L’enfer nîmois du bagne 4
mercredi 29 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard
Jeudi 23 janvier 1936
L’Enfer du Bagne
(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)
par Paul ROUSSENQ
(SUITE)
Je n’incriminerai pas le corps des surveillants militaires dans son ensemble, car j’ai rencontré parmi eux des hommes intègres, humains et consciencieux.
Les surveillants reçoivent une paye qui pourrait paraitre élevée par rapport aux traitements et salaires de la métropole. Ils touchent en moyenne 1800 francs par mois.
Mais la vie en Guyane – comme aux Antilles – est autrement chère qu’en France.
Toutes les denrées venant de l’extérieur sont à un prix exorbitant, en raison des frais des transport et des droits de douane.
Avec leur seule solde, les agents de la « Tentiaire » ne pourraient boucler leur budget, surtout ceux qui sont mariés. Tout comme les forçats, ils se débrouillent. Et il y a mille moyens, pour eux, de se débrouiller. Nombre de condamnés, dont les parents sont aisés, ont recours à l’intermédiaires de surveillants pour recevoir de l’argent de chez eux. (Car ils ne peuvent en recevoir d’une façon licite.)
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