Articles taggés avec ‘Jacques Colombat’

Ça cheule à Cholet !


samedi 2 avril 2016 par JMD

Un cambriolage local, une bande de voleurs anarchistes, des victimes du cru et des coupables innocentés. Le 21 octobre 1903, le juge Hatté, qui instruit l’affaire des bandits d’Abbeville, rend compte au garde des sceaux des conclusions qu’il peut tirer de l’interrogatoire de l’anarchiste Alexandre Jacob, effectué dix-huit jours plus tôt. Les minots Marcel Coutaud et Gustave Picard ne sont ainsi pas les auteurs de l’indélicatesse commise chez le lieutenant Xardel à Cholet. Cent treize ans plus tard, un journaliste du Courrier de l’Ouest rouvre un dossier d’autant plus facile à mettre en valeur qu’aux ingrédients classiques du fait divers vient s’ajouter un extraordinaire parallèle littéraire. Incroyable mais assurément vrai. Jeannot a dû abuser de la trousseminette, du muscadet et du rosé d’Anjou en cet hiver 2016. Normal, il faut bien se réchauffer un peu surtout lorsque l’on s’appuie sur un aussi imbuvable ouvrage à prétention historique pour édifier son lectorat presque vendéen sur une erreur judiciaire passée. La pisse-copie a ingurgité Le forçat intraitable de Jacques Colombat, source lupinienne inépuisable et épuisante. Il a aussi consulté la presse d’époque. Mais ce qui devait arriver arriva. Arsène Lupin a sévi au pays des tire-jus rouges en 1903 et, à sa place, deux gamins ont été condamnés malgré tout par une toute aussi intraitable Dame Thémis.  Ca cheule à Cholet, ça mouche et c’est à pleurer … de rire aussi. Lire le reste de cet article »

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Le fada ne fascine pas


samedi 23 mai 2015 par JMD

L’été, au Sud comme au Nord,  à l’Est comme à l’Ouest, rien de nouveau. La rubrique des canidés ratatinés semble désespérément vide, aussi vide que le verre de pastis de M. Pif-Paf après deux heures d’apéros. C’est normal ; c’est l’été et bien que le stupide animal continue  aller chercher la baballe  au milieu de la route – et Paf le chien ! – il fait chaud, ce sont les vacances, et il faudrait voir à ne pas trop surcharger l’humeur chafouine du lecteur surtout s’il déplie le canard et s’alerte des chiens écrasés à l’heure de l’estival apéro. Il faut alors égayer d’autant plus son acrimonie consumériste que les dites vacances passées à faire trempouille et à vider les verres remplis de ce liquide jaunâtre et anisé tirent à leur fin. Rien de tel alors qu’une bonne histoire de voyou qui finit bien, c’est-à-dire par la mort ou le bagne à vie. Et quand le voyou est du païs, c’est encore mieux peuchère ! Pas le dispendieux journal  qui, hélas, n’est pas donné ! Et quand le voyou local a intégré la sphère de l’imaginaire collectif, sous les traits d’un ingénieux et intrépide voleur au grand cœur, on peut alors atteindre les sommets du nirvana lupinien. La Provence, en ce 29 août 214 et sous la plume de Rémy Baldy, avec tout le sérieux qui caractérise cette éminente feuille du Midi, va nous édifier sur l’incroyable vie d’Alexan… de Marius Jacob – le prénom est mis entre guillemets – à l’occasion du jour anniversaire de son suicide, qui a eu lieu un jour plus tôt  et qui est ici envisagé comme l’apothéose d’une vie extraordinaire et fascinante. Fascinante ? Le voyou fascine, soit. La preuve, sa tombe à Reuilly est toujours fleuri  comme l’a remarqué un angevin confrère ! Arsène Lupin a existé. La preuve : la plaque tombale à Reuilly l’affirme. La preuve : le contrôleur général de la police Diaz l’a dit sur les ondes de RTL au mois de février dernier ! La preuve enfin : Jacques Cololombat l’a écrit dans une biographie que l’on pourrait croire référence !  On ne dira rien en revanche de nos commentaires censurés sur le site du journal méridional éclairant pourtant la geste et l’historiographie jacobienne. Le voyou fascine ? Pas le fada de La Provence qui a écrit cet article en tout cas. Lire le reste de cet article »

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Intraitable ouvrage


dimanche 9 septembre 2012 par JMD

Nous pourrions nous réjouir de la publicité faite à l’honnête cambrioleur à l’occasion de la sortie aux éditions Riveneuve de l’ouvrage du cinéaste Jacques Colombat. Invité ici, convié là (et notamment par la Bibliothèque sociale de Merlieux dans l’Aisne le 19 avril dernier), l’auteur parle d’Alexandre Marius Jacob, le forçat intraitable. Seulement, on peut légitimement se demander s’il a vraiment quelque chose à dire tant l’ouvrage commis enfonce maladroitement des portes de connaissance, hélas pour lui, déjà ouvertes. Lire le reste de cet article »

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Demandez le programme !


