Articles taggés avec ‘Marius Jacob’

Barbare lupinose


Mercredi 9 mai 2012 par JMD

La blogosphère est un terrain propice à la lupinose. Une étendue incommensurable pour une pandémie d’une profondeur abyssale. Nous savions nos amis nippons friands du gentleman cambrioleur imaginé par Maurice Leblanc. Le manga Détective Conan parait au pays du soleil levant en 1994 ; il devient vite un dessin animé dont raffolent à l’époque les jeunes têtes blondes devant leurs écrans de télévision. Le détective Conan tire son nom du créateur de Sherlock Holmes. Le héros, jeune adolescent (Shinishi Kudô) se transformant en petit enfant (Conan Edogawa), résout au fil des épisodes nombres d’intrigues policières. Son créateur, Gosho Aoyama, se serait inspiré, nous dit le site internet consacré au fameux privé japonais, de l’écrivain normand pour créer le personnage de Ran Mouri et ainsi lui rendre hommage. Seulement, on apprend dans cette fenêtre du web que le père d’Arsène Lupin aurait fortement été influencé par un extrémiste gauchiste, expert en cambriolage ! La barbare lupinose s’internationalise. Sayonara. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Tout faux tout flamme


Dimanche 6 mai 2012 par JMD

C’est bien connu et c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Le 28 novembre 2011, à 8h50, sur la station de radio référent en matière de culture, et après avoir reçu l’actuel secrétaire général d’un obscur parti bleu - brun, un certain Jean-François Coppé, le chroniqueur littéraire François Angelier semble s’amuser du parallèle avec son texte présentant la réédition des Travailleurs de la Nuit chez L’Insomniaque. Evoquer un génial voleur après l’entretien avec l’ancien ministre du budget de Chirac de 2004 à 2007, cela revêt effectivement tous les semblants de la causticité. Seulement, en voulant exhiber sa science et sa verve, François Angelier nous donne en sept petites minutes un véritable festival international de lupinose où à la prétention vient s’ajouter une réelle bienveillance pour l’anachronisme. Jacob, né en 1869, est arrêté en 1901, puis condamné à 20 ans de travaux forcés ! A France Inculture, on s’embarrasse encore moins de précision : Alexandre Jacob cambriolait, Marius Jacob vendait des articles de bonneterie sur les marchés et foires du Berry. Une variante sans importance fort probablement. Décidément, moins on en a, plus on l’étale et moins on remarque que l’honnête cambrioleur n’est pas Arsène Lupin ! Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Vrai Lupin et faux semblant à Libé


Vendredi 4 mai 2012 par JMD

Un gros dessin, un tout petit texte et cela suffit. Le titre de l’article lui-même, écrit en très gros pour ceux qui aurait du mal à comprendre, permet au jacoblogueur initié de saisir la très forte affliction qui touche son auteur Fabrice Drouzy : Arsène Lupin, le vrai. Vite lu, vite consommé, vite digéré. Peut-être s’agit-il d’une conception originale propre aux pages culturelles de Libération. L’article est paru le 25 février dernier et rend compte de la parution de l’ouvrage à caractère biographique signé par Jacques Colombat, cinéaste de son état et qui aurait mieux fait de le rester. On en reparlera en septembre. Mais à Libé, la vie de Marius Jacob qui inspira la fiction de Maurice Leblanc permet aussi de gloser sur le ridicule rapport historique de l’anarchiste à la violence. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Marius et l’illégalisme


Dimanche 29 avril 2012 par JMD

A Reuilly, \La revue Solidarité met Marius Jacob dans une espèce d’impasse dialectique. Pouvons-nous reprocher à un article sur Marius Jacob et l’illégalisme le fait de s’appuyer en 2006 sur les biographies existantes  à l’époque ? Certes non. On peut toutefois relever le manque de recul face aux extraordinaires aventures du voleur Jacob développées dans les dits ouvrages à prétention historique. Dommageable est cette perspective parce qu’elle nuit à l’intéressante interprétation des actes que produit en deuxième partie le papier paru dans le n°26 de la revue trimestrielle Solidarité du SIA de Caen en novembre 2006. L’analyse ouvre un débat : celui de la pertinence du vol comme acte révolutionnaire. Elle le clôt hélas aussi : ce ne serait qu’un moyen parmi tant d’autres. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Marius Jacob : la pochette de 45 tours


