Articles taggés avec ‘Marie Jacob’
samedi 20 avril 2013 par JMD
Marie Jacob
Née à La Crau (Var) le 08 juillet 1860,
Morte à Reuilly (Indre) le 18 juin 1941
Marie Elisabeth Berthou, une fille de la Provence pour Alain Sergent[1]. La mère d’Alexandre Jacob est finalement assez peu connue, confinée généralement dans une espèce de second rôle alors que son existence est si inséparable de celle de l’illégaliste que l’une ne peut réellement pas se comprendre sans l’autre. Mère courage aussi ; sans elle, le matricule 34777 aurait fini sa vie au bagne. Elle est un pivot, elle est un soutien indéfectible ; elle est une mère et, au-delà du lien oedipien qui unit les deux êtres, c’est une vie extraordinaire et une personnalité originale qui s’offrent à nous. Lire le reste de cet article »

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Publié dans Les amis de Jacob |
samedi 13 avril 2013 par JMD
Au Zoo de Ré, le temps passe inexorablement. Confiné à l’infirmerie du dépôt pénitentiaire, le numéro d’écrou 4043 s’ennuie et craint les changements météorologiques pour sa santé. La pluie et le gris de l’automne rythment l’attente du départ pour la Guyane. Celui-ci ne s’effectue que deux fois l’an. Faute de pouvoir s’évader, il ne reste donc plus qu’à se soumettre à la discipline carcérale. Le pragmatisme jacobien n’est pas pour autant fait de soumission ; le détenu contourne les règles. Le détenu écrit et les lettres d’octobre 1905, dont en particulier celle inédite en date du 29, montrent cela. Lire le reste de cet article »

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Publié dans l'établissement zoologique de Saint Martin de Ré |
samedi 23 mars 2013 par JMD
Ce docu-fiction que nous offre Michel Mathurin aura pour certains un petit accent désuet, nous préviens le site internet www.mariusjacob-lefilm.fr. Pour d’autres, en revanche, il pourrait servir de postulat pour repenser notre monde actuel. A n’en point douter, Hors les lois et la servitude, n’est pas un film d’amateur. Le cinéaste, animateur de la salle obscure de Masseube dans le Gers, dresse le portrait d’un honnête cambrioleur, ici superbement incarné par Francis Ferrié. Les moyens du bord et le nerf de la guerre peuvent justifier un rythme lent, des décors minimalistes ou bien une vision que d’aucuns pourront juger (sic) rapide. Pouvait-il en être autrement en 52 minutes. Il n’empêche que sous vos yeux grands ouverts apparaissent Jacob et les Travailleurs de la Nuit au plus près d’une réalité politique que d’autres ont voulu marquer du simple et réducteur sceau de l’aventure et du fait de droit commun. C’est un film politique, réalisé en 2011 et où le droit de vivre ne se mendie pas … On connait la suite et on espère que Michel Mathurin, qui a bien voulu répondre au dix questions du Jacoblog, trouvera très vite un distributeur pour diffuser cette vie d’anarchiste très prochainement sur les toiles de France, de Navarre et d’ailleurs. Car le droit de filmer ne se mendie pas non plus. Lire le reste de cet article »

