Articles taggés avec ‘Arsène Lupin’

Double lupinose à Historia


jeudi 10 mai 2012 par JMD

On a beau être une des deux revues de vulgarisation historique les plus vendues en France et ne pas s’embarrasser d’exactitude lorsqu’il s’agit de faire la promotion d’ouvrage à prétention biographique. Historia ne fait pas dans la demi-mesure. Les deux modèles bien réels d’Arsène Lupin se nomment Jeannolle et Jacob, le premier est un voleur et le second aussi. En 1998 deux livres leur sont consacrés. Jean-Émile Néaumet évoque le premier dans  Un flic à la Bel­le Époque tandis que Bernard Thomas dresse le portrait extraordinaire du second dans une biographie plus que romancée. Mais de cela, Rémy Kauffer n’en a cure et n’en démord pas. Les deux criminels dont il reconnait au second un discours et une orientation politique, ont tellement marqué leur temps qu’ils ne pouvaient qu’inspirer Maurice Leblanc, auteur à la recherche du succès littéraire. On retrouvera ainsi au moins pour Jacob tous les errements du journaliste au canard Enchaîné récemment décédé : le père alcoolique, l’amante et la mère qui suivent aveuglément le glorieux bandit, Pierre Loti et les billets du cambrioleur, Arthur Roques qui devient même ici Alfred et qui peut donc dire bonjour, un procès sensationnel, une libération du bagne en 1928, un amour flamboyant en 1954 juste avant le suicide non moins flamboyant. Rien de nouveau sous le soleil bien réel de la lupinose, si ve n’est qu’à Historia on l’a chopé en double. Lire le reste de cet article »

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Barbare lupinose


mercredi 9 mai 2012 par JMD

La blogosphère est un terrain propice à la lupinose. Une étendue incommensurable pour une pandémie d’une profondeur abyssale. Nous savions nos amis nippons friands du gentleman cambrioleur imaginé par Maurice Leblanc. Le manga Détective Conan parait au pays du soleil levant en 1994 ; il devient vite un dessin animé dont raffolent à l’époque les jeunes têtes blondes devant leurs écrans de télévision. Le détective Conan tire son nom du créateur de Sherlock Holmes. Le héros, jeune adolescent (Shinishi Kudô) se transformant en petit enfant (Conan Edogawa), résout au fil des épisodes nombres d’intrigues policières. Son créateur, Gosho Aoyama, se serait inspiré, nous dit le site internet consacré au fameux privé japonais, de l’écrivain normand pour créer le personnage de Ran Mouri et ainsi lui rendre hommage. Seulement, on apprend dans cette fenêtre du web que le père d’Arsène Lupin aurait fortement été influencé par un extrémiste gauchiste, expert en cambriolage ! La barbare lupinose s’internationalise. Sayonara. Lire le reste de cet article »

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Bernard is dead, lupinose is alive


mardi 8 mai 2012 par JMD

Bernard ThomasBernard Thomas, journaliste, critique littéraire, romancier, est mort le 12 janvier dernier. Immédiatement, la presse (Figaro, Canard Enchaîné) a salué l’homme et l’écrivain, a souligné la puissance de sa verve et de sa causticité, a mis en avant l’auteur breton qui a exhumé de l’oubli historique l’Arsène Lupin marseillais. Seulement, les deux papiers parus dans le Nouvel Observateur le lendemain du trépas de cette plume multi-cartes que fut Bernard Thomas, outre le fait de verser dans une prose hagiographique somme toute normale puisque les morts sont d’autant plus de braves types que c’étaient des copains, ont vite fait de plonger sans aucun regard critique dans un fallacieux amalgame où l’on en oublierait presque l’anarchisme du principal intéressé. Lire le reste de cet article »

