Archives pour le mois de septembre 2014

Jacob, Jean-Lucien et Alexis à Science Po


Dimanche 28 septembre 2014 par JMD

Revue Française de Science Politique

Volume 64 numéro 3 juin 2014 p.534-537

Relégués et transportés : punition et ordre républicain au temps des colonies[1]

En l’espace d’une année, trois ouvrages sont parus, éclairant chacun à leur manière un sujet qu’on pourrait tenir, à tort, pour fort rebattu : le bagne. Soixante ans exactement après que les portes du bagne se soient refermées et que les derniers bagnards aient été rapatriés sur le sol métropolitain, ces trois livres, la recherche de Jean-Lucien Sanchez sur la relégation et les récits de deux forçats, Alexis Trinquet et Jacob Law, témoignent des perspectives de recherche qui res­tent ouvertes dans un champ qui compte déjà des travaux universitaires de référence[2]. Lire le reste de cet article »

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Barrabas et la 1e Boucherie Mondiale


Samedi 27 septembre 2014 par JMD

Dans ses lettres du bagne, Alexandre Jacob évoque peu les évènements de l’actualité. Seule la première guerre mondiale semble retenir son attention. De 1914 à 1918, et même au-delà, l’embrasement de l’Europe lui autorise d’amples réflexions sur la nature humaine. Ce sont ces pensées qui frappent, en 1925, le journaliste Louis Roubaud lorsque ce dernier se laisse convaincre par la mère de Barrabas de lancer une campagne de presse dans les colonnes du Quotidien en faveur de sa libération. Le matricule 34777 sait alors dans ses missives faire preuve de prudence pour éviter les foudres de la censure qui frappe les propos pacifistes ou défaitistes. Mais il se révèle aussi et surtout totalement imperméable au bourrage de crâne hexagonal. Lire le reste de cet article »

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L’équipée volage de Rolland Auda


Dimanche 21 septembre 2014 par JMD

… Où l’on rencontre un certain voleur marseillais bien connu des jacoblogueurs. Fredalu a bien aimé et c’est peu dire que nous vous recommandons ce drôlatique, cet honnête et ébouriffant ouvrage.

L’Equipée sauvage

Rolland Auda

Editions Sarbacane, janvier 2013

12 octobre 1492 : « Nous retournons en Espagne » écrit Christophe Colomb depuis la Santa Maria. Son équipage et lui-même rebroussent chemin avant d’avoir touché terre et ils laissent la Niña et la Pinta se faire happer par l’esprit de la Brume Noire. Youpi !!! les peuples d’ « Amérique » n’ont pas été exterminés et le continent est devenu l’Empire Incaztèque. Ça c’est pour la base de ce roman uchronique : on a changé un événement historique et on en étudie les conséquences supposées.

En y ajoutant ici, un peu de fantastique. Lire le reste de cet article »

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De La Chine à la Guyane


Samedi 20 septembre 2014 par JMD

Gavroche

n°92, 16e année, mars-avril 1997

A propos d’un livre, p.21

Alain Dalotel

De la Chine à la Guyane, mémoires du bagnard Victor Petit 1879-1919

Paris, La Boutique de l’histoire, 1996, 324 p.

Victor Petit est venu «par mal­heur au mon­de», selon ses propres termes, le 27 janvier 1879 dans le quartier Jussieu, à Paris. C’est l’aîné des six enfants d’une famille ouvrière en butte à la misère. En mars 1889, les parents se suicident, accablés par les difficultés matérielles et la mort en 1886 et 1888 de leurs plus jeunes enfants. Victor et son jeune frère Louis sont remis à l’Assis­tance publique tandis que les deux autres enfants, Marie et Edouard, sont adoptés par un oncle. A 18 ans, Victor Petit s’engage pour quatre années dans les chasseurs alpins et espère quelque temps s’intégrer et con­naître une vie meilleure. Voulant voir du pays, il se porte volontaire pour partir en Chine lors de la guerre des Boxers, il quitte la France en juillet 1900. Dès lors, il va observer avec beaucoup d’attention tout ce qui l’entoure, réalisant l’état d’incurie de l’armée française ainsi que la natu­re de cette guerre coloniale qui relève du pur et simple pillage. Révolté d’instinct, il déserte par deux fois, il est condamné pour l’exemple à vingt ans de bagne par un Conseil de guerre en 1901. Lire le reste de cet article »

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Vrai anarchiste Faux Lupin ?


Dimanche 14 septembre 2014 par JMD

Les crimes de La Belle Epoque : l’anarchiste cambrioleur 2003

Zeaux Productions / Toute l’Histoire

Christine Bouteiller / Jean-Marc Berlières


L'anarchiste cambrioleur le vrai arsène lupin par danteenfer>

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Héros de télé !


