est dans un coffre confié à la garde des Humbert. Il s’ensuit immédiatement une succession de procès. Les Humbert empruntent facilement de l’argent à des taux usuraires pour couvrir les frais de ces procès. L’argent ainsi recueilli leur permet d’acquérir de vastes domaines où les plus notables célébrités de la magistrature et du barreau sont reçus avec largesses. Vers la fin du siècle, afin de rassurer les créanciers deve­nus inquiets, les escrocs créent une société financière (”la Rente Viagère de Paris”) au capital de dix millions, gagée sur leurs domai­nes et dirigée par Romain Daurignac. Cette société assure aux souscripteurs des revenus de 12 à 15 % par an. Les millions affluent. C’est alors que le 9 mai 1901, (17 ans après le début de l’escroquerie), sur la demande du sieur Morel, créancier, le juge Forichon décide l’ouverture et l’inventaire du fameux coffre-fort. Celui-ci est vide, bien sûr et la famille Humbert prend la fuite. Retrouvés en Espa­gne, ils sont extradés, et jugés au mois d’août 1903. L’escroquerie porte sur 50 millions, (50 000 fois environ le salaire moyen d’un ouvrier de l’époque) mais ne lèse, en fait, que de riches et retors prêteurs. La magistrature dont certains membres se sont compromis, rend un jugement de clémence en condamnant à 5 ans de réclusion les époux Humbert, et à 2 ans les frères Daurignac… Lire le reste de cet article »

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