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Con presseur de lupinose


lundi 7 mai 2012 par JMD

Comme une allusion au 1er dan de l’aïkido, ShoDan nous invite, le 1er septembre 2011 sur son blog, la plume et le rouleau, à la rencontre de deux personnages. Le premier est un voleur anarchiste, le second un écrivain populaire d’origine bourgeoise connaissant la célébrité en inventant un génial gentleman cambrioleur. Nous ne savons pas où l’auteur de ce très long article a eu sa ceinture blanche mais il est sûr que long est le chemin qui mène à la parfaite compréhension des faits. ShoDan entend user de références sérieuses pour mettre en lumière le rapprochement Jacob – Lupin tant les sites qui l’évoquent sont souvent entachés de lourdes erreurs et / ou versent dans des digressions outrancières et hors de propos. Seulement … seulement, à trop vouloir nous épargner de longs développements, ShoDan s’est pécho une sérieuse lupinose et un sens certain de l’erreur. Lire le reste de cet article »

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Tout faux tout flamme


dimanche 6 mai 2012 par JMD

C’est bien connu et c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. Le 28 novembre 2011, à 8h50, sur la station de radio référent en matière de culture, et après avoir reçu l’actuel secrétaire général d’un obscur parti bleu – brun, un certain Jean-François Coppé, le chroniqueur littéraire François Angelier semble s’amuser du parallèle avec son texte présentant la réédition des Travailleurs de la Nuit chez L’Insomniaque. Evoquer un génial voleur après l’entretien avec l’ancien ministre du budget de Chirac de 2004 à 2007, cela revêt effectivement tous les semblants de la causticité. Seulement, en voulant exhiber sa science et sa verve, François Angelier nous donne en sept petites minutes un véritable festival international de lupinose où à la prétention vient s’ajouter une réelle bienveillance pour l’anachronisme. Jacob, né en 1869, est arrêté en 1901, puis condamné à 20 ans de travaux forcés ! A France Inculture, on s’embarrasse encore moins de précision : Alexandre Jacob cambriolait, Marius Jacob vendait des articles de bonneterie sur les marchés et foires du Berry. Une variante sans importance fort probablement. Décidément, moins on en a, plus on l’étale et moins on remarque que l’honnête cambrioleur n’est pas Arsène Lupin ! Lire le reste de cet article »

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Rien à foot !


samedi 5 mai 2012 par JMD

Nouvel opium du peuple, le sport aurait tendance à sublimer les fonctions primaires de notre réflexion. Le 19 juin 1954, Alexandre Jacob n’écrivait-il d’ailleurs pas à Josette passas : Aujourd’hui le muscle surclasse le cerveau. Toute la jeunesse se rue vers le sport. Décadence, avachissement. Les hommes ne réagissent plus contre les coups de l’autorité, ils se pâment en hurlant des bravos au Parc des Princes ou ailleurs. Rien n’a changé depuis. Et, si fumer tue, le foot peut rendre aussi très con … terrain propice à la lupinose lorsqu’il s’agit de retrouver quelques-uns des héros du ballon rond à l’occasion de la mort du légendaire brésilien Socratès. Lire le reste de cet article »

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Vrai Lupin et faux semblant à Libé


vendredi 4 mai 2012 par JMD

Un gros dessin, un tout petit texte et cela suffit. Le titre de l’article lui-même, écrit en très gros pour ceux qui aurait du mal à comprendre, permet au jacoblogueur initié de saisir la très forte affliction qui touche son auteur Fabrice Drouzy : Arsène Lupin, le vrai. Vite lu, vite consommé, vite digéré. Peut-être s’agit-il d’une conception originale propre aux pages culturelles de Libération. L’article est paru le 25 février dernier et rend compte de la parution de l’ouvrage à caractère biographique signé par Jacques Colombat, cinéaste de son état et qui aurait mieux fait de le rester. On en reparlera en septembre. Mais à Libé, la vie de Marius Jacob qui inspira la fiction de Maurice Leblanc permet aussi de gloser sur le ridicule rapport historique de l’anarchiste à la violence. Lire le reste de cet article »

