14 avril 2012 par JMD
Juin 1905 au pays des frelons. A l’initiative très certainement des avocats parisiens, dix des condamnés d’Amiens dont Jacques Sautarel et Marie Jacob se sont pourvu en cassation. L’absence de preuves a du être invoquée pour réclamer un nouveau passage devant les assises, mais très certainement aussi l’incident violent de la sixième audience. En effet, Mes Lagasse et Hesse ont déposé au nom de leur client des conclusions en nullité de procédure à la suite de leur altercation verbale avec le président Wehekind. Ce dernier a de plus procédé à l’élection du jury d’une manière contraire à l’organisation prévue par la loi. La chambre criminelle de la cour de cassation est saisie. Le 9 juin, elle casse l’arrêt de la cour d’assises de la Somme pour vices de forme et ce au grand étonnement d’Alexandre Jacob qui ne manque pas d’ironiser sur le fonctionnement de la justice dans les trois lettres qui suivent. C’est alors à Laon que doit se tenir le dernier des procès impliquant les Travailleurs de la Nuit. Dix d’entre eux ont à comparaître à nouveaux : Marie Jacob, Jacques Sautarel, Rose Roux, Léon et Angèle Ferré, Honoré Bonnefoy, Jules Clarenson, François Brunus, François Vaillant et Marius Baudy. Lire le reste de cet article »

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Tags: Amiens, appel, Assises, Au pays des frelons, avocat, cassation, Hatté, Justal, justice, Lagasse, Laon, Lombroso, Orléans, prison, procès, Rose Roux, Wehekind, Yvonne
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9 avril 2012 par JMD

Deux paires d’yeux. Les deux pétillent. La vie devant pour l’un ; la vie derrière pour l’autre. Des yeux d’ananar. Les quatre ont bien connu l’honnête cambrioleur et se foutent royalement d’une fête religieuse – devenue une pompe à chocolat et à fric -, une fête et une religion qui n’ont jamais apporté le bonheur et l’égalité sur terre. On est dans le Berry, tout juste avant la guerre, et c’est le seul petit indice que nous vous donnerons pour trouver la solution de ce quizz du quatrième anniversaire. Car, comme toujours, il n’y a rien à gagner. Juste le plaisir de retrouver ces deux honnêtes quidams. Juste le plaisir de jouer. Il suffit de dire en commentaire à qui appartiennent ces quatre yeux … Et bientôt la solution.

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Tags: ACL, Alexandre Jacob, anarchistes, anniversaire, Berry, honnête cambrioleur, Jacoblog, oeil, Pâques, quizz, yeux
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8 avril 2012 par JMD
Parce qu’il oppose propriété collective et propriété individuelle, l’article de Maurice Lucas met en relief une société duale où la jouissance individuelle annihile, par le droit et la justice de classe, le bien commun. L’accumulation de richesses par la spéculation, l’appropriation ou l’exploitation minimise au mieux le bonheur collectif ; elle le détruit dans le pire des cas et la plupart du temps. Le droit naturel de vivre devient de la sorte inopérant, illégal même lorsque l’on cherche à l’appliquer coûte que coûte, et, s’il fait référence à Proudhon, le papier paru dans le numéro 10 de Germinal en date du 12 au 18 mars 1905, peut tout aussi bien faire allusion au quatrième couplet de l’Internationale : Hideux dans leur apothéose, les rois de la mine et du rail ont-ils jamais fait autre chose que dévaliser le travail ? Dans les coffres-forts de la bande, ce qu’il a créé s’est fondu. En décrétant qu’on le lui rende le peuple ne veut que son dû. Le ton de Maurice Lucas se veut au début didactique. Ses explications sur la notion de propriété ne visent finalement qu’à approuver et légitimer les actes d’individus, hommes et femmes assemblés, traînés pieds et poings liés devant des jugeurs pour avoir pratiqué la reprise individuelle et l’illégalisme anarchiste. L’exemple des Travailleurs de la Nuit lui permet enfin de prophétiser une révolution où la classe possédante ne devra pas attendre de cadeaux. Lire le reste de cet article »

