Articles taggés avec ‘Emile Henry’

Dix questions à … Fortuné Henry


samedi 28 février 2015 par JMD

Fortuné Henry est né à Limeil-Brévannes (Seine et Oise) le 21 août 1869. Fortuné Henry est un pseudonyme. Fortuné Henry est un chercheur, un fouilleur de documents, un de ces passionnés dont l’excellence du travail et la qualité des investigations finissent par éclairer l’histoire du mouvement libertaire français. Nous ne comptons plus au Jacoblog le nombre de fois où ses remarques, ses critiques et les renseignements qu’il a pu nous fournir nous ont apportés une aide des plus précieuses. Fortuné Henry est historien et ne souffre pas de lupinose. Il a bien voulu répondre ici à nos dix questions, porter son regard sur l’illégalisme et la propagande par le fait, et expliquer le travail par lui effectué dans les différents services d’archives de France et de Navarre car sans source point d’histoire. Lire le reste de cet article »

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Les procès anarchistes


samedi 21 juin 2014 par JMD

Le procès des trente, du 6 au 12 août 1894, constitue une étape charnière dans l’histoire du mouvement libertaire français. Le coup de frein à la propagande par le fait, initialement envisagé comme un coup d’arrêt médiatique et judiciaire total, n’en est pas moins marquant. Ravachol a embrassé la Veuve le 11 juillet 1892. Auguste Vaillant l’a suivi à l’abbaye de Monte-en-l’air le 5 février 1894. Emile Henry a été raccourci 105 jours plus tard. La tête de Santo Geronimo Caserio ne va pas tarder à rouler dans le son. La mécanique à Deibler s’est nourri du sang des anarchistes et les lois dites « scélérates », celles des 11 et 15 décembre 1893 et celle du 28 juillet 1894, ont permis d’organiser une véritable chasse aux sorcières. Mais, contrairement à ce que peut affirmer Raymond Carré dans l’article qu’il donne à la revue Gavroche en mai-août 1994, la propagande par le fait a perduré. Relevons en outre le même vocabulaire d’ordre médical pour évoquer l’utilisation politique de la bombe. L’auteur parlera alors pour discréditer a posteriori une pratique politique à part entière, en reprenant les travaux de Jean Maitron qui devait estimer plus respectable l’entrée dans le mouvement syndical, de prophylaxie ou encore d’épidémie. La propagande par le fait, maladie infantile de l’anarchisme ? Cela ne fait ici, dans cet article, aucun doute. Lire le reste de cet article »

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Matha


dimanche 17 mars 2013 par JMD

MATHA Louis [MATHA Armand, Louis].

Né le 10 avril 1861 à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) ; mort le 12 février 1930 à Draveil (Seine-et-Oise) ; garçon coiffeur ; publiciste ; propagandiste anarchiste.

C’est vers 1890 que Matha vint travailler à Paris où il devint gérant du journal L’En Dehors (5 mai 1891-19 février 1893) de Zo d’Axa, et fut condamné en tant que tel à deux ans de prison. Il se réfugia à Londres où il fréquenta avec Emile Henry les réunions du club Autonomie.

Il revint en France dans les premiers jours de février 1894. Il savait qu’Henry voulait commettre un attentat ; il essaya en vain de l’en dissuader. Après l’arrestation d’Émile Henry, Matha se rendit avec deux camarades (Ortiz et Millet, d’après un rapport de police du 9 mai 1894, PPo BA/141), rue des Envierges, au domicile de son ami, et ils enlevèrent tout le matériel destiné à la confection d’explosifs. Lire le reste de cet article »

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Malato


samedi 16 mars 2013 par JMD

MALATO de CORNET Charles, Armand, Antoine.

Né à Foug (Meurthe-et-Moselle), le 7 septembre 1857 ; mort à Paris le 7 novembre 1938 ; correcteur à la Chambre des Députés ; écrivain ; publiciste ; militant libertaire ; franc-maçon.