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Semaine Mondiale de la Lupinose : 4e année


jeudi 3 mai 2012 par JMD

Est-il besoin, au risque de nous voir attribuer un point Godwin par quelques-uns de nos gentils détracteurs,  de citer cet infâme baron qui, en juin 1936 à Berlin, pensait avoir vu les plus beaux jeux olympiques de sa vie, pour s’apercevoir que la lupinose frappe plus loin, plus haut, plus fort ? Nous préfèrerions, et de loin, évoquer  cette catégorie d’individus qui osent tout. Selon le dialoguiste Audiard, ce serait même à cela con les reconnait. La lupinose s’est révélée particulièrement active cette année. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à … Olivier Bour


samedi 15 octobre 2011 par JMD

Olivier est un bon copain. Accessoirement, il philosophe auprès de la jeunesse lycéenne de Meurthe et Moselle. L’idée d’interviewer ce creuseur d’encéphale n’était, à ce titre, point déplaisante. Olivier court aussi. Il fait du karaté et du tennis … mais du sportif accompli nous n’avons cure. En revanche, l’homonyme de Félix Bour, cause, converse, discourt, baragouine, jacte, discute, bavasse, papote, jacasse et dialogue et fait la causette de fort belle manière. Et, ce qui ne gâche rien au propos de cet ancien éleveur de poules, il ne citera pas, à la manière de certains, Jean-Baptiste Botul pour impressionner son auditoire et ne professera pas un quelconque et consumériste anarchisme pour ouvrir une non moins quelconque université populaire. C’est enfin de la matière à réflexion et à débat qu’Olivier a bien voulu ici nous donner en répondant à nos dix questions autour d’un honnête cambrioleur. Lire le reste de cet article »

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Dix questions à… L’Insomniaque


samedi 17 septembre 2011 par JMD

Tel un beau pléonasme, L’Insomniaque pourrait se lever tôt et émarger à l’esclavage salarié, à la suite cette Belle France, qu’avait si bien décrite Darien en son temps et qui, aujourd’hui, travaille plus pour gagner plus. Mais le travail tue ou rend libre. C’est selon. L’Insomniaque entend bien briser, à la manière des luddistes du début du XIXe siècle, les chaînes de l’oppression sociale et culturelle qui fait de l’individu lambda un paponnesque consommateur. Un but évident : ne pas se taire et répondre à l’injure permanente faite au droit de vivre. Depuis 1993, ses livres distillent un chouette savoir, un savant bonheur, une lumineuse et intelligente subversion. Des artisans de la lettre, un point d’honneur à ne produire que des bouquins pas chers et de qualité, et surtout une intense jubilation à tenir entre ses mains, en 1995, l’indispensable ouvrage, réédité neuf ans plus tard. C’est peu dire que la sortie des Ecrits d’Alexandre Marius Jacob, sa réédition et les trois déclinaisons de la collection A Couteaux Tirés permettent d’entrevoir autre chose qu’un singulier voleur distillant, sans parcimonie aucune, des coups plus fameux les uns que les autres. La nouvelle sortie, ce mois de septembre, des Travailleurs de la Nuit, petit opus réunissant la déclaration Pourquoi j’ai cambriolé ? et les Souvenirs d’un révolté dans la collection Petites Insomnies, était l’occasion, pour le Jacoblog, de poser dix petites questions aux Insos de Montreuil. Lire le reste de cet article »

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Connaissez-vous Arsène Lupin ?


samedi 7 mai 2011 par JMD

Lupinose pour un champion. Si le jeu possède son utilité sociale quand il est pratiqué collectivement, le questionnaire permet de mesurer un niveau individuel de savoir. Inséparable du développement de la presse nationale ou thématique, les quizz en tout genre fleurissent pour égayer la lecture forcément plus austère de tel ou tel papier ; par exemple, sur l’histoire du crime ou encore sur celle du gentleman cambrioleur. Et le résultat de tomber. Imparable. Vous êtes assurément atteints de lupinose lorsque que vous lisez Historia ou Le Figaro. Dis-moi ce que tu réponds et je te dirais ton degré d’affliction. Car si vous connaissez Arsène Lupin, si le monde des bandits n’a plus de secret pour vous, il n’est pas sûr en revanche que vous maîtrisiez la geste jacobienne. Lire le reste de cet article »

