Un accusé hors-série (fin)
mardi 14 juin 2011 par JMD
L’homme qui servit de modèle à Arsène Lupin : l’indomptable Marius Jacob
In L’épopée de la révolte
Le roman vrai d’un siècle d’anarchie 1862 – 1962
Denoël, 1963 Lire le reste de cet article »
L’homme qui servit de modèle à Arsène Lupin : l’indomptable Marius Jacob
In L’épopée de la révolte
Le roman vrai d’un siècle d’anarchie 1862 – 1962
Denoël, 1963 Lire le reste de cet article »
L’homme qui servit de modèle à Arsène Lupin : l’indomptable Marius Jacob
In L’épopée de la révolte
Le roman vrai d’un siècle d’anarchie 1862 – 1962
Denoël, 1963 Lire le reste de cet article »

Bien sûr, Eugène Dieudonné fait partie des figures du bagne. Mais la saynète où l’ancien membre de la bande à Bonnot discute et prépare une Belle avec celui qu’il nomme Barrabas dans son livre de souvenirs est surtout la suite chronologique d’Une évasion. Entre ces deux morceaux, que l’on trouve dans le deuxième cd des Ecrits en 1995, L’Insomniaque a inclus La recette de la cervelle que nous avons pu ouïr précédemment. Aussi bien préparé que soit ce nouveau coup d’éclat, Jacob sait très bien qu’il repose sur d’incontrôlables paramètres. Lire le reste de cet article »

Le livret de présentation du deuxième cd des Écrits de Jacob signale les souvenirs du forçat Mesclon et l’ouvrage du Dr Rousseau comme source pour le morceau L’Évasion. Olivier Cueto, un des Insomniaques, s’est aussi déplacé aux Archives de l’Outre Mer pour y compulser les rapports du bagne. Les minutes du Tribunal Maritime Spécial de Saint Laurent du Maroni viennent en effet confirmer le propos développé dans les ouvrages utilisés. Mais le titre de la saynète ne dévoile, en mettant en avant l’échec de la tentative désespérée de Belle de Joseph Ferrand le 11 octobre 1911, qu’une partie d’un drame à rebondissements multiples. Le meurtre du forçat Capeletti par Alexandre Jacob et son complice de cambriolages le 25 décembre 1909 aurait pu envoyer les deux hommes à l’échafaud. Lire le reste de cet article »

Nous avons mis en ligne, au mois de juin 2008, le long papier que le commandant Michel avait donné dans le numéro 20 du magazine Confessions des frères Kessel en date du 15 avril 1937. Dans cet article, le chef des pénitenciers des îles du Salut livrait une vision quelque peu égocentrique du bagne et de ses bagnards. Et, parmi cette masse d’hommes punis, il en était un considéré comme son « vieil ennemi » : »Si j’avais pu conclure la paix avec Jacob, je l’aurais fait bien volontiers« . Lire le reste de cet article »
Jacob incarne la tension de l’homme vers l’authenticité. C’est ce qu’écrit Robert Passas en septembre 1954 sur son ami parfait dans l’article nécrologique du numéro 71 de Défense de l’Homme. Mais il dit encore dans ce papier ne pas vouloir retracer en quelques lignes l’épopée de l’honnête cambrioleur, considéré comme le meilleur des hommes, laissant ce soin à d’autres. Pourtant l’instituteur drômois, bien des années plus tard, narre dans son journal intime la vie de cet anarchiste racé. Lire le reste de cet article »

Dans cette dernière partie de la brochure, Die Lebens-geschichte eines anarchistichen Diebes, Michael Halfbrodt nous narre le bagne de Barrabas et son retour en métropole. Pas de nouveauté à l’horizon de l’historiographie jacobienne si ce n’est, nous l’avons déjà dit, le souvenir de Léo Malet, créateur de Nestor Burma, sur l’honnête cambrioleur en retraite. Nous trouverons en revanche beaucoup d’erreurs sur la Guyane et sur la vie du vieux Marius, marchand forain dans le Berry, oppressé par la capitale. Lire le reste de cet article »


