Articles taggés avec ‘Bernard Thomas’

Tintin au pays du voleur


Samedi 24 mars 2012 par JMD

Nous savons nuisible la lupinose parce qu’elle déforme l’image de l’illégaliste Jacob, devenant un aventurier hors norme, le faisant inspirateur du gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc. Qu’en est-il de la Tintinite que nous avons récemment découvert, grâce aux bons soins de Marianne et Laurent, dans le journal d’expression libertaire de la région Nord-Picardie, L’Aminoir ? La feuille, sortie à environ un millier d’exemplaires des imprimeries Vere à Lille, boulevard Victor Hugo, ne connait que 4 numéros de mars 1980 à janvier 1981. Elle renait au printemps 1982 (1 numéro) et à l’hiver 1983 (1 numéro). Dès le n°2, de mai - juin 1980, les 22 abonnés peuvent découvrir les 3 premières planches d’une bande-dessinée narrant la vie édifiante de l’honnête cambrioleur. Alexandre Jacob,  prénommé ici Marius, revêt les traits du célèbre héros de BD imaginé par Hergé. Mais nous ne saurons pas la fin des aventures de Tintin au pays du voleur. La 4e planche paraît dans le 4e et dernier numéro, celui de janvier 1981, de L’Aminoir. Lire le reste de cet article »

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Perquisition à Germinal !


Samedi 3 mars 2012 par JMD

En 1970, comme en 1998, le journaliste Bernard Thomas débute son roman à caractère biographique sur l’honnête cambrioleur Jacob par le climat de tension régnant à Amiens avant et pendant le procès des Travailleurs de la Nuit. Pour ce faire l’auteur puise ses sources dans les articles de Germinal qu’il accommode à sa sauce. Et, pour retenir l’attention du béotien lecteur qui risque fort de gober une vérité arrangée, il n’hésite pas à pratiquer l’exagération. Se met alors en place toute une dramaturgie dont est révélatrice la narration des évènements consécutifs à la conférence que donne Sébastien Faure dans la capitale picarde le 11 (et non pas le 12) février 1905. Le nombre de manifestants grandit ainsi de manière exponentielle. La charge de l’armée, venue en renfort pour assurer le calme et la sécurité dans la ville, permet d’éviter le quasi - lynchage du gardien de prison Straboni qui avait agressé la foule manifestant devant la prison de Bicêtre après la causerie de l’orateur anarchiste. La situation ne revêt bien sûr pas le caractère insurrectionnel décrit par cette relation apocryphe des évènements. Elle est néanmoins révélatrice de l’agitation et de la propagande menée par les anarchistes de Germinal qui doivent, de la sorte, subir le panel presque complet des tracasseries policières. Le commissaire Jénot d’Amiens convoque à son bureau les deux animateurs de la feuille militante, Pacaud et Ouin, qui refusent de s’y rendre en invitant le policier à se déplacer lui-même s’il veut les entendre. Le mardi 13 février, le commissaire Jénot investit, avec ses agents, les locaux du journal libertaire à la suite de l’affaire Straboni … pour ne rien y trouver de compromettant finalement. C’est de cela que se gausse l’article paru dans le numéro 08 en date du 17 au 25 de ce mois. Lire le reste de cet article »

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Les Morts sont tous de braves types


Dimanche 15 janvier 2012 par JMD

Bernard ThomasIl est des pratiques étonnantes en matière de nécrologie tel le florilège d’enthousiasme débordant et de beurre littéraire dégoulinant devant l’œuvre impérissable du trépassé, encore plus débordant et dégoulinant quand le dit défunt est un tant soit peu renommé. Enthousiasme n’est pas le bon mot. Pourtant c’est réellement ce qu’ironise Brassens dans sa chanson Le Temps passé. De la nécrologie on a vite fait de changer de registre et le propos élégiaque tourne le plus souvent, dans la presse amie que le dit renommé avait savamment fréquentée, à la plus candide, la plus sotte,  la plus burlesque des hagiographies. Bernard Thomas vient de nous quitter et, le temps ne faisant rien à l’affaire, en matière d’historiographie s’entend, il est fort à parier que cet « anar rigolard », que cet « homme bon. Généreux, attentif aux autres, soucieux de ses lecteurs » et reconnu même par une presse à priori ennemie (ultime consécration), que ce « journaliste engagé » ne devinsse référence officielle en matière d’histoire de l’illégalisme anarchiste. Car, feu le bougre, dont nous ne pouvons nier le soutien actif à l’anarchie à une époque aujourd’hui révolue, avait la prétention de commettre des études à l’indéniable succès d’estime et de librairie et dont la « minutie » de recherche « relève plutôt d’une thèse universitaire sans en avoir l’ennui ». L’égotique propos, datant du 11 août 1998, est de l’auteur lui-même. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à… L’Insomniaque