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Publié dans Dix questions à ... |
samedi 9 mars 2013 par JMD
Les deux lettres qu’écrit Alexandre Jacob à sa mère les 24 septembre et 04 octobre 1905 s’articulent bien évidemment autour du procès de Laon où comparaissent en appel 10 des condamnés d’Amiens : Marie Jacob, Jacques Sautarel, Rose Roux, Léon et Angèle Ferré, Honoré Bonnefoy, Jules Clarenson, François Brunus, François Vaillant et Marius Baudy. Les assises de l’Aisne ouvrent leur session le mardi 24 septembre. A cette date, le prisonnier Jacob conseille à sa mère malade de ne point se rendre aux débats, joués d’avance pour lui puisqu’il s’agit des mêmes accusations qu’à Amiens. L’agent Leguerf n’est pas cité à comparaître. Il a pourtant du enquêter sur les vols Neuchaise et de Roches commis en Niort en janvier 1903 et sur le vol Ripoteaux perpétré à la suite des deux précédents. Marie Jacob, défendue toujours par Me Justal, est-elle accusée de recel dans ces trois larcins ? Toujours est-il que le mercredi 1er octobre 1905, lorsque le jury rend son verdict, Marie Jacob est une femme libre. Elle envisage immédiatement de se rendre à Saint Martin de Ré. Un camarade inconnu l’attendait à la sortie. Jacob, dans sa deuxième lettre, se réjouit de la bonne nouvelle même s’il s’inquiète de la santé et de l’inévitable réadaptation sociale de sa génitrice. Pour ce faire, il lui suggère d’activer les réseaux anarchistes qui peuvent lui venir en aide. C’est d’ailleurs ce que fait le journal l’anarchie. Dans le numéro en date du 19 octobre, Libertad lance une souscription en sa faveur. Si Jacques Sautarel et François Brunus sont également déclarés innocents, l’honnête cambrioleur, enfermé à l’infirmerie de Saint Martin de Ré et soumis au régime du silence dans un monde qu’il considère comme l’arrière de la vie, regrette que ce ne soit pas le cas pour Rose Roux. La compagne de Jacob voit sa peine de cinq années de prison prononcée à Amiens confirmée à Laon. Mais Jacob le pragmatique indique à sa mère que Rose, au regard du temps de détention préventive, n’a plus que la moitié de sa peine à effectuer. Il conviendra donc à sa libération en 1908 de la prendre en charge. Mais Rose Roux décède un an avant. Lire le reste de cet article »

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Tags: acquittement, Alexandre Jacob, Brunus, condamnation, infirmerie, Jacques Sautarel, Justal, l'anarchie, Laon, Libertad, Marie Jacob, mort, Paris, prison, procès, Rose Roux, Saint Martin de Ré, silence
Publié dans l'établissement zoologique de Saint Martin de Ré |
samedi 9 février 2013 par JMD
Aussi courtes soient les deux lettres qui suivent, elles n’en soulèvent pas moins trois points importants. Alexandre Jacob explique d’abord à sa mère le régime de la correspondance carcérale : un courrier par mois, plus si le prisonnier n’a pas été puni. Puis il la rassure sur sa santé. Le thème médical est récurrent dans la relation épistolaire entre le fils et sa mère. Il donne lieu à des formules particulièrement imagées. Le numéro d’écrou 4043 souffrirait ici de la maladie des soupes de prison : Je suis maigre ! Mais la question qui occupe finalement la majeure partie des deux lettres est celle de l’avocat chargé de la défense de Marie Jacob dans le procès de Laon qui doit se tenir le 25 septembre. Parmi les avocats parisiens présents à Amiens, nous pouvons retrouver seulement Mes Justal, Fabiani, Lagasse, Hesse et Silvy. Les autres avocats ont donc été commis par la cour d’assises de la préfecture de l’Aisne. Me Philippe n’assiste donc plus sa cliente d’Amiens : Rose Roux. La date du procès est très certainement la cause de cette absence qui aurait aussi pu être celle de l’avocat de Marie Jacob. Celle-ci s’en est inquiétée auprès de son fils qui conseille le 19 septembre de prendre un avocat commis d’office au cas où Me Justal ferait défection, ce qu’il ne semble pas croire d’ailleurs. Lire le reste de cet article »