Petit cadeau de fin d’année que nous ont transmis Pierre et René. Il n’y avait pas de raison de ne pas le faire partager avant la reprise.
05 août 1998. Ambiance feutrée. Jean Lebrun a invité Bernard Thomas et les auditeurs de France Culture, après un peu plus d’une demi-heure d’émission, iront sûrement acheter la dernière œuvre du journaliste au Canard Enchaîné. Celui de France Culture ne manque d’ailleurs pas de signaler qu’il s’agit en 1998 d’une réécriture. Jacob est devenu Les Vies d’Alexandre Jacob. Mazarine a repris le flambeau de Tchou. Bernard vient faire sa promo. Un livre à peine réécrit sur un voleur. Il vient parler d’un voleur qui ne vole que les oisifs. Lire le reste de cet article »
C’est en 1927 qu’Albert Londres retrouve le matricule 41143 à Rio. Brésil. Eugène Camille Marie Dieudonné aurait pu y vivre en toute tranquillité si les autorités françaises n’avaient multiplié les démarches pour qu’on leur rende leur fugitif. L’impossible quatrième braqueur de la rue Ordener à Paris (21 décembre 1911), est devenu un paisible menuisier. Presque sans histoire. Lire le reste de cet article »
L’examen du vol Torquebiau lors du procès d’Amiens, le 9 mars 1905, permet à Alexandre Jacob de provoquer une « hilarité prolongée » dans la salle d’audience du tribunal.
Mais ce cambriolage, commis deux ans plus tôt à Cette, révèle d’abord une opération fructueuse, minutieusement préparée. Les voleurs ne se sont pas en effet contentés de dérober le diplôme de licencié en droit de l’homme de loi montpelliérain pour préparer leur défense en cas d’arrestation et de jugement. Ils repartent avec un butin évalué à 40000 francs. Lire le reste de cet article »

Samedi 23 octobre 2004. Reuilly, Indre. Claude Nerrand, président de l’office du tourisme local, et Patrick Bertrand, adjoint au maire, dévoilent une plaque de rue. L’impasse porte désormais le nom de Marius Jacob. Dans ce petit village d’à peine 2000 âmes repose depuis un peu plus de cinquante ans « le dernier des grands voleurs anarchistes » (dixit le Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier Français de Jean Maitron). Lire le reste de cet article »

26 mai 1986. Journal de 20 heures. Antenne 2. La France qui a peur regarde atterrée le présentateur, Bernard Rapp, annoncer les titres principaux de son JT : « Madame, Monsieur, bonsoir. Du cinéma à la Santé avec l’évasion spectaculaire d’un détenu qui purgeait une peine de dix-huit ans de réclusion criminelle. Du cinéma parce que tout y était : l’hélicoptère, le toit de la prison et même une femme qui semblait être au cœur de l’opération. C’était à 10h45 ce matin. C’était en plein Paris ». Lire le reste de cet article »
Tout en jouant les aliénés, Alexandre Jacob s’apprête à prendre la poudre d’escampette. Le 19 avril 1900 au matin, la direction de l’asile Mont Perrin constate que la cellule n°1 est désespérément vide. Panique à Aix en Provence. Le rapport circonstancié que le médecin–chef de l’établissement psychiatrique établit le 20 de ce mois permet de reconstituer l’évasion de l’anarchiste. Lire le reste de cet article »
Dans cette dernière partie de ses « confessions », le commandant Michel évoque encore quelques bagnards célèbres. si le cas d’Hespel, dit le Chacal, lui permet de digresser sur les exécutions de fagots, celui de Jacob sonne comme un épilogue dans sa carrière en Guyane. Force est pour lui de constater, malgré l’exemple de Barrabas, que le bagne ne régénère pas l’homme. « Le bagne n’est pas une école de travail et d’honnêteté » nous dit le gaffe en chef. Le bagne pervertit, le bagne corrompt, le bagne élimine, le bagne tue. Jacob constitue à ses yeux une exception et une règle. Le commandant Michel avoue ainsi de l’admiration pour son « vieil ennemi ». Lire le reste de cet article »
Le duel entre Jacob et l’A.P. est inégal. Le matricule 34777 le sait, le commandant Michel aussi. Et, pour cette raison, le directeur du bagne craint encore plus les réactions de son vieil adversaire. Il le sait prêt à tout. Prêt à empoisonner les îles. Prêt à l’assassiner. Prêt à s’évader avec des armes qu’il se procurerait d’une façon rocambolesque et alimentaire. Nous retrouvons ces trois épisodes dans les écrits du bagnards mais également, pour certain, dans son dossier de bagne. Seulement la version du prisonnier diverge de celle du gardien. Lire le reste de cet article »