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Tags: appropriation, droit de vivre, Germinal, Internationale, lutte des classes, Maurice Lucas, procès, propriété, Proudhon, révolution
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7 avril 2012 par JMD
07 avril 2008 – 07 avril 2012. Quatre ans déjà. D’article en article, nous n’avons pas vu le temps passer, contrairement à l’enfermé dans son cachot de l’île Saint Joseph qui égraine les jours qui coulent comme lui à coup de barres sur les murs de sa cage. Et le pire, ou plutôt le mieux, c’est selon, les articles se sont suivis à la manière des tournées des Travailleurs de la Nuit. Quatre ans. Nous pourrions nous lasser du rythme, du sujet, de la formidable empathie qui peut se dégager de l’étude d’un honnête cambrioleur. L’idée même de suspendre nos doigts au-dessus des touches du clavier et d’aller baguenauder sur les réseaux sociaux ou d’émarger un peu plus à l’esclavage citoyen et salarié ne nous a pourtant pas effleuré l’esprit. Quatre ans. Il reste tant à dire et tant à faire pour mettre en lumière l’illégalisme d’un Jacob et afficher les réalités de l’horreur carcérale subie. Il reste tant à dire et tant à faire pour démonter les faciles mécanismes et pourtant si tenaces et consuméristes qui font prévaloir l’aventurier et son corollaire lupinien sur l’homme politique. Quatre ans. 662 articles visités environ 120000 fois et des commentaires réjouis ou assassins. De quoi refiler une sacrée patate et ce d’autant plus qu’il y a du grain à moudre. L’année prochaine ? On dira certainement : Cinq ans ! Non déjà ?

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Tags: ACL, Alexandre Jacob l'honnête cambrioleur, anniversaire, Jacoblog
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31 mars 2012 par JMD
L’acéphale culture consumériste nous abreuve continuellement, et depuis belle lurette, d’insipides tranches de vie musicale où l’amour rimerait avec toujours, topinambour et plat au four. La nouveauté a constamment le goût du prémâché et, quand à l’Ouest, à l’Est, au Nord et au Sud, surtout à l’Ouest quand même, il n’y a rien de nouveau sous le sunlight des tropiques, les radios FM s’évertuent à nous balancer les tubes des soi-disant mythiques années 1980. On nous parle alors d’un temps que ceux de vingt ans ne peuvent pas connaître mais qu’ils peuvent consommer. Qui, honteux après coup, ne s’est pas surpris à siffloter les bêtifiants refrains de Désireless, d’Image ou encore de Partenaires Particuliers, en tortillant du croupion comme si l’on se tenait raide, mais sautillant, derrière son synthétiseur ? Nous ne savons pas si la chanson De comptoirs en comptoirs correspond aux canons musicaux de l’époque. Nous ne savons pas non plus la teneur tu texte chanté. Toujours est-il que la pochette du vinyle, datant de 1988, que nous a numérisé et transmis un copain jacoblogueur (merci Rémi) a de quoi nous interpeler. Lire le reste de cet article »

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Tags: années 80, Bruno Hervoche, De comptoirs en comptoirs, Eric Le Gouriellec, FA, Jean-Louis Giordano, Jean-Pierre Digabel, Johnny L.A., Marius Jacob, plaque commémorative, prison, Rémi Begouen, Saint Nazaire, Yves pailler
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24 mars 2012 par JMD
Nous savons nuisible la lupinose parce qu’elle déforme l’image de l’illégaliste Jacob, devenant un aventurier hors norme, le faisant inspirateur du gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc. Qu’en est-il de la Tintinite que nous avons récemment découvert, grâce aux bons soins de Marianne et Laurent, dans le journal d’expression libertaire de la région Nord-Picardie, L’Aminoir ? La feuille, sortie à environ un millier d’exemplaires des imprimeries Vere à Lille, boulevard Victor Hugo, ne connait que 4 numéros de mars 1980 à janvier 1981. Elle renait au printemps 1982 (1 numéro) et à l’hiver 1983 (1 numéro). Dès le n°2, de mai – juin 1980, les 22 abonnés peuvent découvrir les 3 premières planches d’une bande-dessinée narrant la vie édifiante de l’honnête cambrioleur. Alexandre Jacob, prénommé ici Marius, revêt les traits du célèbre héros de BD imaginé par Hergé. Mais nous ne saurons pas la fin des aventures de Tintin au pays du voleur. La 4e planche paraît dans le 4e et dernier numéro, celui de janvier 1981, de L’Aminoir. Lire le reste de cet article »