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Tags: Alexandre Jacob, avocat, courrier, Défense, Develay, Fabiani, Hesse, Justal, Laon, Marie Jacob, Me Philippe, procès, Rose Roux, Saint Martin de Ré, santé, Silvy
Publié dans l'établissement zoologique de Saint Martin de Ré |
samedi 19 janvier 2013 par JMD
Alexandre Jacob fait son entrée dans l’établissement zoologique le 20 août 1905. Il est mis le lendemain à l’infirmerie du dépôt pénitentiaire de Saint Martin de Ré. Il n’en sortira que la veille de son départ, le 22 décembre de cette année. Comme la lettre du mois de septembre, son dossier d’interné signale une forte bronchite. Faut-il y voir plutôt, comme le suggère Alain Sergent dans Un anarchiste de la Belle Epoque, un isolement volontaire ? Il est vrai que le numéro d’écrou 4043 est arrivé avec la mention « à surveiller de près ». C’est une vedette des cours d’assises, doublé d’un anarchiste dangereux. Le moindre incident le mettant en cause pourrait bien évidemment faire scandale. Toujours est-il que Jacob s’emploie à rassurer sa mère en lui indiquant n’avoir pas le choix de sa cure thermale. Mais, bien sûr, la station Saint Martin de Ré ne peut égaler Spa ou Baden Baden ! Mais de là, il s’emploie à préparer sa vie d’honnête fagot en Guyane, s’occupant par le biais des époux Develay de Montreuil d’écouler ses effets personnels et indiquant à sa mère la censure des lettres : la vérité ça se pense mais ça ne s’écrit point ! C’est ici la mise en place de codes que l’on retrouvera jusqu’en 1925. Il signale encore, dans la perspective du procès de Laon, qu’il lui apparait bien impossible d’être cité à comparaître, ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de multiplier les conseils juridiques. Il est déjà un fin connaisseur du droit criminel. Lire le reste de cet article »

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samedi 12 janvier 2013 par JMD
L’exclusion sociale et géographique du condamné aux travaux forcés commence au dépôt pénitentiaire de Saint Martin de Ré. Se clôt aussi de fait son existence métropolitaine. L’attente du départ vers la Guyane devient alors l’activité principale du forçat à venir même si, avec le temps, les perspectives d’un avenir heureux s’amenuisent. Le détenu doit envisager son nouveau statut avec pragmatisme. Escande est devenu Jacob et, à son tour, Jacob est devenu forçat, écrit Alexandre Jacob à sa mère le 3 décembre 1905. Ce n’est pourtant pas l’abattement qui caractérise la vie rétaise de l’honnête cambrioleur, mis immédiatement à l’isolement. Bien au contraire, les treize lettres écrites, depuis l’établissement zoologique et que vous allez pouvoir lire tout au long de ce premier semestre de 2013, révèlent la formidable volonté d’un enfermé. Mais la lutte dans cet univers si particulier ne se conduit pas de la même manière que dans la vie libre. Elle suppose organisation et réseaux. C’est ce à quoi s’attache Alexandre Jacob dans des lettres désormais de plus en plus codées (voir article la famille imaginaire de Barrabas). Le 20 août 1905, il franchit la porte du dépôt pénitentiaire de Saint Martin de Ré. Il porte le numéro d’écrou 4043. Lire le reste de cet article »

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Tags: Alain Sergent, Alexandre Jacob, Armée du Salut, bagne, Barrabas, Belbenoit, caitaine Puyguillem, Carco, Charente Maritime, citadelle, convoi, Danan, descente en fanfare, Develay, Dieudonné, discipline, Guyane, île de Ré, infirmerie, Jacob, La Rochelle, Louis Roubaud, Lucien, Lulu, Marie Jacob, matricule 34777, Mesclon, militaire, Mirabeau, n° d'écrou 4043, Orléans, Péans, Pertuis Breton, prévôt, punition, relégué, Richelieu, Rochefort, Saint Martin de Ré, transporté, visite médicale, Yvonne
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dimanche 30 décembre 2012 par JMD
Claude et Marius 6
Sixième et dernier article consacré à Alexandre Jacob dans les colonnes de la Nouvelle République du Centre Ouest, pour vanter l’exposition Sur les traces de Marius Jacob qui se tient à Reuilly durant ce mois de juin 1993. Le papier, que nous avions déjà mis en ligne le 03 juin 2008, présente un homme libre. Outre les erreurs de dates (Jacob libéré de Fresnes en 1925 puis, quelques lignes plus bas, en 1928 !!!), nous pouvons nous arrêter sur l’anecdote de l’achat de la maison qui permet à Claude Nerrand, ancien militaire, devenu président de l’office du tourisme local de sous-tendre la faiblesse de l’anarchisme de Jacob : Le voilà propriétaire !. Effet de style certainement. Mais aussi méconnaissance totale d’un mouvement et d’une idée politique dont il entend se gausser. Lire le reste de cet article »