Samedi 31 mars 2012 par JMD

L’acéphale culture consumériste nous abreuve continuellement, et depuis belle lurette, d’insipides tranches de vie musicale où l’amour rimerait avec toujours, topinambour et plat au four. La nouveauté a constamment le goût du prémâché et, quand à l’Ouest, à l’Est, au Nord et au Sud, surtout à l’Ouest quand même, il n’y a rien de nouveau sous le sunlight des tropiques, les radios FM s’évertuent à nous balancer les tubes des soi-disant mythiques années 1980. On nous parle alors d’un temps que ceux de vingt ans ne peuvent pas connaître mais qu’ils peuvent consommer. Qui, honteux après coup, ne s’est pas surpris à siffloter les bêtifiants refrains de Désireless, d’Image ou encore de Partenaires Particuliers, en tortillant du croupion comme si l’on se tenait raide, mais sautillant, derrière son synthétiseur ? Nous ne savons pas si la chanson De comptoirs en comptoirs correspond aux canons musicaux de l’époque. Nous ne savons pas non plus la teneur tu texte chanté. Toujours est-il que la pochette du vinyle, datant de 1988, que nous a numérisé et transmis un copain jacoblogueur (merci Rémi) a de quoi nous interpeler. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Tintin au pays du voleur


Samedi 24 mars 2012 par JMD

Nous savons nuisible la lupinose parce qu’elle déforme l’image de l’illégaliste Jacob, devenant un aventurier hors norme, le faisant inspirateur du gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc. Qu’en est-il de la Tintinite que nous avons récemment découvert, grâce aux bons soins de Marianne et Laurent, dans le journal d’expression libertaire de la région Nord-Picardie, L’Aminoir ? La feuille, sortie à environ un millier d’exemplaires des imprimeries Vere à Lille, boulevard Victor Hugo, ne connait que 4 numéros de mars 1980 à janvier 1981. Elle renait au printemps 1982 (1 numéro) et à l’hiver 1983 (1 numéro). Dès le n°2, de mai - juin 1980, les 22 abonnés peuvent découvrir les 3 premières planches d’une bande-dessinée narrant la vie édifiante de l’honnête cambrioleur. Alexandre Jacob,  prénommé ici Marius, revêt les traits du célèbre héros de BD imaginé par Hergé. Mais nous ne saurons pas la fin des aventures de Tintin au pays du voleur. La 4e planche paraît dans le 4e et dernier numéro, celui de janvier 1981, de L’Aminoir. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (4 votes, moyenne: 4.75 sur 5)
Loading ... Loading ...

Dix questions à … Rolland Hénault


Vendredi 11 novembre 2011 par JMD

Prolifique et drôle, une plume acérée et néanmoins trempée dans l’humanité de l’anarchisme, Rolland Hénault n’en finit pas, dans ses livres, de montrer les errements d’une société si peu ouverte sur le rapport à l’autre. L’écrivain et parolier cultive une force tranquille, réjouissante et vivifiante. Il ne mâche pas ses mots et c’est avec un plaisir non dissimulé que nous lui donnons à nouveau la parole dans les colonnes du Jacoblog. Une cause simple à cela. Rolland connait le Berry comme sa poche et peut vous conter à l’infini une réalité, sa réalité, faite de paysans retors à l’autorité instituée, de gens du cru au tempérament bien trempé, et de Reuilly rouge ou blanc qui, bien loin de vous brûler le gosier, rend la vie nettement plus supportable. Rolland a bien voulu alors se plier au jeu des dix questions. Ses réponses sur ce pays où il ne se passerait soi-disant rien et sur une de ces célébrités, qui n’est pas le gentleman cambrioleur que vous savez et dont nous n’aurons de cesse de souligner la pertinence, l’universalité et la contemporanéité du propos, nous apparaissent éclairantes à plus d’un titre. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Attila et la magie blanche


