Articles taggés avec ‘Nada’

Calendrier Jacob : janvier 2021


vendredi 8 mai 2020 par JMD

Tirer la première de couverture à soi

Une lampe torche qui éclaire anachroniquement dans la nuit la main s’emparant d’une liasse de billets ? Assurément c’est un roman policier ! L’homme a la posture de Fantômas, chapeau haut de forme sur la tête, une canne ou un trousseau de clés dans la main ? C’est bien sûr l’autre cambrioleur, celui de papier, que l’on voit. Et quand le couvre-chef devient chapeau melon, nous nous plongeons aussitôt dans cette si « Belle Époque ». Une chaîne ? Celle de l’oppression, celle du forçat dans son cachot ! Une scène de vol, des souris et un parapluie renversé (brochure de l’office du tourisme de Reuilly, 1993). Une incroyable histoire paradoxalement évoquée par le visage paisible de cet honorable vieillard ? Suggérer et donner l’envie de lecture dès le premier regard. Le choix de l’image, celui de son fond sont primordiaux. Consumérisme oblige, l’éditeur pratique le plus souvent un facile stéréotype et joue avec les lieux communs. Le livre doit se vendre et le contenu de l’ouvrage finit par être révélé à la lumière d’une première de couverture que l’on complète par un titre et un sous-titre pour le moins évocateurs. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’Alexandre Jacob. Lire le reste de cet article »

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Le Calendrier Jacob 2020 du CIRA Marseille


samedi 25 avril 2020 par JMD

Depuis une dizaine d’années, les copains du Centre international de recherches sur l’anarchisme de Marseille sortent un calendrier à thème pour financer leurs activités de collecte, de classement et d’archivage de tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec le mouvement libertaire. Il y eut Les anarchistes et le théâtre en 2017, L’anarchisme autour du monde en 2018, des dessins d’artistes anarchistes en 2019… Celui de l’année 2020 est entièrement consacré à l’honnête cambrioleur. Tiré à 350 puis à 50 exemplaires, il a très vite été épuisé. C’est pourquoi nous vous le proposons ici en téléchargement et en treize articles. Douze mois plus un pour vous édifier sur l’illégalisme, le bagne ou encore les procès de Jacob. Douze mois plus un pour organiser votre temps sans lupinose. Douze mois plus un enfin pour un droit de vivre qui ne se mendie pas mais qui se prend ! Lire le reste de cet article »

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Tote bag


samedi 28 mars 2020 par JMD

Objet consumériste et publicitaire par excellence, le tote bag présente l’avantage d’offrir un espace de visibilité nettement plus large qu’un tout petit stylo, qu’une gomme riquiqui ou encore qu’un sticker aux dimensions réduites. Comme un t-shirt, sa fonction portable accroit encore plus la portée du message qu’on véhicule. Le tote bag est un sac en toile généralement blanche, sans fermeture mais avec deux petites anses que l’on peut accrocher à l’épaule, nanti d’une esthétique pour le moins minimaliste si l’on considère sa forme carrée d’environ 40 cm de côté.  Un tote bag, par définition, se trimballe. En anglais dans le texte s’il vous plait, car c’est chez nos voisins de la Perfide Albion qu’il puise son origine. Utilisé au début du XXe siècle chez les postiers ou chez les crieurs de journaux, il vous transforme aujourd’hui à peu de frais en véritable homme ou femme sandwich pour vanter telle ou telle marque de fringue ayant des usines dans les pays pauvres, tel ou tel parfum qui pue mais qui coûte très cher, tel ou tel produit à la manque indispensable. Qui n’a pas son joli tote bag ? Lire le reste de cet article »