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Publié dans Ils ont commis sur Jacob, Reuilly : Le pays où il ne se passe rien |
samedi 29 décembre 2012 par JMD
Claude et Marius 5
Jacob est un voleur et la morale réprouve l’atteinte à la propriété. Il doit payer ses crimes. Raconter les péripéties du matricule 34477 + 300 peut devenir un exercice difficile car l’homme puni peut revêtir les habits du héros dans une institution pénitentiaire dont le seul but serait l’élimination de sa « clientèle ». L’espérance de vie du fagot à son arrivée en Guyane n’est que de cinq ans. Le bagne et ses joyeusetés sont ainsi au programme du cinquième et avant-dernier article de la série qui, dans les colonnes de La Nouvelle République du Centre Ouest, tente de faire connaître aux Reuillois leur gloire locale, même si celle-ci n’est pas du cru. Inspiré du Jacob de Bernard Thomas paru chez Tchou en 1970, le propos de Claude Nerrand n’en oublie pas moins de véhiculer la même imagerie carcérale, les mêmes édifiantes aventures, les mêmes souffrances … et les mêmes erreurs. Ici, l’honnête cambrioleur, devenu la bête noire de l’AP, n’est plus Arsène Lupin mais ressemble beaucoup à Latude ou, mieux encore, à Chéri-Bibi. L’histoire doit forcément avoir une fin heureuse sans quoi il n’y aurait pas de gloire locale. L’enfermé est libéré ici en 1928 … soit un an après sa sortie de la prison centrale de Fresnes !!! Lire le reste de cet article »

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Publié dans Ils ont commis sur Jacob, Le bagne et ses joyeusetés |
samedi 22 décembre 2012 par JMD
Le 11 août 1905, Alexandre Jacob écrit à sa mère. Les époux Develay se chargent toujours de gérer les biens de la famille emprisonnée. Mais la lettre, qui mentionne pour la première fois le pays des frelons, est presque entièrement consacrée au procès de Laon dont on ne sait, à cette date, quand il doit se tenir. Jacob donne ses conseils sur les témoins à comparaître et sur l’attitude à adopter. Il évoque d’ailleurs à ce propos son expulsion de la salle d’audience du tribunal d’Amiens le mardi 14 mars, à la suite de l’incident entre le président Wehekind et les avocats parisiens de la défense, scandale volontairement provoqué selon lui par le juge du milieu. Mais si l’illégaliste s’étend sur ce procès en appel et non sur son avenir en Guyane, par exemple, c’est bien parce qu’il ne pense pas partir pour le dépôt pénitentiaire de Saint Martin de ré avant les premiers jours de septembre. Il se trompe. Le 20 août 1905, le condamné aux travaux forcés à perpétuité franchit les portes de la citadelle rétaise. La veille, il faisait son entrée à la maison d’entrée de La rochelle. Si l’on peut estimer juste un trajet de deux jours entre le Loiret et la Charente Maritime, il est alors envisageable d’affirmer qu’Alexandre Jacob quitte sa « ruche » vers le 16 ou le 17 juin 1905. Lire le reste de cet article »