vendredi 31 août 2012 par JMD

Reprendre le collier ? Serviettes, ballons, et autres accessoires de plage ont été remisés au placard des souvenirs estivaux. Dans la perspective d’une fin du monde annoncée il y a fort longtemps par des précolombiens ayant abusé de la coca, une autre fragrance, une autre angoisse, une autre soumission, rythmée par le méchant bruit de la pointeuse,  va venir confirmer le propos tenu 107 ans plus tôt par un honnête cambrioleur devant le jury populaire du tribunal bourgeois chargé de lui faire expier ses atteintes à la sacro-sainte propriété : l’homme ne peut même pas se passer de travailler ; ses muscles, son cerveau possèdent une somme d’énergie à dépenser. Ce qui m’a répugné, c’est de suer sang et eau pour l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont j’aurais été frustré. En un mot, il m’a répugné de me livrer à la prostitution du travail. Le jacoblog poursuit sa route et le chemin qui nous emmène, après quelques honnêtes devoirs de vacances, vers la fin de l’année n’est bien sûr pavé que de bonnes intentions … et de papiers sur l’illégalisme, le bagne et la vie d’un honnête marchand forain pas si reclus que cela dans sa bicoque berrichonne. La preuve dans le programme qui suit. Lire le reste de cet article »

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Un pavé sous la plage


samedi 30 juin 2012 par JMD

Assorti de dessins assez laids, le livre commis par Jacques Colombat serait selon les dires de d’Alexandre Clément (qui anime un excellent blog sur la littérature, le cinéma et le roman noir) la plus mauvaise et la plus inutile des biographies sur Alexandre Jacob. Il conclut même le papier qu’il nous a transmis le jour du 1er tour de l’élection présidentielle française en enterrant une caricature de l’honnête cambrioleur. C’est peu dire que nous agréons le propos et que nous allons mettre ce livre très paresseux, et somme toute très onéreux (15€00) pour ce qu’il est, sous le sable de notre serviette de plage en espérant qu’il soit comme le propos contenu … biodégradable.

Jacques Colombat, Alexandre Marius Jacob, le forçat intraitable, Riveneuve, 2012

Le personnage d’Alexandre Jacob continue son bonhomme de chemin à travers de nombreuses publications. Récemment on l’a aperçu dans trois ouvrages de fiction. Le premier est celui de Jean Contrucci, Le secret du docteur Danglars, où il n’est qu’un personnage tout à fait secondaire, le second est celui de Gilles Del Pappas publié en 2011. Ce dernier ouvrage rompt volontairement avec la réalité biographique pour lui inventer des aventures rocambolesques. Et enfin, on le retrouve dans la suite d’Antoine Barral, Les philopyges, suite publiée en deux volumes. Lire le reste de cet article »

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Vrai Lupin et faux semblant à Libé


vendredi 4 mai 2012 par JMD

Un gros dessin, un tout petit texte et cela suffit. Le titre de l’article lui-même, écrit en très gros pour ceux qui aurait du mal à comprendre, permet au jacoblogueur initié de saisir la très forte affliction qui touche son auteur Fabrice Drouzy : Arsène Lupin, le vrai. Vite lu, vite consommé, vite digéré. Peut-être s’agit-il d’une conception originale propre aux pages culturelles de Libération. L’article est paru le 25 février dernier et rend compte de la parution de l’ouvrage à caractère biographique signé par Jacques Colombat, cinéaste de son état et qui aurait mieux fait de le rester. On en reparlera en septembre. Mais à Libé, la vie de Marius Jacob qui inspira la fiction de Maurice Leblanc permet aussi de gloser sur le ridicule rapport historique de l’anarchiste à la violence. Lire le reste de cet article »

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Bientôt dans le Jacoblog : Le forçat intraitable


dimanche 26 février 2012 par JMD

Une nouvelle biographie de l’honnête cambrioleur ? Décidément, l’actualité jacobienne est sensiblement chargée en cette fin de saison hivernale ! La mort de Bernard Thomas a remis la lupinose en scène  et, c’est un fait reconnu, reconnu et chanté, que les morts sont tous de braves types. Les transalpines éditions Eleuthéra s’appêtent à publier notre Jacob : voler pour l’anarchie, version totalement remaniée de notre honnête cambrioleur et centrée sur les Travaileurs de la Nuit. Dans le même temps, Colombe de Dieuleveult vient de commencer une brillante (à n’en point douter) et novatrice thèse sur l’écrivain Jacob à l’université de Rouen. Une étude fondamentale sur l’autre plume maniée par l’anarchiste. Nous ne manquerons pas d’en reparler bien sûr. Février 2012, une nouvelle biographie de Jacob ? Le livre vient tout juste de sortir. Il va bientôt atterrir sur notre table de chevet. Les post-it sont prêts à entrer en action, à relever tel ou tel passage intéressant, sujet à critique ou à encensement. Mais force est de constater que le cinéaste Jacques Colombat signe un bien énigmatique Alexandre Marius Jacob le forçat intraitable aux Éditions Riveneuve.   Un nouvel opus sur l’honnête cambrioleur ne peut pourtant que nous réjouir et faire avancer sinon la connaissance, tout au moins l’historiographie du personnage . Le fait d’être préfacé par Lucio Uturbia vaut-il caution ? La pratique n’est pas nouvelle en tout cas. Alphonse Boudard a largement commenté le liv… la grosse daube à prétention biographique commise par William Caruchet. L’ouvrage présente, en outre, dans sa première de couverture un Jacob dans une posture toute lupinienne, surdimensionné et dominant les toits de Paris, tenant dans sa main un trousseau de fausses clefs, alors que le titre du livre laisse à penser que l’on va nous édifier sur l’histoire du bagnard 34777 ! Lire le reste de cet article »

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