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Cuvée Marius… Lupin


samedi 21 mars 2020 par JMD

Nous n’aurons pas l’outrecuidance de nous poser en amateur œnologue éclairé et averti. Nous ne vous parlerons donc pas de sa cuisse et de sa robe, de sa couleur et de sa force ou même, pourquoi pas, de sa durée en bouche. Le blanc de Reuilly est bigrement bon, foutrement bon, incontestablement bon. AOC depuis le 9 septembre 1937. Un peu moins de deux ans plus tard, l’honnête forain vendant sa bonneterie sous l’enseigne Marius dans les foires et marchés des environs s’installait avec sa femme Pauline et sa mère Marie dans une petite maison du hameau de Bois Saint Denis. Un honnête forain. Ce n’est que bien plus tard que les indigènes du cru – sic – apprirent qu’il fut aussi cambrioleur, bagnard et anarchiste. Lire le reste de cet article »

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« Vous aurez ma graisse, pas ma peau », Clément Duval


mardi 26 novembre 2019 par JMD

« Donc camarades, si vous agissez, faîtes-vous tuer, couper la tête. Mais n’allez jamais au bagne »

Ainsi se concluent les mémoires de Clément Duval et cette phrase, lancée comme un avertissement, justifie à elle seule l’importance du témoignage de l’enfermé à ciel ouvert que fut cet anarchiste. Espérance de vie du transporté à l’arrivée en Guyane ? À peine cinq ans ! Duval y est resté presque quinze ! C’est dire combien résonne lourdement cette conclusion et combien elle illustre à merveille ce système éliminatoire, cette véritable extermination programmée depuis le décret-loi impérial du 30 mai 1854 et renforcée par la sinistre loi républicaine de 1885 instituant la relégation. Aux condamnés aux travaux forcés à temps ou à perpétuité viennent ainsi s’ajouter – époque hygiéniste et climat médiatique d’insécurité obligent – les multirécidivistes de la petite et moyenne délinquance que l’on expurge à plus de 7000 km de la métropole. Le robinet d’eau sale coule à flot et le bagne a vécu presque centenaire. De sa création jusqu’à l’arrêt de la transportation en 1938, ce furent près de 75000 « vaincus de guerre sociale », comme les appelait l’honnête bagnard Jacob en 1914, qui ont fini leur vie dans le ventre d’un requin ou bien enfouis anonymes dans les limbes de la tourbe amazonienne. Et, comme il est écrit sur la quatrième de couverture du livre que les éditions Nada viennent fort à propos de rééditer : « rares sont ceux qui ont survécu à l’enfer du bagne, plus rares encore ceux qui ont pu le raconter ». Lire le reste de cet article »

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Salut Josette


jeudi 24 janvier 2019 par JMD

Église de Châtillon Saint Jean, Drôme, lundi 21 janvier 2019. Il est 16 heures. René se lève, caresse tendrement le cercueil. Il s’avance vers l’autel et s’approche du micro que lui tend le curé de la paroisse. Le sanctuaire catholique est plein à craquer. Les yeux gonflés de son amour brisé, René parle et c’est juste beau. Il a préparé son texte, il lit lentement, sa voix se casse par endroit. Il s’arrête, souffle un peu, puis reprend. Ce n’est pas un panégyrique, ce n’est pas une oraison funèbre. C’est un dernier salut, un si beau salut. Il dit ce jour, cette soirée dansante magique où il a rencontré Josette, sa Josette, sa belle Josette qui lui avait malicieusement laissé son numéro de téléphone écrit à la va-vite sur une serviette en papier. Onze ans se sont écoulés. Onze années d’un bonheur parfait bouffées, laminées par ce méchant crabe qui ne lui a laissé que si peu d’alternative. Josette Duc est morte et son René, son bon  René, son beau René, « son prince charmant en or massif » l’a accompagnée jusqu’au bout de la vie. Lire le reste de cet article »