Le père de Charles Malato – Antoine Malato de Cornet – était Sicilien ; combattant de la révolution italienne de 1848, il se réfugia à Toul et y épousa une Lorraine (Marie Louise Hennequin). Condamné après la Commune pour sa participation comme capitaine, il fut arrêté en 1874 puis déporté. Sa femme — qui devait y mourir — et son fils Charles, qui abandonna ses études de médecine, l’accompagnèrent en Nouvelle-Calédonie. Charles Malato, qui travaille sur le Caillou comme télégraphiste, fut un des rares, aux côtés de Louise Michel, à soutenir la révolte des Kanaks de 1878. Il revint en juin 1881. Lire le reste de cet article »

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Émile Henry : ELLE finira par vous tuer


samedi 26 mai 2012 par JMD

Le 21 février 2010, Walter Badier nous faisait remarquer la singularité d’Émile Henry dans l’interview qu’il a bien voulu nous accorder. Le Saint Just de l’anarchie affiche en effet par rapport aux autres propagandistes par le fait trois traits particulièrement marquants. Il est jeune, c’est un intellectuel et surtout il développe dans ses actes comme dans ses propos une extrême violence : Cette radicalité d’Henry apparaît également lors de son procès. En effet, tandis que Ravachol a indiqué son regret d’avoir frappé d’innocentes victimes et que Vaillant a déclaré ne pas avoir voulu donner la mort, Émile Henry lui ne manifesta aucun regret. Bien au contraire, il déploya le plus grand cynisme ; ce qui naturellement eut pour conséquence de scandaliser une large partie de la presse. Le 27 avril 1894 aux assises de la Seine, le jeune homme ne cherche pas à se disculper ni même à sauver sa tête. Lire le reste de cet article »

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Is marmite beautiful ?


samedi 12 novembre 2011 par JMD

Propagande par le fait. Le débat pourrait se lancer à la suite de l’article narratif de Patrick Schindler, paru dans les colonnes du Monde Libertaire au mois de mars de cette année. L’historiographie des poseurs de bombes anarchistes porte en elle la question forcément déformante de l’approbation ou plutôt de la condamnation quasi-systématique du recours à la violence politique. Le champ lexical de l’étude du terrorisme pratiqué, en son temps, par les sectateurs de la marmite à renversement utilise le plus souvent le vocabulaire médical. Parler d’épidémie d’attentats, évoquer le dérangement psychiatrique ou bien la maladie infantile de l’anarchisme conduit inévitablement à occulter ou à nier de réelles et profondes motivations dans un contexte particulier. Lire le reste de cet article »

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La rue des Bons Enfants


samedi 19 février 2011 par JMD

Des petits pas dandinés. Un air de musette sur les bords de la Marne ou sur les boulevards de la capitale. La java est une danse populaire apparaissant et se développant dans les années 1930. Celle des Bons Enfants fait référence à l’attentat d’Emile Henry commis le 08 novembre 1892. Cinq morts dans un commissariat, une marmite à renversement et des morceaux de poulets partout dans les décombres. La chanson n’a donc pu être écrite par Raymond Callemin de la bande à Bonnot. Lire le reste de cet article »

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Judex buccinum undatum


dimanche 16 janvier 2011 par JMD

La chasse aux propagandistes par le fait, la chasse aux anarchistes tout court, a fait la fortune de nombre d’avocats et hommes de loi hexagonaux en cette fin de XIXe siècle. Parmi ceux-ci, Léon Jules Bulot figure en bonne place dans le peloton des coupeurs de têtes. L’article de Laurent Gallet révèle alors une nécrologie du Torquemada du drapeau noir. Mais le pauvre vieux finit malencontreusement écrasé par un taxi de Paris, une mort saluée par les compagnons en 1922. Lire le reste de cet article »

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Boum Boum Mimile


jeudi 25 février 2010 par JMD

L’Emile Henry de Walter Badier est, un peu comme l’honnête cambrioleur, passé inaperçu dans les médias, ceux-ci étant plus prompts à louanger deux ans plus tard le voyeurisme consumériste du Dynamite Club ou encore des Anarchistes contre la République. Paco est ainsi un des rares, si ce n’est le seul, à avoir fait la recension de cette intéressante étude ; d’abord dans le Monde Libertaire au début de l’année 2008, ensuite sur le Post.fr. Intéressante parce que, comme l’écrit Paco, Walter Badier, par le biais de la vie du Saint Just de l’anarchie, ouvre une perspective analytique éclairante sur un homme certes, mais aussi sur l’ensemble de la propagande par le fait. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à … Walter Badier


dimanche 21 février 2010 par JMD

Là où les ouvrages de John Merriman et de Vivien Bouhey ont eu droit, en 2009, aux faveurs des médias dits sérieux, France Culture notamment, seule une presse militante ou politiquement orientée semble s’être intéressée, deux ans plus tôt, à celui de Walter Badier sur Emile Henry, de la propagande par le fait au terrorisme anarchiste, paru aux Editions Libertaires. Paco en a fait par exemple la recension dans Le Monde Libertaire en date du 31 janvier 2008. C’est peu dire pourtant que la biographie du « Saint Just de l’anarchie » écrite par ce jeune prof de la région d’Orléans dans le cadre de sa maîtrise d’histoire ne manque pas d’intérêt.