Samedi 13 septembre 2014 par JMD

action et prise sur le tasLa presse écrite a largement contribué à véhiculer une image déformée d’Alexandre Jacob. Elle n’est pas le seul support médiatique à s’être emparé d’un personnage qui a peu à peu investi le champ culturel. En 1983, le scénariste Etienne Serval écrit à Robert Passas, ami de l’honnête cambrioleur, pour lui faire part d’un projet de téléfilm. Il a obtenu ses coordonnées par le biais de May Picqueray. Mais la chaîne de télévision TF1 rejette un sujet estimé « merveilleux … mais trop cher »[1]. Du héros d’un roman vrai, nous passons facilement au personnage de fiction, au héros d’un vrai roman. Car la vie d’Alexandre Jacob autorise la multiplication des scénarios, des histoires à rebondissements ; permet de tourner dans de multiples décors ; accroît de manière conséquente le nombre de personnages secondaires. Lire le reste de cet article »

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Vienna Jacob


Dimanche 7 septembre 2014 par JMD

Depuis 2001, le centre historique de Vienne, l’Innere Stadt, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est vrai que dans cette ville lisse, au calme apparent, le touriste, honnête et moyen, celui qui, à cinquante ans, a raté sa vie parce qu’il n’a toujours pas de Rolex, a largement de quoi digérer sa Schnitzel, sa Frittatensuppe et son chocolat en arpentant le Graben et les autres artères ; en valsant sur des airs de Strauss, de Mozart ou de Schubert ; en en courant les innombrables musées pour mirer les tableaux de Brueghel, d’Arcimboldo, de Klimt, de Schiele et tant d’autres ou pour s’édifier sur cette insupportable Elisabeth de Wittelsbach qui détestait ses luxueux appartement du Hofburg et qui a été butée en 1898 par Luigi Luccheni ; en longeant les allées vertes et boisées du château de Schönbrunn ; en se baguenaudant encore jusqu’à cet impressionnant immeuble colore qu’est l’Undertwasserhaus de la Kegelgasse. Il pourra enfin vomir son typique repas autrichien sur un des multiples manèges du Prater … ou sur des rares voitures de police qu’il croisera. Mais sait-il qu’il y a aussi des anarchistes dans cette métropole où le Danube coulerait bleu et où crèchent environ 1,7 million de personnes ? Il n’y en a pas un sur cent. Faites le calcul, ils existent ! Imagine-t-il même, cet honnête visiteur,  qu’il puisse y avoir un Centre International de Recherche sur l’Anarchisme, une bien belle bibliothèque, recluse au 124-126 de la Lerchenfelder Strasse (une fois la porte franchie, allez tout au fond et tournez à droite). Il parait que l’on peut désormais y trouver un honnête bouquin narrant les honnêtes cambriolages de cette honnête personne qui n’a jamais été Arsène Lupin et qui n’a jamais, hélas !, travaillé dans cette si jolie bourgade, capitale de l’empire austro-hongrois des Habsbourg. Lire le reste de cet article »

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La fine fleur de Provence


Samedi 6 septembre 2014 par JMD

En 1783 Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, s’émerveillait devant cet « abîme sans fond » où, selon la légende, Saint Véran, évêque de Cavaillon, aurait chassé le terrible Coulobre. C’est d’un autre trou, bien plus dégueulasse, qu’Alexandre Jacob, matricule 34777, écrit à sa mère le 15 juin 1912. Celui qui, sept ans plus tôt, avait servi le 24 juillet devant des jurés orléanais atterrés, « du Juvénal en bouillabaisse » et « de l’Aristophane en aïoli », dit souffrir des rigueurs du climat équatorial guyanais : « J’ai chopé un rhume de primo cartella. Le nez me coulait comme la fontaine de Vaucluse » ! La « fine fleur de Provence » n’a rien perdu de sa méridionale faconde. Le petit Bab, nourri aux clichés du Midi, a voulu voir si l’eau coulait toujours sous les ponts de la Sorgue, du Rhône ou dans la combe de Lourmarin. Il a vu des marchands du temple, d’honnêtes pizzaiolos et des cloches avignonnaises. Il a grimpé sur les toits pour gueuler que le droit de vivre ne se mendiait pas, qu’il se prenait avant de clôturer son honnête tournée en allant faire le coucou aux copains du CIRA de Marseille, au 50 de la rue Consolat. Là, il a trouvé des fleurs d’anarchie et une bien étrange boiboite. A vous, pour ce quizz de rentrée où il n’y a rien à gagner, de nous dire à quoi elle a bien pu servir et qui a bien pu la fabriquer ? Lire le reste de cet article »

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