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Tags: anarchie, BD, Bernard Thomas, capitaine Haddock, Castafiore, Claude Vignier, Eric Moreau, Hergé, illégalisme, Jacob, Jean-Michel Bavard, L'Aminoir, Lille, Lotus bleu, lupinose, marin, Marius Jacob, Milou, pastiche, Picardie, Secret de la Licorne, Tintin, Tintin au Congo, Tintin au pays des Soviets, Tintin en Amérique, tintinite, Vive Marius Jacob
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18 mars 2012 par JMD
Écrit à l’occasion du 111e anniversaire de l’assassinat de Sadi Carnot par Sante Geronimo Caserio, l’article qui suit a été mis en ligne sur le site Rebellyion.info le 24 juin 2011
24 juin 1894 : Caserio poignarde Sadi Carnot, rue de la Ré à Lyon
Le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot vient à Lyon visiter l’Exposition Internationale qui se tient au parc de la Tête d’Or (…). Le soir, après un banquet à la Bourse de Commerce qu’il préside, la foule, massée sur la rue de la Ré entre la place des Cordeliers et la place de la Bourse, attend sa sortie avant qu’il ne se dirige vers le Grand-Théâtre…
Santo Caserio, un commis boulanger à Sète, ayant pris depuis la veille plusieurs trains jusqu’à Vienne, puis ayant fait le voyage à pied de Vienne à Lyon, a réussi, une fois arrivé aux Cordeliers, à se faufiler dans la foule tout près d’un candélabre bec-de-gaz de la Bourse de Commerce… Lire le reste de cet article »

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Tags: anarchie, assassinat, Carnot, Caserio, cour d'assises, Guillotine, Henry, Italie, lois scélérates, Lyon, mort, Motta-Visconti, président, procès, propagande par le fait, Ravachol, Rebellyon, Sadi Carnot, Santo Geronimo Caserio, Sète, Vaillant, vengeance
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17 mars 2012 par JMD
Le 1er juillet 1894, le président Carnot est inhumé au Panthéon. Vingt-sept jours plus tard, l’assemblée nationale vote la troisième des lois dites scélérates, celle qui condamne tout type de propagande anarchiste. Le 03 août 1894, la cour d’assises du Rhône condamne à la peine de mort Santo Geronimo Caserio. L’assassin du président Carnot ne cherche d’ailleurs pas à se défendre. Il adopte en revanche une attitude qui tranche radicalement avec les portraits de lui dressés par. Solidement menotté, exhibé telle une bête fauve à la manière des montreurs d’ours, l’image de ce jeune homme paisible, ami à Sète d’Ernest Saurel, a nourri depuis belle lurette l’idée reçue faisant de l’anarchiste un sauvage assoiffé du sang de ses victimes. Caserio assume son geste. Il a agi seul. C’est un acte de vengeance. Non seulement il disculpe les compagnons inquiétés par les investigations policières mais il place en plus à la barre un discours qui, sans avoir la valeur littéraire et dialectique de ceux tenus par un Henry ou un Etiévant, n’en est pas moins empreint d’un attachement réel à la cause anarchiste. Il a à peine vingt ans. Il est guillotiné le 16 août 1894. Lire le reste de cet article »

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Tags: anarchie, Caserio, cour d'assises, Guillotine, peine de mort, propagande par le fait, Rhône, Sadi Carnot, Sante Geronimo Caserio
Publié dans Les déclarations anarchistes au palais d'injustice |
10 mars 2012 par JMD
Mai carcéral et attente d’un procès dont Jacob se moque de l’issue puisque celui d’Amiens l’a déjà condamné aux travaux forcés à perpétuité. Comme avec ses précédentes lettres du pays des frelons, l’honnête ex-cambrioleur sur la cassation possible à venir et sur son statut de prisonnière. Il tente aussi de la rassurer en donnant une image faussement positive de sa future condition de bagnard. Pragmatique, il commence à tirer profit de son enfermement pour développer toute une philosophie de l’abstraction qui commence à transparaître dans sa correspondance. L’ennui le pousse à écrire. Esprit technique, il imagine la création d’un chalumeau « révolutionnaire » dont l’impossible mise en pratique eut pu faire fondre les barreaux de sa geôle. Mais il consigne surtout dans un petit cahier ses Souvenirs d’un révolté. Le manuscrit, couvert d’un papier feutre couleur lit de vin, est dédié à Marie Jacob et porte en exergue le célèbre aphorisme de Proudhon : « La propriété, c’est le vol« . L’honnête œuvre de propagande continue. Même derrière les barreaux. Et les réseaux de soutiens se mettent en place. Lire le reste de cet article »

