Articles taggés avec ‘détournement’

Mes tombeaux 27


mercredi 24 août 2022 par JMD

Les Allobroges

7ème année, n° 1300,

samedi 28 – dimanche 29 février 1948, p. 2

Mes tombeaux

souvenirs du bagne

par Paul Roussenq, L’Inco d’Albert Londres

XXVI

Quand arrivait le courrier les libérés qui s’improvisaient dockers étaient plutôt escamoteurs

Je dus pourtant m’y résoudre moi-même, momentanément.

Le cimetière des libérés se trouvait à la lisière de la brousse. Une croix, un nom, vite effacé par le pluies. Il était bien garni…

L’arrivée du courrier était un évènement considérable, chaque mois. Surveillants et fonctionnaires, transportés et libérés, élégantes dames aux couleurs voyantes, gamins à demi nus et, noiraudes fillettes envahissaient les abords de l’appontement dès que le courrier de France était annoncé. Lire le reste de cet article »

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Mes tombeaux 13


mercredi 6 juillet 2022 par JMD

Les Allobroges

7ème année, n° 1286,

jeudi 12 février 1948, p. 2.

Mes tombeaux

souvenirs du bagne

par Paul Roussenq, L’Inco d’Albert Londres

XII

L’intermédiaire-roi s’engraissait sur le dos du bagnard le tondu

L’animation est plus grande qu’à la sieste. Les tournées de café et de thé se succèdent d’une façon ininterrompue. Nombreux sont les amateurs de bonbons, de beignets et de nougat. Personne ne dort. Ceux qui ne travaillent pas se livrent au jeu, tentent leur chance, se font plumer et retournent à leur place, honteux et confus. Ils recommencèrent le lendemain.

Plus modestes, les joueurs de belote jouent des consommations. Une mandoline se met en action, une discussion s’élève, parfois des coups sont échangés : ce sont là des incidents ordinaires et tout à fait négligeables. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au bagne chapitre 3


samedi 26 mars 2016 par JMD

Louis Rousseau devant son armoire de souvenirs, vers 1947On ne vit pas au bagne ; on y crève ou on survit. En détaillant avec force d’exemples le régime des condamnés dans son chapitre 2, le docteur Louis Rousseau posait dans une aussi froide qu’implacable et empirique démonstration les conditions de l’affaiblissement et donc de la mort programmée du condamné à la relégation ou aux travaux forcés. Le fagot n’a alors d’autres choix pour échapper à sa triste condition que la Belle ou la camelote. Mais ces deux pratiques pour illégales qu’elles soient font partie du système ; elles le nourrissent même, nous dit le médecin du bagne. Il évoque l’évasion dans le VIe chapitre de son salutaire ouvrage après avoir entrevue le trépas de l’homme puni par la maladie et la répression. La camelote, c’est la combine qui permet à un bagnard, à un surveillant d’améliorer son sort pour le premier et pour le second d’arrondir ses fins de mois. Elle consiste généralement à de la vente en tout genre : nourriture, tissus, médicaments, objets fabriqués par les bagnards, etc. Et tous en Guyane en croquent. Lire le reste de cet article »

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Un médecin au Bagne chapitre 2


samedi 20 février 2016 par JMD

Mourir au bagne ? D’accord mais de mort lente, le ventre vide, mal logé et mal habillé, semble nous dire le docteur Louis Rousseau. Le propos de l’Oncle dans un Médecin au bagne vise en effet à démontrer que l’espérance de vie en Guyane ne dépasse guère les cinq années à l’arrivée du forçat. Ici, on meurt et la mort violente, le meurtre, l’exécution capitale, le suicide ou l’accident, pour fréquents qu’ils soient, n’entrent finalement que de manière dérisoire dans un décompte macabre qui, durant la transportation d’Alexandre Jacob, fait passer de vie à trépas, tous les ans, environ 10% de la population carcérale guyanaise. Au fil des pages de son réquisitoire, Rousseau démonte alors les mécanismes d’une machine à broyer le vaincu de guerre sociale. Lire le reste de cet article »

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L’Oncle et la gamelle du forçat


samedi 27 avril 2013 par JMD

Mourir au bagne ? D’accord mais de mort lente et le ventre vide, semble nous dire le docteur Louis Rousseau. Le propos de l’Oncle dans un Médecin au bagne vise en effet à démontrer que l’espérance de vie e Guyane ne dépasse guère les cinq années à l’arrivée du forçat. Ici, on meurt et la mort violente, le meurtre, l’exécution capitale, le suicide ou l’accident, pour fréquents qu’ils soient, n’entrent finalement que de manière dérisoire dans un décompte macabre qui, durant la transportation d’Alexandre Jacob, fait passer de vie à trépas, tous les ans, environ 10% de la population carcérale guyanaise. Au fil des pages de son réquisitoire, Rousseau démonte alors les mécanismes d’une machine à broyer le vaincu de guerre sociale. La mort trouve dans le condamné aux travaux forcés et dans le relégué des clients appropriés. Elle est lente, liée à la conjonction du manque d’hygiène, de la dureté du travail, des effets de la claustration et des déficiences médicales. Elle est surtout associée aux carences alimentaires. Manger à sa faim est une chimère et les 2475 calories prévues par les règlements et lois régissant l’institution pénitentiaire un hypocrite mensonge que le médecin prouve en détaillant l’infect et ordinaire menu du bagnard. Ici on meurt par la faim. La fraude généralisée des agents de l’A.P. et les trafics des forçats nommés en cuisine réduisent considérablement les rations de pain, de café, de légumes et de viande. Les travaux forcés sont une peine, la faim en est une autre, écrit Louis Rousseau en débutant son chapitre sur Le régime des condamnés. Il nous convie à la table des hommes punis et nous montre par l’exemple que l’AP a opté pour les deux solutions. Bon appétit. Lire le reste de cet article »

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WANTED : Les toubibs du bagne


dimanche 5 octobre 2008 par JMD

Détective, n°415, jeudi 8 octobre 1936 En 1936, Marius Larique, auteur quatre et trois ans plus tôt des Hommes punis et de Dans la brousse avec les évadés du bagne, consacre une série d’articles sur les médecins de la colonie pénitentiaire dans le magazine Détective. Il faut dire que depuis Albert Londres, le nombre de papiers, ayant la Guyane et ses réprouvés pour sujets ne manque pas d’augmenter le tirage et les profits des feuilles à sensations. Il faut édifier le lecteur … et lui faire sortir sa monnaie s’il veut en lire et en savoir plus. La Une de l’hebdomadaire présente un superbe portrait du Docteur Louis Rousseau, l’Oncle de Jacob « dont tout le bagne a pleuré le départ ». Lire le reste de cet article »

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