Nous avons, dans les colonnes de ce blog et dans celles du fanzine Barricata, montré les mérites d’un livre qui, sans fioriture et surtout sans  voyeurisme malsain et consumériste, renouvelle la problématique de la propagande par le fait. Après avoir présenté Emile Henry lors d’un café historique tenu à Châteauroux au bar le Saint Hubert le 03 février dernier, Walter a bien voulu ici s’exprimer encore sur cette épidémie de bombes qui sécoua l’hexagone et fait toujours couler de l’encre. Point de vue d’un historien.

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Où l’on ne dynamite finalement pas grand-chose !


mercredi 20 janvier 2010 par JMD

Barricata

n°20, hiver 2010

Lire …

p.71 : Eclairer le présent au regard du passé ? C’est en tout cas ce qu’affirme la 4e de couverture du dernier livre de l’historien étasunien John Merriman, énième opus à sensation sur « l’épidémie » de bombes qui secoua la France, l’Europe et le monde dans les années 1890. Parallèle facile : « Surprenant et provocant, Dynamite Club met brillamment en lumière une période sociale et politique spectaculaire et s’interroge subtilement sur notre propre époque ». Nous ne croyons pas l’entreprise aussi louable et subtile qu’il n’y parait.

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Illégalistes 3 : Destruam et aedificabo


mercredi 7 octobre 2009 par JMD

Destruam et aedificabo [1]

 En règle générale, les inculpés reconnaissent et assument les actes qu’on leur impute : possession d’armes et de matériel de chimie, faux-monnayage, contrebande, vol, assassinat ou attentat. Les réponses sont franches. Lire le reste de cet article »

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Illégalistes 2 : le spectacle et la tribune


dimanche 4 octobre 2009 par JMD

caricature parue dans l\'Assiette au BeurreLe spectacle et la tribune

Procès de Lyon. 1883. Soixante-six compagnons sont jugés pour appartenance à l’A.I.T.. Cet événement, qui constitue le premier face à face entre le jeune « parti » anarchiste et la justice bourgeoisie, détermine le type de stratégies et d’attitudes que vont adopter les prévenus au cours des 30 années suivantes.

Dès ce procès, les anarchistes y voient un autre moyen de propagande par le fait. Lire le reste de cet article »

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Le marronnier et la marmite


dimanche 19 juillet 2009 par JMD

Promotion estivale sur France Culture. L’émission Les lundis de l’histoire du 13 juillet 2009, dans sa troisième partie, permet à l’historien étasunien John Merriman de présenter son dernier titre : The  dynamite club. How a bombing in fin-de-siècle Paris ignited the age of modern terror, « dont la traduction française paraîtra en septembre 2009 chez Tallandier » dixit le site internet de la dite radio de service public. Promotion estivale à Libération. 9 juillet 2009. L’article de Dominique Kalifa, auteur d’un récent et excellent Biribi sur les bagnes militaires français, nous fait découvrir le nouveau livre de l’universitaire nord américain John Merriman : Dynamite Club. L’invention du terrorisme moderne à Paris. L’étude historique de 256 pages de ce spécialiste du XIXe siècle français a été traduite de l’anglais plus vite que prévu semble-t’il par Emmanuel Lyasse.  Promotion estivale un jour plus tard dans les colonnes du Monde des Livres. L’article de Jean Birnbaum fait l’éloge du travail de chercheur américain John Merriman et du volume qui en découle : Dynamite Club. L’invention du terrorisme moderne à Paris. Le lecteur pourra se l’offrir pour la modique somme de 20 €. Lire le reste de cet article »

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Les frères Henry : de la bombe en politique


mercredi 17 décembre 2008 par JMD

Emile HenryFortuné HenryAnarchistes ? Parfaitement ! L’article de Walter Badier, paru dans le dernier numéro de Gavroche, a le mérite de replacer les actes des frères Henry, Fortuné et Emile, dans leur contexte. Loin de faire dans le sensationnel qui entoure traditionnellement les articles sur la question de la propagande par le fait, l’auteur dresse un portrait clair et explicite de « cet objet historique plus complexe » qu’il n’y parait. Car, au-delà de la question de la violence, les bombes d’Emile Henry au commissariat de la Rue des Bons Enfants et au café Terminus mettent en lumière les profondes divergences de la maison Anarchie. Lire le reste de cet article »

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