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Protocole inspiré des sages lupiniens de Sion


samedi 22 octobre 2016 par JMD

Est-il des lieux où souffle l’esprit ? C’est là, à une trentaine de kilomètres d’Epinal, de Toul et de Nancy, que nous avions posé pour deux jours de salon notre pignolesque production accompagnée de quelques honnêtes ouvrages sur le bagne et sur qui vous savez qui n’est pas qui vous savez. Le chouette, le très chouette festival Pays Paysages réunissait à Sion, 540 m d’altitude, environ 50 auteurs lorrains en dédicace. La tête dans les étoiles et les pieds sur les étoiles aussi. Une vue à couper le souffle, Barres et la Vierge en prime. C’est un lieu de pèlerinage. Cela aurait dû inspirer le journaliste de l’Est Républicain venu couvrir l’évènement le 18 juin 2016. Il faut bien gagner sa croûte et remplir les colonnes de la feuille locale. Alors, pour relever le niveau de sa divine inspiration, il a arpenté l’étalage de livres et s’est posé devant les nôtres. L’œil s’est focalisé sur une biographie de l’honnête cambrioleur (celle de chez Nada). Quelques questions et l’article était écrit dans sa tête.  Sauf que … le protocole des sages lupiniens a encore frappé. Un papier où il est question du vrai qui vous savez.  Nous, on est allé siffler sur la colline sans dieu ni maître et on a expliqué aux chalands tout le contraire. Zaï zaï zaï zaï. Lire le reste de cet article »

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Lectures entartrices pour l’été 2016


samedi 18 juin 2016 par JMD

On ne va pas rechigner sur une aussi sympathique recension ; on ne va pas pinailler sur les quelques errements historiques commis par le père Noël dans les colonnes du n°52 de Siné Mensuel, avril 2016. Tout au plus, pourrions-nous relever l’oubli d’Alexandre Jacob l’honnête cambrioleur paru à l’Atelier de Création Libertaire huit ans plus tôt. Une Bd, deux livres ? Trois raison d’aimer Jacob sur le sable chaud ou ailleurs. Et sous les pavés, se lèveront des armées de Travailleurs. Vive les enfants de Cayenne et du Gloupier. Lire le reste de cet article »

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Dix questions … à Libertalia


dimanche 26 avril 2015 par JMD

Huit ans. Huit ans que le drapeau rouge et noir de la flibuste livresque flotte au vent de l’édition indépendante. Huit ans et quelque soixante-dix bouquins de derrière les fagots de l’alternative culture libertaire, antiautoritaire et anticarcérale. Car publier un livre n’est ni une chose aisée, ni même une entreprise neutre. Il faut souquer, aimer le texte, tirer des bords, corriger le texte, ça gîte sec aussi parfois, souvent niveau finance mais les 40e rugissants en valent le coup, et c’est toujours une aventure de pirates où l’on va à l’abordage du lecteur. Dis-moi ce que tu publies et je te dirai qui tu es … et tu nous diras qui tu es plutôt. Libertalia est une maison d’édition qui nous montre que l’engagement c’est la vie et qui, en huit années d’un dur, laborieux, artisanal mais aussi jouissif labeur a su distiller dans son catalogue un fameux arsenal dialectique de critique sociale. La crique du capitaine mais sans capitaine, ni dieu, ni maître. Lire le reste de cet article »

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A paraître chez Nada !


dimanche 8 mars 2015 par JMD

Voleur et anarchiste
Alexandre Marius Jacob

par Jean-Marc Delpech

4e de couverture :

La criminalité, en ce début de XXe siècle, augmenterait dans des proportions inquiétantes. La France a peur et la Belle Époque n’est qu’une façade. Devant, une bourgeoisie arrogante et triomphante. Derrière, la masse des traîne-misère et l’ordre répressif. Pas bouger le pauvre ! Sinon prison, bagne, échafaud. Le droit de vivre ? Il ne se mendie pas pour le cambrioleur Alexandre Jacob (1879-1954). Le droit de vivre ? Il se prend, nom d’une pince monseigneur ! Avec lui, le vol se pratique de manière industrielle et la rapine devient politique : Travailleurs de la nuit, maison anarchiste fondée en 1900. Mais l’honnête entrepreneur de démolition sociale va payer très cher ses atteintes à la propriété.

Nada éditions

ISBN : 9791092457087
200 p. – 13 x 19,5 cm –
16,00€

sortie prévue : fin avril 2015

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