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Le jeu d’Emile Lupin


vendredi 6 mai 2011 par JMD

Ca commence toujours ou presque par « Chers amis, bonjour ! » et ça fait plus de cinquante ans que ça dure. Le jeu des 1000 euros est même le plus ancien des jeux du paysage radiophonique français. Et, de ville en ville, Lucien Jeunesse, Louis Bozon mais aussi Roger Lanzac, Maurice Gardett ou encore Albert Raisner ont égrainé nombre de questions bleues, blanches et rouges. Depuis trois ans, c’est Nicolas Stoufflet qui s’y colle. Sous les cris d’un public déchaîné et le plus souvent provincial, on ne compte plus les candidats qui ont tenté le banco puis qui se sont ramassé ou pas sur le super banco. Le mardi 23 novembre 2010, l’animateur de France Inter a posé ses valises dans un petit village de l’Indre où l’on boit du rouge AOC, où l’on mange du boudin et où l’on semble atteint d’une vache et bizarre maladie. Lire le reste de cet article »

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Universalienne lupinose


jeudi 5 mai 2011 par JMD

L’historien démêle par définition les fils du passé et la tâche n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Car étroite est la marge entre la perception du fait et le fait lui-même. Car facile est le stéréotype. Car la démarche révisionniste n’écrase pas forcément l’imagerie traditionnelle quand la déformation a prise dans le réel. Si, longtemps, certains ont eu la chance de se lever de bonne heure, plus longtemps encore la barbe de Carolus Magnus, créateur de l’école formatrice et non émancipatrice, resta joliment fleurie. A Epinal comme dans le reste de l’hexagone, l’idée d’une France fièrement résistante demeure tenace. On sait fort heureusement aujourd’hui que peu nombreux partirent en août 1914 la fleur au fusil. Peu vers Berlin et encore moins une bonne centaine d’année plus tôt suivirent, le cœur altier, le tyran corse à l’assaut des steppes russes. Jean Tulard est justement spécialiste du fait napoléonien mais ce n’est pas à ce titre qu’il intègre la galaxie des victimes de la lupinose. Lire le reste de cet article »

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L’Almanach du Berricon


mercredi 4 mai 2011 par JMD

Les almanachs ont, théoriquement, une durée de vie limitée, égrainant jour après jour, mois après mois, leur lot de recettes du cru, de petits trucs sympas pour illuminer les cuivres ou enlever la tâche de myrtille qui tue. Passé le 31 décembre, les tâches reviennent et les cuivres se ternissent. S’il ne brille guère par la valeur des informations données, l’almanach est bien souvent lié à son lecteur par un thème précis, une région déterminée, une pratique sportive ou culturelle. En 1940, l’almanach Wehrmacht rassemblait les aficionados de la Blitzkrieg. En 2006, celui du Berrichon, comme son nom l’indique, couvre une aire géographique particulière. Lire le reste de cet article »

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La lupinose du Routard


lundi 2 mai 2011 par JMD

En route pour la Provence. Ses mille merveilles, ses senteurs de lavande et son savon de Marseille. Le cœur altier et la besace du vieux campeur bien remplie, tu peux, ami touriste, béotien du lieu, aller découvrir les curiosités de la cité phocéenne grâce aux conseils du moustachu, qui a perdu frisettes et bacchantes, Atlas cool qui porte la terre sur le dos. Relégué sur la tranche du guide et réduit en première de couverture au profit d’une image stéréotypée et évocatrice du paysage, le routard ne t’en donnera pas moins moult et moult conseils, pratiques, judicieux, et avec ce ton si caractéristique, si proche de toi, si simple, si plaisant, si particulier. Mieux vaut routard que jamais. Faisant fi des plus subtils anachronismes, le routard te dit tout, ami touriste. Où trouver un supporter non acéphale de l’OM ? Où manger une bonne bouillabaisse ? Où choper la lupinose ? Parce qu’en 2007-2008, « on dit que », dans le quartier de la Belle de Mai, un certain Alexandre Marius Jacob, honnête cambrioleur de son état, aurait inspiré un certain  Maurice Leblanc, écrivain nettement plus septentrional. On dit que … Lire le reste de cet article »

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