Articles taggés avec ‘dépression’

Lettres du bagne : 1914


Samedi 22 novembre 2014 par JMD

« Je me sens fondre goutte à goutte. Alors … » Barrabas paraît las, fatigué, épuisé. C’est un véritable mort vivant qui est sorti le 17 juin 1912 des sinistres cachots de l’île Saint Joseph après avoir purgé deux ans et demi de réclusion pour le meurtre du forçat Cappelleti (25 décembre 1908). Depuis, le matricule 34777 accumule les ennuis de santé. Le corps a du mal à suivre et l’esprit alterne d’actives phases d’opposition à l’Administration Pénitentiaire et de longues périodes dépressives. Alexandre Jacob se déclare « complètement schopenhauerisé » le 11 mars 1913 et envisage même mettre fin à ses jours le 19 décembre suivant. Les huit lettres conservées pour l’année 1914 - il en manque au minimum quatre - mettent en avant le même état neurasthénique. Pourtant et lorsqu’il écrit à sa « chère maman », à sa « bien bonne », l’honnête forçat fait preuve d’une double et formidable capacité de résistance. Lire le reste de cet article »

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Le grand Krach


Samedi 19 mars 2011 par JMD

Nombre de textes d’Eugène Pottier sont dédiés à des personnalités issues soit de la Commune de Paris, soit du monde des chansonniers, soit encore du socialisme dit révolutionnaire. Ce sont justement les Chants révolutionnaires de l’auteur qui sont publiés l’année de sa mort en 1887.  L’Internationale a ainsi été écrite pour Gustave Le Français, décédé le 16 mai 1901, seul communard qu’a fréquenté Alexandre Jacob alors que l’honnête cambrioleur résidait à Paris sous les traits de Georges Escande cette année-là. Avec le Grand Krach, Pottier écrit pour Gustave Rouanet, fils d’un proscrit du coup d’état du 2 décembre, journaliste virulent dans la presse socialiste de Paris, ardent défenseur des mineurs gréviste du bassin houiller des Cévennes en 1881. Lire le reste de cet article »

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La santé de Barrabas


Mardi 12 août 2008 par JMD

Publicité pour le GlobéolLe bagne est une machine à broyer le criminel, un système éliminatoire où prévaut le principe du Vae Victis. Le terme revient fréquemment dans la dialectique jacobienne mais également dans celle du Médecin au bagne (éditions Fleury, 1930), le Dr Louis Rousseau. Le taux de mortalité des camps guyanais, durant toute leur histoire, oscille autour de 10%. Il y a bien sûr des périodes de creux comme en 1911 (5%) et d’autres voyant les fagots tomber comme à Gravelotte. La grippe espagnole est ainsi fautive d’une véritable saignée en 1918. Si l’on excepte le petit nombre, relativement parlant, de morts violentes (rixe, suicide, meurtre, violence des surveillants de l’AP, accidents), la maladie occupe donc une part importante de ce décompte macabre. Lire le reste de cet article »

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