Samedi 17 septembre 2011 par JMD

Tel un beau pléonasme, L’Insomniaque pourrait se lever tôt et émarger à l’esclavage salarié, à la suite cette Belle France, qu’avait si bien décrite Darien en son temps et qui, aujourd’hui, travaille plus pour gagner plus. Mais le travail tue ou rend libre. C’est selon. L’Insomniaque entend bien briser, à la manière des luddistes du début du XIXe siècle, les chaînes de l’oppression sociale et culturelle qui fait de l’individu lambda un paponnesque consommateur. Un but évident : ne pas se taire et répondre à l’injure permanente faite au droit de vivre. Depuis 1993, ses livres distillent un chouette savoir, un savant bonheur, une lumineuse et intelligente subversion. Des artisans de la lettre, un point d’honneur à ne produire que des bouquins pas chers et de qualité, et surtout une intense jubilation à tenir entre ses mains, en 1995, l’indispensable ouvrage, réédité neuf ans plus tard. C’est peu dire que la sortie des Ecrits d’Alexandre Marius Jacob, sa réédition et les trois déclinaisons de la collection A Couteaux Tirés permettent d’entrevoir autre chose qu’un singulier voleur distillant, sans parcimonie aucune, des coups plus fameux les uns que les autres. La nouvelle sortie, ce mois de septembre, des Travailleurs de la Nuit, petit opus réunissant la déclaration Pourquoi j’ai cambriolé ? et les Souvenirs d’un révolté dans la collection Petites Insomnies, était l’occasion, pour le Jacoblog, de poser dix petites questions aux Insos de Montreuil. Lire le reste de cet article »

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Anars bagnards 11


Dimanche 7 août 2011 par JMD

L\'Anarchie guidant le peupleOù il est montré que le bagnard anar est différent du bagnard tout court par le refus des adaptations secondaires à l’institution totale. Pas de jeu. Pas de sexe. Pas d’alcool. Pas de délation. 11e épisode.

B/ L’univers social de survie au bagne : les adaptations secondaires

Nous avons déjà évoqué le fait que les forçats anarchistes ne se démarquent pas eux-mêmes en tant que prisonniers politiques des autres transportés. La césure entre les deux types de comportements est due, de façon plus certaine, à un ensemble de principes comportementaux liés à l’univers social de survie au bagne : les adaptations secondaires. Lire le reste de cet article »

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L’usine


Samedi 25 juin 2011 par JMD

une usineLa chanson L’usine, imaginée et interprétée par les Fret Liner en 1995, illustre une période de transition de la vie de Jacob. Elle est la dernière que l’on peut entendre dans le deuxième cd des Ecrits. Eugène Dieudonné a évoqué dans son livre de souvenirs sur le bagne la réussite sociale du forçat libéré Barrabas. Mais, pour reprendre le propos de May Picqueray, elle-même reprenant celui du roman biographique de Bernard Thomas en 1970, l’atmosphère de la capitale et encore plus celle de l’usine oppressent Alexandre Jacob. Il est chef d’atelier pour l’entreprise Marivaux, sous-traitant le grand magasin Le Printemps (Voir notre article Le Travailleur libre). La vente d’un brevet sur les porte-manteaux lui permet, quatre ans après sa libération, de s’inscrire au registre du commerce de la Seine et d’aller vendre ses articles de bonneterie sur les foires et marchés de la banlieue parisienne, puis d’aller tenter sa chance dans l’Yonne d’abord, dans le Berry ensuite. Marius a pris le relais d’Alexandre. Lire le reste de cet article »

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Honnête fleur de Noël


Dimanche 12 décembre 2010 par JMD

Si la route est droite mais la pente raide par ces temps glaciaires, d’aucuns pourraient être tentés de penser qu’il ne s’agirait en fait que d’un sérieux problème d’inclinaison météorologique. Et dans la froidure ambiante, aux confins de la galaxie du web, il est toujours un petit papier rendant compte de nos travaux et nous donnant de facto du baume au cœur et à l’ouvrage. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à … Josette Duc


Samedi 25 septembre 2010 par JMD

Le livre de Josette Duc, Ecrits sur la vie, qu’elle publie à compte d’auteur et pour son entourage en ce début d’année 2010, reprend en page de garde des paroles de Jim Morrison, chanteur des Doors : « J’ai épousé la vie et respiré par la moelle de mes os ». Josette est du genre infatigable, toujours par monts et par vaux. Un jour en Cappadoce, un autre dans le désert saharien ou perdu en pleine forêt équatoriale quelque part en République dominicaine. Et, quand l’envie d’un grand trek ne la prend pas, nous pouvons la retrouver dans un monastère pour des cours de chant grégorien ou bien encore dans un ashram en Inde. Il lui arrive aussi de tendre le pouce, de prendre le train pour avaler les kilomètres. Lire le reste de cet article »

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Marianne Arsène Marius


Mercredi 19 mai 2010 par JMD

Le marronnier jacobien plonge ses racines profondément dans le sol lupinien. Trois ans séparent les deux articles de l’hebdomadaire créé par Jean-François Kahn. Le premier fait la promotion du spectacle de Jérôme Savary et, est inspiré du Jacob de Bernard Thomas. Le journaliste au Canard Enchaîné a d’ailleurs largement participé à la réalisation de Demain la Belle, comédie musicale narrant les extraordinaires aventures d’un illégaliste de la Belle Epoque.