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Tags: Alexandre Jacob, Au pays des frelons, Augain, bagne, cassation, chalumeau, Chaudefonds, Guyane, Marie Jacob, Orléans, prison, procès, Saint Martin de Ré, Souvenirs d'un révolté
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4 mars 2012 par JMD
L’ouverture, le 08 mars 1905, des assises d’Amiens constitue un évènement médiatique qui pourrait fort bien rappeler la frénésie suscitée par les procès anarchistes du début des années 1890. L’affaire est peu banale tant par le nombre de faits reprochés, que par celui des « bandits d’Abbeville », ainsi que par la personnalité de certains d’entre eux. La presse nationale ne s’y est pas trompée et est venue en masse rendre compte des débats à l’intérieur du palais de justice qui peut, à tout moment, devenir une tribune pour les accusés. L’honnête cambrioleur Jacob et ses « quarante voleurs » se préparent d’ailleurs à se donner en spectacle. A l’extérieur, Germinal entend faire œuvre de propagande et essaie de susciter une agitation militante. L’œil de la police, picarde et parisienne, reste grand ouvert. Sans parler, à l’instar de la biographie commise par Bernard Thomas, de situation insurrectionnelle justifiant des mesures de sécurité d’exception, force est de constater qu’environ 6000 personnes sont venus voir les accusés ce jour-là. Cette foule est-elle sympathisante ? Est-elle hostile à « la Bande sinistre » ? Aucun, journaliste, police ou militant libertaire, ne développe une même vision des faits. Lire le reste de cet article »

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Tags: 40 voleurs, Amiens, anarchiste, audience, bande d'Abbeville, bande sinistre, Bicêtre, Doyen, foule, Gazette des tribunaux, Germinal, Gil Blas, Jacob, L'Aurore, L'Echo de Paris, L'Eclair, Libre Parole, palais de justice, police, Préfecture de Police de Paris, presse, prison, procès, propagande, Revue de presse
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3 mars 2012 par JMD
En 1970, comme en 1998, le journaliste Bernard Thomas débute son roman à caractère biographique sur l’honnête cambrioleur Jacob par le climat de tension régnant à Amiens avant et pendant le procès des Travailleurs de la Nuit. Pour ce faire l’auteur puise ses sources dans les articles de Germinal qu’il accommode à sa sauce. Et, pour retenir l’attention du béotien lecteur qui risque fort de gober une vérité arrangée, il n’hésite pas à pratiquer l’exagération. Se met alors en place toute une dramaturgie dont est révélatrice la narration des évènements consécutifs à la conférence que donne Sébastien Faure dans la capitale picarde le 11 (et non pas le 12) février 1905. Le nombre de manifestants grandit ainsi de manière exponentielle. La charge de l’armée, venue en renfort pour assurer le calme et la sécurité dans la ville, permet d’éviter le quasi – lynchage du gardien de prison Straboni qui avait agressé la foule manifestant devant la prison de Bicêtre après la causerie de l’orateur anarchiste. La situation ne revêt bien sûr pas le caractère insurrectionnel décrit par cette relation apocryphe des évènements. Elle est néanmoins révélatrice de l’agitation et de la propagande menée par les anarchistes de Germinal qui doivent, de la sorte, subir le panel presque complet des tracasseries policières. Le commissaire Jénot d’Amiens convoque à son bureau les deux animateurs de la feuille militante, Pacaud et Ouin, qui refusent de s’y rendre en invitant le policier à se déplacer lui-même s’il veut les entendre. Le mardi 13 février, le commissaire Jénot investit, avec ses agents, les locaux du journal libertaire à la suite de l’affaire Straboni … pour ne rien y trouver de compromettant finalement. C’est de cela que se gausse l’article paru dans le numéro 08 en date du 17 au 25 de ce mois. Lire le reste de cet article »

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Tags: anarchie, Bernard Thomas, Bicêtre, conférence, Germinal, Jacob, Jénot, Ouin, Pacaud, perquisition, police, procès, Sébastien Faure, Straboni, Travailleurs de la Nuit
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26 février 2012 par JMD
Une nouvelle biographie de l’honnête cambrioleur ? Décidément, l’actualité jacobienne est sensiblement chargée en cette fin de saison hivernale ! La mort de Bernard Thomas a remis la lupinose en scène et, c’est un fait reconnu, reconnu et chanté, que les morts sont tous de braves types. Les transalpines éditions Eleuthéra s’appêtent à publier notre Jacob : voler pour l’anarchie, version totalement remaniée de notre honnête cambrioleur et centrée sur les Travaileurs de la Nuit. Dans le même temps, Colombe de Dieuleveult vient de commencer une brillante (à n’en point douter) et novatrice thèse sur l’écrivain Jacob à l’université de Rouen. Une étude fondamentale sur l’autre plume maniée par l’anarchiste. Nous ne manquerons pas d’en reparler bien sûr. Février 2012, une nouvelle biographie de Jacob ? Le livre vient tout juste de sortir. Il va bientôt atterrir sur notre table de chevet. Les post-it sont prêts à entrer en action, à relever tel ou tel passage intéressant, sujet à critique ou à encensement. Mais force est de constater que le cinéaste Jacques Colombat signe un bien énigmatique Alexandre Marius Jacob le forçat intraitable aux Éditions Riveneuve. Un nouvel opus sur l’honnête cambrioleur ne peut pourtant que nous réjouir et faire avancer sinon la connaissance, tout au moins l’historiographie du personnage . Le fait d’être préfacé par Lucio Uturbia vaut-il caution ? La pratique n’est pas nouvelle en tout cas. Alphonse Boudard a largement commenté le liv…
la grosse daube à prétention biographique commise par William Caruchet. L’ouvrage présente, en outre, dans sa première de couverture un Jacob dans une posture toute lupinienne, surdimensionné et dominant les toits de Paris, tenant dans sa main un trousseau de fausses clefs, alors que le titre du livre laisse à penser que l’on va nous édifier sur l’histoire du bagnard 34777 ! Lire le reste de cet article »

