Articles taggés avec ‘May Picqueray’

L’usine


Samedi 25 juin 2011 par JMD

une usineLa chanson L’usine, imaginée et interprétée par les Fret Liner en 1995, illustre une période de transition de la vie de Jacob. Elle est la dernière que l’on peut entendre dans le deuxième cd des Ecrits. Eugène Dieudonné a évoqué dans son livre de souvenirs sur le bagne la réussite sociale du forçat libéré Barrabas. Mais, pour reprendre le propos de May Picqueray, elle-même reprenant celui du roman biographique de Bernard Thomas en 1970, l’atmosphère de la capitale et encore plus celle de l’usine oppressent Alexandre Jacob. Il est chef d’atelier pour l’entreprise Marivaux, sous-traitant le grand magasin Le Printemps (Voir notre article Le Travailleur libre). La vente d’un brevet sur les porte-manteaux lui permet, quatre ans après sa libération, de s’inscrire au registre du commerce de la Seine et d’aller vendre ses articles de bonneterie sur les foires et marchés de la banlieue parisienne, puis d’aller tenter sa chance dans l’Yonne d’abord, dans le Berry ensuite. Marius a pris le relais d’Alexandre. Lire le reste de cet article »

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Mémoire d’un vaincu


Dimanche 9 novembre 2008 par JMD

Michel RagonMichel Ragon fait partie de ces auteurs récurrents du mouvement libertaire français depuis l’après-guerre. Né en 1924, il publie son premier livre, Les écrivains du peuple, en 1947. Ecrivain prolifique dans le domaine du roman, de l’histoire de l’anarchie ou encore de l’histoire de l’art, on lui doit entre autres La mémoire des Vaincus en 1990, sorte de road movie dans lequel apparaît Alexandre Jacob sous les traits du marchand forain à l’enseigne Marius. Dans les rues de Barcelone en Révolution, le héros Fred Barthélémy retrouve l’ancien bagnard venu prêter mains fortes aux libertaires en lutte. Il avait déjà croisé sa route vers 1929 dans les locaux du Libertaire. Curieusement ces deux épisodes, directement inspirés du roman à caractère biographique de Bernard Thomas et des souvenirs de May Picqueray, ne se retrouvent pas dans le Dictionnaire de l’anarchie, sorti récemment (octobre 2008) chez Albin Michel. Lire le reste de cet article »

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Georges, Eugène et Jeanne


Mardi 17 juin 2008 par JMD

portrait de Jacob dans la République du Centre, avril 1951Jeannne HumbertEugène HumbertFatigué. Usé. Dépassé. Vieux. Décalé. Jacob est libre depuis le 30 décembre 1927 ou plutôt depuis le 30 décembre 1928 selon les trois premières biographies de l’anarchiste. La société de toute façon ne l’a pas attendu. Elle a fortement évolué. Et Jacob se retrouverait perdu, un prisonnier libre dans un espace où il ne se reconnaîtrait plus. L’homme social a perdu ses repères. Il « s’étiole » dans son atelier. Paris « l’oppresse » la parabole offre la perspective d’une anarchie finissante. Rien n’est moins faux. Autant pour Jacob que pour le mouvement libertaire. Lire le reste de cet article »

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