Samedi 22 octobre 2011 par JMD

Attila aime la magie blanche et nous n’y trouvons rien à redire. Le livre de Gilles del Pappas s’ouvre pourtant sur un singulier avertissement. Il n’aurait pas voulu, selon ses dires, écrire une énième biographie de l’honnête cambrioleur. Logique, l’auteur est un prolixe faiseur d’histoires délaissant ici Constantin le grec pour l’illégaliste Jacob. Ou plutôt pour Marius le Marseillais. Mais, alors, pourquoi, dans cette longue préface, prend-il le soin d’expliquer au béotien lectorat ce que furent le capitalisme triomphant de la belle Epoque, l’anarchisme et le banditisme social ? Pourquoi déclamer son amour du septième art, de cette magie blanche naissante qu’il nous fait découvrir par le prisme d’un ingénieux et intrépide voleur ? Pourquoi, enfin, se prévenir d’une très improbable accusation de lupinose galopante et envoyer aux orties « les experts de tous poils lisant ces aventures à d’autres fins que de s’en régaler simplement » ? Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Le marché


Dimanche 26 juin 2011 par JMD

Les yeux du vieux MariusLa longue saynète Le Marché débute par la rencontre, jouée par l’équipe de L’Insomniaque en 1995, entre le vieux Marius et le jeune Robert Passas, venu à vélo le visiter. Elle met en relief la vie pas si tranquille que cela de celui que d’aucuns aimeraient bien imaginer comme un ermite reclus. S’ensuivent alors les émouvants témoignages de ce dernier, décédé un an après l’enregistrement, et de Pierre Valentin Berthier. Le livret de présentation du deuxième cd des Écrits présente ces deux interventions orales comme un ultime hommage à Marius. L’ancien instituteur de la Drôme déclare avoir toujours froid à l’évocation de son ami disparu. Le second dit l’implication de Jacob dans l’illégalisme, narre et commente les derniers jours du vieux marchand forain au mois d’août 1954 pour mieux montrer son admiration pour celui qui “a refusé de laisser au destin le choix de sa dernière heure. Telle fut cette personnalité unique, tel fut cet homme formidable“. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

L’usine


Samedi 25 juin 2011 par JMD

une usineLa chanson L’usine, imaginée et interprétée par les Fret Liner en 1995, illustre une période de transition de la vie de Jacob. Elle est la dernière que l’on peut entendre dans le deuxième cd des Ecrits. Eugène Dieudonné a évoqué dans son livre de souvenirs sur le bagne la réussite sociale du forçat libéré Barrabas. Mais, pour reprendre le propos de May Picqueray, elle-même reprenant celui du roman biographique de Bernard Thomas en 1970, l’atmosphère de la capitale et encore plus celle de l’usine oppressent Alexandre Jacob. Il est chef d’atelier pour l’entreprise Marivaux, sous-traitant le grand magasin Le Printemps (Voir notre article Le Travailleur libre). La vente d’un brevet sur les porte-manteaux lui permet, quatre ans après sa libération, de s’inscrire au registre du commerce de la Seine et d’aller vendre ses articles de bonneterie sur les foires et marchés de la banlieue parisienne, puis d’aller tenter sa chance dans l’Yonne d’abord, dans le Berry ensuite. Marius a pris le relais d’Alexandre. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

L’indomptable Marius Jacob


Samedi 11 juin 2011 par JMD

Il est L’homme qui servit de modèle à Arsène Lupin. Demain, après-demain et le jour suivant. Trois jours pour ce chapitre tiré de L’Épopée de la révolte, et écrit par André Mahé. Le livre est, lui coécrit avec Gilbert Guilleminault. Il est paru chez Denoël en 1963 et s’intègre dans la collection des Romans Vrais dirigée par ce même Guilleminault. Un an plus tard, dans son numéro 123 (août 1964), la revue Historia reprend le texte, légèrement réduit. C’est peu dire, donc, qu’avec Alexandre Jacob, Alain Sergent, qui signe ici son texte de son vrai nom, tient un filon littéraire à la suite de sa biographie de l’honnête cambrioleur, parue au Seuil treize ans plus tôt. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Connaissez-vous Arsène Lupin ?


