Articles taggés avec ‘Jean-François Amary’

Libérez Jacob !


mercredi 1 août 2018 par JMD

Marie Jacob n’a jamais baissé les bras. Elle « a la foi en gomme (…) ; à terre d’un bond, elle rebondit d’un autre, toujours vivace » comme le lui écrit son bagnard de fils le 4 juin 1923 alors qu’elle tentait une démarche auprès du Grand Orient de France, établi au 16 de la rue Cadet dans le 9e arrondissement de Paris. Le « prisonnier de guerre sociale » doute pourtant au début des années 1920 de l’efficace dynamisme de sa mère aimante. Il se leurre. Secondée par André Aron, avocat et ami du sénateur-maire de Cahors Anatole de Monzie issu de la Gauche Démocrate, la vieille couturière parvient à toucher et à convaincre autour d’elle. Si l’époque est à la critique généralisée du bagne depuis les articles d’Albert Londres, la victoire électorale du cartel des gauches en 1924 ouvre une heureuse et nouvelle perspective en autorisant le relais d’une campagne de presse dans les milieux gouvernementaux. En 1925, la ténacité de Marie Jacob finit par émouvoir deux journalistes : Francis Million du Peuple et Louis Roubaud du Quotidien. L’horizon chimérique de la libération du matricule 34777 commence à s’éclaircir. Lire le reste de cet article »

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Paul est mort


mardi 3 février 2015 par JMD

Nous avons rencontré Paul Bourdonneau deux ou trois fois et jamais simplicité, discrétion et humilité ne nous furent apparues avec autant d’acuité. Une force tranquille, paisible, un de ces rocs que l’on croyait indestructibles. L’homme était bon, doux, généreux. Sans lui, point d’Ecrits de l’honnête cambrioleur. C’est avec une profonde émotion que Jean-François, qui dresse ici son portrait, nous a appris son décès survenu le 24 janvier dernier. Salut camarade. Nous, on va aller chialer dans notre coin et garder ton souvenir. Lire le reste de cet article »

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Gavroche en toute bonne foi ?


dimanche 19 octobre 2014 par JMD

Le courrier des lecteurs de la revue Gavroche fait mention dans le n°138 des critiques formulées par Jean-François Amary et nous-mêmes à l’occasion de la publication dans le numéro précédent du papier de François Roux sur « le révolté à vie » Jacob. Force est de constater que les lettres ont eu droit à un traitement largement restrictif mais aussi que la réponse de l’auteur est pour le moins révélatrice d’une légère, très légère mauvaise foi. C’est pourquoi nous rajoutons à ce papier la lettre originale envoyée.

Gavroche

N°138, novembre – décembre 2004

Courrier des lecteurs, p.23

La lecture de l’article paru dans notre dernier numéro « Marius Jacob: le révolté à vie (1879-1954) » a amené deux lecteurs à réagir. Lire le reste de cet article »

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Marius Jacob: le révolté à vie


samedi 18 octobre 2014 par JMD

Nous avions réagi à l’époque lorsque l’article de François Roux sur « le révolté à vie » était paru dans la revue Gavroche en septembre-octobre  2004 ; l’auteur du papier s’inspirant largement des biographies commises par M.M. Thomas et Caruchet. De fait, l’image retranscrite ne pouvait que véhiculer de l’aventure et de l’extraordinaire ! Notre lettre, ainsi que celle de Jean-François Amary avait été en partie reproduite dans le numéro suivant de cette excellente revue. Excellente sauf dans cette narration toute lupinienne de la vie d’un honnête homme. Nous publions cet article dix ans plus tard et y rajoutons quelques notes (après les passages en rouge). Le jacoblogueur pourra ainsi prendre la mesure du processus de recomposition d’une réalité. il était pourtant aisé de ne pas se tromper et de ne pas tomber dans cet amalgame facile. Lire le reste de cet article »

