Articles taggés avec ‘Nantes’

Via Angers et Segré …


dimanche 25 mars 2018 par JMD

Aussi bien huilée que soit la mécanique d’une tournée, les cambriolages se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Certains rapportent gros ; d’autres avortent parfois piteusement ; d’autres encore parviennent à passer inaperçus. Ainsi en est-il de l’expédition menée à la fin de l’année 1901 et au début du mois de janvier suivant par Baudy, Henry et Ferrand. Gabrielle Damiens, l’amante de ce dernier, signale à la police les détails de l’excursion lors du démantèlement de la bande en 1903. Des articles de presse retrouvés récemment nous permettent d’apporter quelques précisions sur une expédition qui mène nos illégalistes de Paris à Laroche sur Yon en passant surtout par Angers et peut-être Segré. Lire le reste de cet article »

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Lot of Landes and Loire Atlantique


samedi 2 janvier 2016 par JMD

Luminothérapie ? Un gros blues hivernal vous étreint amis Jacoblogueurs et les grèves à la SNCF n’y sont pour rien. Normal. On est dans l’hémisphère Nord et, dans l’hémisphère Nord, vos jours sont plus courts que vos nuits à cette période de fins d’agapes. Un besoin d’évasion vers des cieux nettement plus ensoleillés alors que vos dents du fond baignent encore dans le foie gras, les huîtres chaudes et autres ripailles festives d’inspiration judéo-crétines, alors que l’impérieux devoir salarié vous invite à reprendre ce collier qui gratte le cou et sape le moral ? Une bonne dose d’honnête crème anti-UV, de malicieux mais néanmoins honnêtes gamins, un livre tout aussi honnête sur qui vous savez qui n’est pas qui vous savez, et voilà nos honnêtes reporters en honnête culotte courte et en chasse d’honnêtes clichés pour le Jacoboquizz de décembre dernier. Honnête quoi ! Lire le reste de cet article »

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Go West !


samedi 19 septembre 2015 par JMD

Dès lors que les Travailleurs de la Nuit s’installent à Paris vers la fin de l’année 1900, les cambriolages s’enchaînent en province à un rythme quasiment industriel. Lors de la 5e audience du procès d’Amiens, le 13 mars 1905, le président Wehekind fait remarquer au principal accusé la fréquence de ses déplacements. La réponse d’Alexandre Jacob fuse aussitôt et déclenche l’hilarité du public assistant aux débat : « C’est de la décentralisation » ! En toute logique, parce que le réseau de voies ferrées y est nettement plus dense du fait notamment de la proximité de la capitale, les vols se font majoritairement dans le Nord de la France. Pour autant, l’entreprise de déplacement de capitaux, Jacob and Co, n’oublie pas d’aller œuvrer à l’Ouest. Lire le reste de cet article »

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Panorama de 1903 troisième


lundi 5 mai 2014 par JMD

Gavroche, n°10 juin-juillet 1983

Panorama de 1903 III

Georges Pelletier

L’affaire Humbert Daurignac

Cette affaire dite « Affaire du faux héritage Crawford », est la plus grande mystification juridique et la plus importante banqueroute depuis celle du prince Rohan Gueméné en 1782. Frédéric Humbert, ancien député de Seine et Marne, est le fils de Gustave Humbert, séna­teur, ancien ministre de la Justice et premier président de la cour des comptes. Avec sa femme Thérèse, née Daurignac et les frères de celle-ci, Humbert fabrique de toutes pièces le « merveilleux artifice » de procédure qui prête une vie à deux supposés frères Crawford, aussi fictifs que le testament d’un millionnaire amé­ricain qui vient de décéder. En 1883, on apprend que Mme Humbert est instituée léga­taire universelle d’un américain cent fois mil­lionnaire. Toutefois, deux « neveux » du « tes­tateur » (les « frères Crawford ») opposent un autre « testament », par lequel l’héritage est séparé en trois parts dont une pour Maria Dau­rignac, à charge de payer à Thérèse une pen­sion de 30 000 F par mois. Le « testament » est dans un coffre confié à la garde des Humbert. Il s’ensuit immédiatement une succession de procès. Les Humbert empruntent facilement de l’argent à des taux usuraires pour couvrir les frais de ces procès. L’argent ainsi recueilli leur permet d’acquérir de vastes domaines où les plus notables célébrités de la magistrature et du barreau sont reçus avec largesses. Vers la fin du siècle, afin de rassurer les créanciers deve­nus inquiets, les escrocs créent une société financière (« la Rente Viagère de Paris ») au capital de dix millions, gagée sur leurs domai­nes et dirigée par Romain Daurignac. Cette société assure aux souscripteurs des revenus de 12 à 15 % par an. Les millions affluent. C’est alors que le 9 mai 1901, (17 ans après le début de l’escroquerie), sur la demande du sieur Morel, créancier, le juge Forichon décide l’ouverture et l’inventaire du fameux coffre-fort. Celui-ci est vide, bien sûr et la famille Humbert prend la fuite. Retrouvés en Espa­gne, ils sont extradés, et jugés au mois d’août 1903. L’escroquerie porte sur 50 millions, (50 000 fois environ le salaire moyen d’un ouvrier de l’époque) mais ne lèse, en fait, que de riches et retors prêteurs. La magistrature dont certains membres se sont compromis, rend un jugement de clémence en condamnant à 5 ans de réclusion les époux Humbert, et à 2 ans les frères Daurignac… Lire le reste de cet article »

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L’honnête Voyage à Nantes


vendredi 7 septembre 2012 par JMD

Une maison qui sombre, une autre suspendue dans les airs, un manège issu des profondeurs marines, un éléphant mécanique et cracheur, un fier castel qui pourrait nous faire croire que nous sommes en Bretagne, le voyage à Nantes recèle bien des surprises. Sommes-nous dans un vaste parc d’attractions que l’on peut contempler du 32e étage ? Le Nid est à la hauteur du point de vue. N.G., notre guide, les cheveux rouges manga, a baladé l’honnête cambrioleur le long de cette ligne rose pas forcément gouvernementale mais assurément contemporaine qui traverse une ville qui, comme beaucoup d’autres de la façade atlantique, s’est enrichie dans le passé grâce au commerce du bois d’ébène. Mais, depuis, l’eau a coulé sous les ponts de la Loire et de la cité renversée par l’art. Lire le reste de cet article »

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