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25 février 2012 par JMD
Si Georges Etiévant déclare lors de son second procès ne pas accorder d’importance à une vie, la sienne, faite de misère, c’est bien parce qu’il sait la condamnation à mort qui l’attend pour avoir, le 18 janvier 1898 rue Berzélius à Paris, planté vingt-deux coup de couteaux sur le planton Renard et treize sur l’agent Le Breton venu le secourir. Au poste de police où il est emmené, Georges Etiévant, profitant de l’absence de fouille, tire encore un coup de pistolet sur Le Breton. Les deux pandores ne sont que légèrement blessés et, bien que n’ayant tué personne, la cour d’assises de la seine prononce, le 18 juin, la peine capitale, commuée par la suite en celle des travaux forcés à perpétuité. Cela ne l’empêche pourtant pas d’exprimer sa révolte et sa colère devant le jury appelé à rendre justice. Lire le reste de cet article »

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19 février 2012 par JMD
L’interview d’Efix, dessinateur de la BD Tue Ton Patron parue il y a peu chez Fetjaine, a été réalisé par Sylvain Ortega et mis en ligne sur le site internet Free-Landz le 20 janvier dernier. Il nous est apparu intéressant de le faire apparaitre dans les colonnes du Jacoblog à la suite de l’entretien qu’a bien voulu nous accorder Jean-Pierre Levaray.
Un auteur aux bd viscérales
Nous vous avions déjà parlé de sa bd Putain d’usine, dont sortira le 6 février le 3e tome : Tue ton patron. À Lyon depuis une dizaine d’années, Efix, auteur de bandes-dessinées aux titres évocateurs, a répondu aux questions de Free-Landz, démontrant une vision plus consciente qu’engagée, plus lucide que politisée. Lire le reste de cet article »

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Tags: Anarchie dans la colle, Efix, Fetjaine, Free-Landz, Les fantômes du Vieux Bourg, Levaray, Putain d'usine, Tue ton patron
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18 février 2012 par JMD
Jean-Pierre Levaray fait partie de ces plumes que l’on aime bien au Jacoblog. Non pas parce qu’il a les mains calleuses de l’ouvrier. Non pas parce qu’il est un actif et inlassable militant syndical, associatif et politique. Non pas parce qu’il décrit une réalité vue de la France d’en bas. Mais bien parce qu’enfin, lorsqu’il nous écrit de l’usine ou d’ailleurs, ses mots font mouche systématiquement. C’est peu dire que son Putain d’usine, sorti en 2002 chez L’Insomniaque, a constitué un coup de tonnerre. C’est peu dire que ses autres livres sont de la même facture, de celle qui remue insensiblement vos neurones et votre colère et qui, fatalement, ne suscite pas uniquement de l’indignation. En février 2010, Tue Ton Patron, roman noir aux accents marvéliens, met en scène un ouvrier licencié qui, pour approcher et flinguer le PDG de son entreprise, revêt entre autres les traits d’un personnage connu pour son illégalisme et sa morale anarchiste. L’ouvrage de Jean-Pierre Levaray ne pouvait que susciter l’intérêt du blog de l’honnête cambrioleur et ce d’autant plus que la saison 2 ne va pas tarder à paraître chez Libertalia et qu’il est depuis le 16 février dernier l’objet d’une version bd brillamment mise en images par Efix aux éditions Fetjaine. Jean-Pierre Levaray a bien voulu répondre à nos dix questions sur la condition ouvrière, sur l’illégalisme et sur la lupinose. Et son propos claque comme coup de grisou dans la mine, comme coffre fort que l’on éventre, comme la balle sociale sorti du canon de del Sindicalista. Lire le reste de cet article »

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