En 2009, le magazine revient sur Alexandre Jacob, toujours prénommé Marius, à l’occasion de sa série estivale sur les héros populaires. Lire le reste de cet article »

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Mon ami amoureux


Samedi 24 avril 2010 par JMD

Jacob dans sa maisonMalhonnêteté décevante. Imposteur. Délire. Psycho-fiction. Voyeur. Robert Passas ne mâche pas ses mots pour qualifier les affabulations d’un romancier, biographe en 1970 de son ami parfait. Car Bernard Thomas fait certainement plus que mettre en scène l’histoire d’un amour hors-norme. Il imagine un vaudeville où Alexandre Jacob tient le beau rôle et Robert Passas celui du cocu magnifique. Josette, sa femme, prend alors les traits de la jeune ingénue séduite par l’extraordinaire aventurier. La réalité, dite par Passas, est évidemment toute autre. Lire le reste de cet article »

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France Inculture


Dimanche 27 décembre 2009 par JMD

Bernard ThomasPetit cadeau de fin d’année que nous ont transmis Pierre et René. Il n’y avait pas de raison de ne pas le faire partager avant la reprise.

05 août 1998. Ambiance feutrée. Jean Lebrun a invité Bernard Thomas et les auditeurs de France Culture, après un peu plus d’une demi-heure d’émission, iront sûrement acheter la dernière œuvre du journaliste au Canard Enchaîné. Celui de France Culture ne manque d’ailleurs pas de signaler qu’il s’agit en 1998 d’une réécriture. Jacob est devenu Les Vies d’Alexandre Jacob. Mazarine a repris le flambeau de Tchou. Bernard vient faire sa promo. Un livre à peine réécrit sur un voleur. Il vient parler d’un voleur qui ne vole que les oisifs. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à … Claire Auzias


Samedi 26 septembre 2009 par JMD

Claire Auzias a sa part de responsabilité dans la publication à l’Atelier de Création Libertaire de notre thèse sur Alexandre Jacob. Après avoir porté son regard critique sur nos travaux, elle a transmis le cd de notre thèse à l’éditeur libertaire lyonnais, donnant ainsi l’impulsion à la sortie d’Alexandre Jacob l’honnête cambrioleur. Les travaux de Claire l’enragée, sur l’anarchisme mais aussi sur les roms, sont fondateurs, innovants. Lire le reste de cet article »

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Apôtre lupinien


Mercredi 24 juin 2009 par JMD

 Apôtre : n.m. propagateur, défenseur d’une doctrine, d’une opinion. L’apôtre lupinien, selon cette définition donnée par le Petit Larousse, serait donc celui qui fait d’Alexandre Jacob, voleur anarchiste, l’initiateur d’un héros littéraire doté des qualités du gentleman et du cambrioleur. Telle est la plume « coupante et crissante » que révèle cet article du Nouvel Observateur en date du mois de juin 1998. Lire le reste de cet article »

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Honnête erratum ?


Mercredi 17 juin 2009 par JMD

Ou bien petite méprise ? Le dernier catalogue du Club du Livre Libertaire offre à ses lecteurs la possibilité de pouvoir acquérir les rééditions des Ecrits de Jacob (Insomniaque, 2004) et d’Un anarchiste de la Belle Epoque (Editions Libertaires, 2005).

Mais le CLL commet une bourde grossière dans la présentation du premier ouvrage en affirmant que le second est « la seule biographie complète » de l’honnête cambrioleur.

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Pour en finir avec Arsène lupin


Vendredi 22 mai 2009 par JMD

tombe de Marius Jacob (site de l\'OIT de Reuilly)pancarte Arsène LupinSamedi 23 octobre 2004. Reuilly, Indre. Claude Nerrand, président de l’office du tourisme local, et Patrick Bertrand, adjoint au maire, dévoilent une plaque de rue. L’impasse porte désormais le nom de Marius Jacob. Dans ce petit village d’à peine 2000 âmes repose depuis un peu plus de cinquante ans « le dernier des grands voleurs anarchistes » (dixit le Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier Français de Jean Maitron). Lire le reste de cet article »

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