Articles taggés avec ‘Miguel Almereyda’

1917 aux îles du Salut


samedi 5 septembre 2026 par JMD

La guerre sous-marine fait rage mais le courrier, forcément censuré, semble arriver correctement en Guyane. Dix jours ébranlent le monde en Russie. À 7000 km de la métropole, le forçat Jacob a-t-il connaissance de la révolution bolchevique ? Les fronts craquent dans les tranchées européennes. Les poilus mettent la crosse en l’air après le désastre de l’offensive du Chemin des Dames orchestrée par le général Nivelle, boucher en maître de la stratégie française. Le vainqueur de Verdun le remplace et rétablit la situation. Michel et le fils de Jacques sont morts, nous apprend le courrier adressé à Marie. Michel ? C’est Miguel Almereyda ; ami et soutien de Jacob, le fondateur du Bonnet Rouge est retrouvé pendu dans sa cellule le 14 août. Officiellement, c’est un suicide. Le fils de Jacques Sautarel, ancien membre des Travailleurs de la Nuit, est mort au front quant à lui pour la patrie et pour les industriels qui en profitent pour s’enrichir.

Jacob n’est alors pas dupe du bourrage de crâne médiatique et persiste à croire la guerre longue. Il envisage même la paupérisation des masses à la suite du conflit mondial. « C’est malheureux d’voir sur les grands boul’vards tous ces gros qui font la foire. » en 1917 dit la chanson de Craonne. Et après ce sera la même chose écrit le fagot qui prédit même « l’âge d’or des producteurs ». Mais Barrabas-Jacob met surtout en scène sa famille imaginaire dans les onze lettres qui ont été conservées pour cette année. Émilienne fait échouer la septième tentative d’évasion.

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Deuxième semestre 1913 aux îles du Salut : malade comme un … bagnard


samedi 21 janvier 2017 par JMD

Si aux îles du Salut, balayées par les vents, le forçat Jacob peut jouir d’un espace relativement plus sain, il n’échappe en revanche ni aux tracas ordinaires que sont rhumes, fièvres et névralgies, ni aux maux issus de la claustration, de la vie carcérale et de la promiscuité. Le scorbut l’a atteint maintes fois dans les cachots de la réclusion à Saint Joseph et le premier semestre de l’année 1913 l’a trouvé « complétement schopenhaurisé ». Le second ne s’annonce pas mieux. Six mois d’hospitalisation, des douleurs insupportables au point que le fagot pense mettre fin à ses jours si le supplice recommence. Jacob souffre d’une ostéite au sternum, cette « carie des os » dont serait mort le pharaon Ramses II en -1213. Ne reste alors plus qu’à curer les parties infectées et attendre une lente, une trop lente cicatrisation. Lire le reste de cet article »

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