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Impartial ou … presque


mercredi 4 juin 2014 par JMD

Pas  vraiment content le Jean-François. Septembre 2013, nous ne sommes pas à Nantes mais en plein pays de mangeurs de caillette dont on sait la finesse et l’excellence gustative. A Romans, comme dans tous les jolis petits villages de France et de Navarre, le  gens du cru se piquent souvent hélas de cette péniblement pointilleuse histoire locale qui met en avant le moulin qui a servi à faire le pain que mangea Louis XV un beau matin de mars 1732 à 12h32 précise, la colline cotée 157 où eurent lieu de terribles combats entre le 12 février 1915 à 12 heures et le 14 février de la même année à 8 heures … Lieux de petite mémoire mais aussi personnages de second ou de troisième ordre que l’on va forcément chercher à valoriser. Marcel Du Genou a été l’écuyer du seigneur qui guerroya avec le Comte de Toulouse pendant la croisade des Albigeois ; Marceline Du Genou – une des multiples descendantes de l’illustre inconnu précédemment cité – fut ouvrière dans les usines Renault  qui, en février 1915, ne fabriquaient toujours pas de tank à l’occasion des terribles combats de la côte 157. L’histoire locale tourne en boucle et la réaction courroucée de notre bon ami Jean-François se justifie après la lecture d’une chronique de la Société d’Etudes Historiques de Romans – Bourg de Péage parue dans le journal pas très à gauche L’Impartial un peu plus d’un mois plus tôt  sur Jeanne Humbert. Jeanne Humbert est native de Romans et Laurent Jacquot dresse un portrait qu’il est allé « innocemment » piocher dans la biographie de Roger-Henri Guerrand et Francis Ronsin. La pompe était trop belle pour qu’il n’y ait pas un énorme couac … et notre historien local se prend May Picqueray dans la face et les pieds dans le tapis. C’est ce que fait remarquer Jean-François qui n’est pas de Nantes et qui oublie de mentionner que ce n’est pas Arsène Lupin que Jeanne Humbert rencontre enfant alors qu’elle se trouve à Tours avec sa mère. La lupinose s’insinue partout, même dans les canards les plus impartiaux. Lire le reste de cet article »

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Eloge du tas de ferraille


samedi 12 juin 2010 par JMD

Jean-François possède plus d’une corde à son arc … ou plutôt plus d’une bombonne de gaz pour son chalumeau. Bricoleur hors pair, il est aussi pacifiste, autodidacte, équilibriste, esthète, cycliste, planteur d’arbres, cyclotouriste, athée sans dieu ni maître, maçon, anarchiste, anarchiviste (faut voir sa bibliothèque nom d’un livre !), adorateur et réparateur de moulins à vent, amateur éclairé de l’honnête cambrioleur (normal pour un électricien) … Jean-François sait tout faire ou presque. Mais Jean-François écrit et ce poète du marteau et du burin nous dit ici son amour des tôles en tout genre et, à le lire, une espèce de fièvre métallique pourrait bien finir par vous prendre comme elle a pu le faire en se penchant sur le berceau du petit JFA. Pour sûr que le dit couffin n’était pas en osier ! Lire le reste de cet article »

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Ecrits d’outre-temps


samedi 3 avril 2010 par JMD

Les quelques mots qui suivent, et ceux des trois autres articles à venir, n’ont jamais été publiés, ni même mis en ligne sur la toile. Et pour cause. C’est l’histoire d’une découverte. Un peu comme dans les livres. Un livre, c’est toujours une découverte. Au propre, comme au figuré. Des pages qui tournent. Des feuilles qui tombent. Janine, il y a peu, a pris un livre dans sa bibliothèque. Particulièrement imposante, la bibliothèque de Janine et Jean-François Amary. On pourrait même se croire dans une annexe d’un centre de recherche sur l’anarchisme. Et Janine a pris un livre. Et des feuillets en sont tombés. Des lignes écrites par son ancien mari Robert, décédé en 1996. Des lignes joliment posées sur un cahier d’école dont il ne reste que ces quelques pages. Des poèmes, des pensées, des souvenirs venus d’outre-temps. Au mieux, pouvons-nous affirmer que Robert Passas ne les a pas couchés avant le 29 août 1977, jour du décès de sa mère dont il fait allusion. Dans ces lignes, il se souvient de son vieil ami Alexandre Jacob. Lire le reste de cet article »

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Jacob, Janine, Robert, Josette, Pierre, Guy, Paul, Madeleine et moi


samedi 14 mars 2009 par JMD

Robert Passas et Jean-François Amary, juin 1996 Il y a quelques temps, Jean-François Amary nous a écrit une lettre à notre demande. Sa femme, Janine, et lui disposaient des archives personnelles d’Alexandre Marius Jacob. Ce fonds, précieux entre tous, a depuis été déposé au CIRA Marseille. Le vieux marchand forain, en 1951, rencontre un jeune instituteur de la Drôme chez lui, dans son hameau de Bois Saint Denis. Immédiatement, l’amitié qui lie les deux anarchistes, Robert Passas et Alexandre Jacob, semble indéfectible. Lire le reste de cet article »

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L’honnête soutenance


dimanche 14 septembre 2008 par JMD

soutenance de thèse by Léo et Zoé et OdileUne soutenance de thèse c’est une sacrée épreuve pour les nerfs. Un rite de passage qu’avait dit le directeur de la dite thèse. Et celle-là a duré 4 heures et demie. Juin 2006. Université de Nancy II. Salle des actes. Alexandre Jacob : parcours et réseaux d’un anarchiste, 1879-1954. Lire le reste de cet article »

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