Samedi 7 mai 2011 par JMD

Lupinose pour un champion. Si le jeu possède son utilité sociale quand il est pratiqué collectivement, le questionnaire permet de mesurer un niveau individuel de savoir. Inséparable du développement de la presse nationale ou thématique, les quizz en tout genre fleurissent pour égayer la lecture forcément plus austère de tel ou tel papier ; par exemple, sur l’histoire du crime ou encore sur celle du gentleman cambrioleur. Et le résultat de tomber. Imparable. Vous êtes assurément atteints de lupinose lorsque que vous lisez Historia ou Le Figaro. Dis-moi ce que tu réponds et je te dirais ton degré d’affliction. Car si vous connaissez Arsène Lupin, si le monde des bandits n’a plus de secret pour vous, il n’est pas sûr en revanche que vous maîtrisiez la geste jacobienne. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Le jeu d’Emile Lupin


Vendredi 6 mai 2011 par JMD

Ca commence toujours ou presque par « Chers amis, bonjour ! » et ça fait plus de cinquante ans que ça dure. Le jeu des 1000 euros est même le plus ancien des jeux du paysage radiophonique français. Et, de ville en ville, Lucien Jeunesse, Louis Bozon mais aussi Roger Lanzac, Maurice Gardett ou encore Albert Raisner ont égrainé nombre de questions bleues, blanches et rouges. Depuis trois ans, c’est Nicolas Stoufflet qui s’y colle. Sous les cris d’un public déchaîné et le plus souvent provincial, on ne compte plus les candidats qui ont tenté le banco puis qui se sont ramassé ou pas sur le super banco. Le mardi 23 novembre 2010, l’animateur de France Inter a posé ses valises dans un petit village de l’Indre où l’on boit du rouge AOC, où l’on mange du boudin et où l’on semble atteint d’une vache et bizarre maladie. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Universalienne lupinose


Jeudi 5 mai 2011 par JMD

L’historien démêle par définition les fils du passé et la tâche n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Car étroite est la marge entre la perception du fait et le fait lui-même. Car facile est le stéréotype. Car la démarche révisionniste n’écrase pas forcément l’imagerie traditionnelle quand la déformation a prise dans le réel. Si, longtemps, certains ont eu la chance de se lever de bonne heure, plus longtemps encore la barbe de Carolus Magnus, créateur de l’école formatrice et non émancipatrice, resta joliment fleurie. A Epinal comme dans le reste de l’hexagone, l’idée d’une France fièrement résistante demeure tenace. On sait fort heureusement aujourd’hui que peu nombreux partirent en août 1914 la fleur au fusil. Peu vers Berlin et encore moins une bonne centaine d’année plus tôt suivirent, le cœur altier, le tyran corse à l’assaut des steppes russes. Jean Tulard est justement spécialiste du fait napoléonien mais ce n’est pas à ce titre qu’il intègre la galaxie des victimes de la lupinose. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

L’Almanach du Berricon


Mercredi 4 mai 2011 par JMD

Les almanachs ont, théoriquement, une durée de vie limitée, égrainant jour après jour, mois après mois, leur lot de recettes du cru, de petits trucs sympas pour illuminer les cuivres ou enlever la tâche de myrtille qui tue. Passé le 31 décembre, les tâches reviennent et les cuivres se ternissent. S’il ne brille guère par la valeur des informations données, l’almanach est bien souvent lié à son lecteur par un thème précis, une région déterminée, une pratique sportive ou culturelle. En 1940, l’almanach Wehrmacht rassemblait les aficionados de la Blitzkrieg. En 2006, celui du Berrichon, comme son nom l’indique, couvre une aire géographique particulière. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...
Page 2 de 7«12345»...Fin »