Aphorismes du bagnard


21 juin 2020 par JMD

 

On n’implore pas qui on a combattu. Un vaincu est toujours un ennemi. Et c’est logique. Chacun son drapeau. Les haillons et la fine dentelle ne peuvent se trouver dans le même sac.

Lettre à Marie Jacob, 3 juin 1913

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Aphorismes du bagnard


20 juin 2020 par JMD

 

C’est toujours ta sensibilité de chrétienne qui te cause ces déchirements. Tâche de te défaire de cette morale contre nature, morale de troupeau.

Lettre à Marie Jacob, 3 juin 1913

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Aphorismes du bagnard


19 juin 2020 par JMD

 

Je vis, dans la mesure où cela m’est permis, à ma guise, sans me soucier d’autrui. Je sais que je dois finir mes jours ici et, ma foi, je fais en sorte pour les passer le mieux possible.

Lettre à Marie Jacob, 1er juin 1913

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Aphorismes du bagnard


18 juin 2020 par JMD

Ainsi, tu as encore un coup satisfait ta marotte en retentant une démarche de clémence à mon sujet ? Si tu savais, ma bien bonne, comme c’est inutile, tout ça. C’est ce qu’on appelle pisser dans l’eau pour faire des beignets.

Lettre à Marie Jacob, 8 mai 1913

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17 juin 2020 par JMD

 

Je suis absolument schopenhauerisé

Lettre à Marie Jacob, 11 mars 1913

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Aphorismes du bagnard


16 juin 2020 par JMD

 

Toutes ces gens qui ont la figure ronde comme la pleine lune, ça ne me dit rien qui vaille. Sous des airs paternes, amènes, c’est tout hypocrisie, ruse, friponnerie.

Lettre à Marie Jacob, 12 février 1913

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15 juin 2020 par JMD

Si je me laisse chiper par la paresse, je vais tomber dans l’aquoibonisme, et alors, adioù botto, je suis fichu. Si c’est pour vivre à la manière d’un poulpe ou d’une pastèque, cela n’en vaut guère la peine. Autant s’endormir du dernier sommeil.

Lettre à Marie Jacob, 11 février 1913

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14 juin 2020 par JMD

 

il ne se lâche pas un pet que je ne sois accusé d’en être l’auteur… ou le complice.

Lettre à Marie Jacob, 27 janvier 1913

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13 juin 2020 par JMD

 

Il faut savoir s’incliner devant l’inéluctable.

Lettre à Marie Jacob, 7 août 1912

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12 juin 2020 par JMD

 

Les jérémiades n’ont pas la vertu de faire activer les affaires.

Lettre à Marie Jacob, 6 juin 1912

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11 juin 2020 par JMD

 

À quoi bon se laisser endormir par des airs de guitare ? Il vaut mieux se pénétrer des réalités, toutes pénibles qu’elles soient, en tâchant de les vaincre, si possible.

Lettre à Marie Jacob, 8 mai 1912

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10 juin 2020 par JMD

Il ne faut pas non plus se dessécher de chagrin. Laisse donc le passé en paix et table sur l’avenir.

Lettre à Marie Jacob, 8 mai 1912

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9 juin 2020 par JMD

En prévention, j’étais en cellule, à Saint-Laurent encore en cellule et aux fers par-dessus le marché, à l’infirmerie, toujours en cellule et isolé, bien qu’à l’ordinaire ce local soit occupé par trois condamnés malades. À vrai dire, j’aime mieux ça. La vie en commun, en troupeau pour mieux dire, a ses désagréments quoiqu’elle offre un peu plus de libertés. De libertés ! je me demande ce que ce mot est venu faire sous ma plume.

Lettre à Marie Jacob, 14 mars 1912

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8 juin 2020 par JMD

 

Tu n’ignores pas que j’ai la manie des livres pour les lire, non pour les « emprisonner ».

Lettre à Marie Jacob, 22 février 1912

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7 juin 2020 par JMD

La naissance tout comme la mort ne sont qu’une question de mots, rien de plus. La meilleure des preuves en est que, si l’on pouvait peser la terre après un million de naissances, elle n’en augmenterait pas d’un seul milligramme. De même pour la mort, ou mieux, ce que l’on a coutume d’appeler ainsi. La vie, même dans la misère, vaut la peine qu’on la vive ; mais soit que les circonstances en exigent le sacrifice, soit que l’usure de la machine le veuille, eh bien, ma foi, il n’y a pas à le regretter. À quoi bon se lamenter sur un événement nécessaire et inéluctable ?

Lettre à Marie Jacob, 14 février 1912

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