Jacob dans l’Est Républicain
dimanche 8 juin 2008 par JMD

Quoi de plus banal qu’un cimetière à la sortie d’un village, enserrant entre ses quatre murs ses indigènes morts pour la patrie ou morts pour rien ? A Reuilly pourtant, le boulevard des allongés constitue l’attraction touristique principale. C’est là que repose le célèbre aventurier, peut-être Arsène Lupin, devenu récemment prince des voleurs pour la presse locale. Lire le reste de cet article »
La presse berrichonne n’a pas manqué bien sûr de relater cet évènement reuillois que fut notre rencontre avec le président de l’office du tourisme de ce petit village riant, au bord de l’Arnon, à la fin du mois de mars 2001 (Voir le papier de La marseillaise du Berry à la fin de cet article). Claude Nerrand nous a confié un carton de papiers relatifs à Marius Jacob. Il s’agissait de recherches que l’ancien lieutenant-colonel avait effectuées pour les besoins de l’exposition qu’il a monté sur l’anarchiste, considéré alors comme un vieil homme tranquille. Si ce dossier, constitué en 1993, n’est pas fondamental pour la connaissance de l’illégaliste, il contient certaines informations intéressantes sur la fin de sa vie, sur le rapport ambigu et mythique avec Arsène Lupin mais aussi sur la famille du vieux marchand forain de Bois Saint Denis. Lire le reste de cet article »
Il y a peu, nous posions la question des rapports entre le hasard et l’attachement de la presse berrichonne au personnage de Reuilly. Voir la rubrique : produits dérivés. Mythe ? Légende ? Réalité ? C’est ce que se demande Sébastien Drouet dans un long article consacré à ce « héros » qui ne fut ni Arsène Lupin ni Marius Jacob. La preuve en est, nous dit le journaliste du Berry Magazine (n°85, avril, mai et juin 2008) que le vieux marchand forain « devant la gendarmerie (…) changeait de trottoir ». Donc, dans ce papier, Marius Jacob de Reuilly, revêt une fois des plus les habits ordinaires de l’homme tranquille qui aurait quelque chose à se reprocher. Rajoutons également un peu couard face à l’autorité instituée. Lire le reste de cet article »
On ne compte plus les articles de presse qui mentionnent Alexandre Jacob comme étant le VRAI Arsène Lupin. Si l’on doit première allusion au héros créé par Maurice Leblanc au Commandant Michel dans l’interview qu’il donne pour le magazine des frères Kessel, Confessions, en 1937, c’est bien Alain Sergent, lui-même qui impulse l’imposture lupinienne. La biographie qu’il écrit sur Jacob date de 1950. En août 1964, en collaboration avec Gilbert Guilleminault, il donne pour le n°213 du magazine de vulgarisation Historia un article au titre significatif : « L’homme qui servit de modèle à Arsène Lupin ». Le fallacieux parallèle est depuis presque systématiquement fait à chaque fois que l’on trouve un papier sur Jacob. La petite-fille de Maurice Leblanc s’est exprimée pour nous à ce propos. Lire le reste de cet article »
Lorsque je suis me suis fixé, presque par hasard, à Reuilly en 2001, je ne connaissais de cette ville que son vin, et encore par ouï-dire. En revanche, je connaissais Alexandre Jacob au travers de différents ouvrages surtout les deux volumes de correspondances publiés chez l’Insomniaque. J’avoue n’avoir fait le lien entre Reuilly et le pays où il ne se passe rien de Jacob, qu’une fois installé. Lire le reste de cet article »
Régulièrement la presse berrichonne édifie son lectorat, à l’occasion d’un évènement local, régional ou national, sur les terribles, extraordinaires, cocasses, aventureuses aventures de Marius Jacob. Dans le coin on dit Marius car, lorsqu’il s’y installe, c’est le prénom (son deuxième à l’état civil) qu’Alexandre utilisait sur son barnum pour vendre sa bonneterie sur les foires et marchés du Val de Loire. Extraordinaires, cocasses, terribles, aventureuses. Mais en règle générale, la réalité historique s’efface le plus souvent devant un imaginaire considéré comme plus sympathique ou comme plus acceptable parce que politiquement correct. Nous ne savons pas s’il s’agit d’un hasard, celui qui fait parfois bien les choses, mais les papiers sur Marius fleurissent comme les soldats de Badinguet tombaient à Gravelotte. Lire le reste de cet article »
Berthier : Vous savez comment les choses ont commencé pour faire connaître la vie de Jacob ? Moi, j’avais donc avant la guerre… Non ce n’est pas pendant la guerre. Pendant la guerre, nous étions complètement coupés de Paris et puis, pendant la guerre, vous pensez bien, il n’était pas question de faire un livre sur Jacob. En outre, toute la correspondance entre la zone libre et la zone occupée n’a été rétablie qu’après l’entrée des Allemands dans la zone libre après 1942. Il y avait à Paris, forcément entre 1944 et 1951 (puisque nous avions quitté Issoudun en 1951), Fernand Planche, un personnage du mouvement anarchiste qui avait été secrétaire d’un mouvement intitulé « La Synthèse Anarchiste« , dont le but était de concilier, tout au moins de rapprocher les doctrines et les militants de l’anarchisme pacifiste et de l’anarchisme individualiste. Lire le reste de cet article »
Président du syndicat d’initiative de Reuilly (Indre, 36),
Fait à Reuilly le 03 avril 2001
NERRAND : Dans l’environnement, que moi j’ai cherché, en fait le premier qui est venu me voir c’est donc Denizeau, un monsieur très gentil mais maintenant très âgé. Il a des difficultés à se déplacer mais il vient quand même régulièrement sur la tombe de Marius Jacob. C’est d’ailleurs lui qui a payé la nouvelle car l’ancienne a gelé, il y a deux ans. C’est lui qui en sait le plus parce que c’est lui qui a été un des héritiers de Marius Jacob. Il avait acheté la maison de Jacob avant qu’il ne meure. Lire le reste de cet article »
DE LA REPRISE NON-INDIVIDUELLE
ET A DES FINS COMMERCIALES D’UN MEC BIEN

Samedi 23 octobre 2004. Reuilly. 15 km au Sud de Vierzon. Un trou du cul du monde parmi tant d’autre. 17h15. Claude Nerrand, président de l’office du tourisme local, et Patrick Bertrand, adjoint au maire d’une commune sans étiquette et pourtant renommée pour son gros rouge qui tache, dévoilent une plaque de rue. Assistance peu nombreuse. L’impasse porte désormais le nom de Marius Jacob.
La mode est à la commémoration. Argument facile et publicitaire. Il y a 60 balais, les tommies nous libéraient des sicaires de tonton Adolf. Les étals des marchands du temple de la culture regorgent de bouquins sur l’événement. Il y 50 piges « le dernier des grands voleurs anarchistes » (dixit le Dictionnaire Biographique du Mouvement Ouvrier Français de Jean Maitron) se donnait la mort par injection de morphine et par inhalation de gaz carbonique dans sa maison du hameau de Bois Saint Denis à Reuilly, petit village berrychon. Lire le reste de cet article »