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Tags: Alexandre Jacob, Amiens, Au pays des frelons, bazar de la Charité, départ, Develay, frelons, Justal, Laon, Marie Jacob, Montjuich, Orléans, prison, procès, procureur général, Saint Martin de Ré, témoins, Wehekind
Publié dans Au pays des frelons |
samedi 20 octobre 2012 par JMD
L’humeur badine du condamné Jacob persiste au pays des frelons quatre jours après sa condamnation à vingt ans de travaux forcés. La peine, prononcée aux assises du Loiret, se cumule avec celle dite à Amiens. Pour lui ce sera donc le bagne à vie. Le 29 juillet 1905, il ne manque pas de donner à sa mère quelques détails supplémentaires des drôleries entendues au spectacle judiciaire dont il fut la vedette. Mais sa lettre, à l’humour féroce et toute empreinte des considérations sociales et politiques propres à l’illégaliste, présente surtout un double intérêt. L’honnête prisonnier commence à élaborer une défense en règle pour sa génitrice en vue du procès qui doit se tenir à Laon. Il fait preuve de la sorte d’une très sérieuse connaissance du droit que l’on retrouvera tout au long de son existence de fagot. Le procès en appel de sa mère lui donne l’occasion de se faire nouvelliste. Nous savions Jacob maniant à la perfection la plume des cambrioleurs. Ici, l’illégaliste se fait écrivain pour rehausser très certainement l’humeur de sa mère. Un train, deux hommes, un dialogue édifiant sur l’art de faire mourir les héritiers, une historiette des plus réjouissantes où la rampe qui mène à la ville haute de Laon tient lieu de pièce centrale du décor de cette tragicomédie politique et sociale. Lire le reste de cet article »

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samedi 22 septembre 2012 par JMD
Voilà trois heures que j’écris. La lettre qu’Alexandre Jacob envoie à sa mère après la tenue du procès d’Orléans parait fort longue. Et pour cause. L’honnête cambrioleur, vaincu de guerre sociale, entend donner sa version et son analyse de sa comparution devant la cour d’assises du Loiret. Avec force de détail et un humour des plus féroces, le cabotin supérieur raconte une véritable comédie dramatique de ses préparatifs jusqu’à sa conclusion et nous fait voir un spectacle judiciaire dans lequel il tient le premier rôle. La narration du procès par la presse locale (le Républicain Orléanais entre autres) le confirme : c’est bien Jacob qui a rédigé un scénario que l’on peut suivre sur cinq jours de rédaction, du 22 au 26 juillet 1905. Lire le reste de cet article »

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samedi 28 juillet 2012 par JMD
– Votre fils est un bandit, lui dit-on de temps en temps.
– C’est possible ; mais je l’aime.
– Alors vous aimez les coquins ?
– Non ; puisque je vous hais.
Ho ! l’insolente ! la cynique ! qui ose aimer son fils et haïr ses bourreaux ! Allez, vite, vite, au cachot.
Prison d’Orléans, 03 juillet 1905

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Publié dans Aphorismes |
samedi 9 juin 2012 par JMD
En ce début du mois de juillet 1905, Alexandre Jacob poursuit dans sa geôle, l’écriture des ses Souvenirs d’un révolté et indique ne pas souffrir de son emprisonnement. Il se gausse même de la médecine carcérale, dans ces deux lettres du pays des frelons, à l’approche de son procès et s’enquiert en revanche de la santé de sa mère. Mais il laisse surtout éclater sa colère en faisant le compte-rendu des conditions de la détention de sa génitrice. Les dix condamnés d’Amiens qui avaient fait appel sont transférés le 8 juillet à Laon. Lire le reste de cet article »

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Tags: Alexandre Jacob, Amiens, appel, Au pays des frelons, avocat, gardien de prison, Hatté, juge, Justal, Laon, Marie Jacob, médecine carcérale, prison, Régnault, Ruffian, sécurité, Souvenirs d'un révolté, surveillance, transfert, wagon cellulaire
Publié dans Au pays des frelons |
samedi 19 mai 2012 par JMD
Aussi anodines qu’elles puissent paraître, ces deux lettres du pays des frelons, fort probablement écrites au début du mois de juillet, n’en contiennent pas moins de précieux renseignements sur le détenu Jacob dont le pragmatisme pousse en premier lieu à sermonner sa mère. Marie Jacob s’affole, semble-t-il, d’un retard normal du courrier. Mais l’honnête cambrioleur, qui liquide sa garde-robe par courrier interposé et par l’entremise des époux Develay, ne peut qu’attendre un procès auquel il décide de ne pas assister et subir la chaleur de la saison estivale qui commence. La poursuite de l’écriture de ses souvenirs d’un révolté va ainsi dans ce sens. Ne pas subir l’enfermement … mais en profiter. Lire le reste de cet article »

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