Archives pour le mois de avril 2012

Marius et l’illégalisme


Dimanche 29 avril 2012 par JMD

A Reuilly, \La revue Solidarité met Marius Jacob dans une espèce d’impasse dialectique. Pouvons-nous reprocher à un article sur Marius Jacob et l’illégalisme le fait de s’appuyer en 2006 sur les biographies existantes  à l’époque ? Certes non. On peut toutefois relever le manque de recul face aux extraordinaires aventures du voleur Jacob développées dans les dits ouvrages à prétention historique. Dommageable est cette perspective parce qu’elle nuit à l’intéressante interprétation des actes que produit en deuxième partie le papier paru dans le n°26 de la revue trimestrielle Solidarité du SIA de Caen en novembre 2006. L’analyse ouvre un débat : celui de la pertinence du vol comme acte révolutionnaire. Elle le clôt hélas aussi : ce ne serait qu’un moyen parmi tant d’autres. Lire le reste de cet article »

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Où trouver Jacob ?


Samedi 28 avril 2012 par JMD

pancarte Marius JacobLa question peut paraître farfelue mais restreindre la réponse au seul boulevard des allongés de Reuilly dans l’Indre n’apporterait quasiment aucun élément de compréhension sur l’homme. Il se pourrait même que la vision que l’on en ait puisse être déformer par les propos d’historiens locaux ou prétendus tels. Il nous a semblé utile, au bout de quatre années d’investigations jacobiennes, de donner au visiteur du blog de l’honnête cambrioleur une liste, plus ou moins complète, de lieux et de livres où l’on est presque sûr d’aborder l’illégaliste, le bagnard et le marchand forain. Ecce Alexandre Marius Jacob.

Il existe à ce jour quatre biographies de Jacob. Alain Sergent a été en 1950 le premier à tirer le portrait de l’illégaliste dans Un anarchiste de la Belle Epoque paru aux Editions du Seuil. En 1970, le journaliste et romancier Bernard Thomas fait du voleur un aventurier hors norme dans son Jacob paru chez Tchou. C’est, à peu de mots près, le même livre que l’on retrouve chez Mazarine en 1998 avec Les vies d’Alexandre Jacob. L’ouvrage a été édité en espagnol et en italien. Auparavant, en 1993, l’avocat niçois William Caruchet donne une version encore plus affabulatrice de l’histoire du voleur dans son Marius Jacob anarchiste cambrioleur paru chez Séguier. Bernard Thomas intente d’ailleurs un procès pour plagiat à ce dernier. Considérons ces trois ouvrages utiles à l’historiographie. Celui de Sergent doit être mis à part car l’écrivain a imaginé son livre sur les dires même de Jacob. Lire le reste de cet article »

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Ravachol


Dimanche 22 avril 2012 par JMD

Publiée sur le site Rebellyon.info, le 11 juillet 2011, date du 121e anniversaire de la mort du saint anarchiste, la biographie de Ravachol présente au moins deux avantages, et c’est pourquoi nous la mettons en ligne dans les colonnes du Jacoblog. Elle tranche littéralement dans le lard des biographies que nous pouvons trouver dans les revues de vulgarisation à prétention historique où le propagandiste par le fait est le plus souvent présenté comme « un minable » assassin. Voyeurisme consumériste malsain permettant de gober sans digérer le fait divers et le sentiment d’insécurité. Elle offre ensuite la possibilité d’entrevoir un parcours qui nous emmène fatalement à la Veuve de Montbrison et d’apporter des éléments explicatifs à la fameuse déclaration interdite lors du procès du 21 juin 1892. En ce sens, nous pouvons alors montrer un homme théorisant sa propagande par le fait et sortir de l’inénarrable débat non historique d’une condamnation a priori de l’homme et des ses actes. Lire le reste de cet article »

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Ravachol 1892 : des gens comme tout le monde !


Samedi 21 avril 2012 par JMD

Les faits sont connus. Loin de confirmer l’idée reçue d’une violence aveugle spécifique au mouvement anarchiste, ils révèlent combien il peut être malaisé d’interpréter des actes considérés par la vulgate seulement comme relevant du droit commun. Le couperet qui tombe à Montbrison, le 11 juillet 1892, ne serait ainsi que l’aboutissement normal d’un processus judiciaire logique. Assassin et profanateur, François Claudius Koenigstein a été raccourci. Il a expié ses crimes. Au-delà, l’incompréhension. Car on n’a pas laissé à Ravachol le temps de proclamer ses convictions. Sa déclaration qui parut dans La Révolte n°40 (1-7 juillet 1892) et Le Père Peinard n°172 du 3-10 juillet 1892, a été publiée par Zanzara anthée en 1997, puis reprise sur les sites Infokiosques.net et Rebellyon.info. Et désormais sur le blog de l’honnête cambrioleur. Lire le reste de cet article »

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Espace MOLODOI, Strasbourg, 1er mai 2012


Lundi 16 avril 2012 par JMD

Nous n’irons pas reprendre le Chant de guerre de l’armée du Rhin le mercredi 1er mai au centre Molodoï de Strasbourg (19 rue du Ban de la Roche, sortie Porte de Schirmeck quand on est sur la voie de contournement) qui fête pour l’occasion ses 18 années d’existence. Nous irons causer illégalisme et honnête cambrioleur pour la journée internationale de lutte des travailleurs et non la fête du travail que l’on voudrait bien croire. La question sociale par la plume est une des problématiques récurrentes des cambriolages d’Alexandre Jacob. Il s’agira alors de montrer le vol comme une réponse politique à l’exploitation capitaliste à la fin du XIXe siècle toute aussi pertinente que le syndicat, et l’illégalisme comme une composante à part entière du mouvement libertaire à cette époque. Et pour compléter le propos, mini expo Les anarchistes 1900 vus par la presse bourgeoise, une table de presse (avec les éditions de La Pigne aussi) … Alors ? On espère vous retrouver nombreux là-bas. Pour s’y rendre, il suffit de suivre le plan. Lire le reste de cet article »

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Pigne PUB Bocalblues de Gil


Dimanche 15 avril 2012 par JMD

Le BOCALBLUES de Gil ne va pas tarder à arriver aux éditions de La Pigne et sur du vrai papier en bois d’arbre. La souscription reste ouverte jusqu’au 1er mai et vous pouvez télécharger le bon sur le site de La Pigne. Vous trouverez dans cet honnête bouquin environ 170 dessins d’un génial, drôle, caustique, hilarant poicaille rouge dans son bocal. Tout en couleur sur 80 pages au format 15×15 cm et le tout pour la modique somme de 12€00 le livre ou 9€00l’unité à partir de 5 livres commandés. Les frais de port sont offert avec la souscription. Le prix public sera de 13€00. Les chèques à l’ordre de LA PIGNE sont à envoyer à :
Editions de la Pigne
21 rue Yvan Goll
88100 Saint Dié
Gil
est né en 1959. Il a publié plusieurs recueils de dessins, parmi lesquels Le Monde n’est pas une marchandise (No Pasaran, 2007). De 1984 à 2000, il a participé aux activités du fanzine et du label On a faim ! avec Jean-Pierre Levaray dont il illustre le livre Tue Ton Patron aux éditions Libertalia en février 2010. C’est encore lui qui met en image l’excellent ouvrage d’Eric Fournier La cité du sang, toujours chez Libertalia en 2008. Il est aussi l’illustrateur de nombreux groupes et de label de la mouvance dite alternative.et indépendante.

Merci à tous ceux et celles qui ont déjà souscrit et merci à tous ceux et celles qui vont le faire. On a besoin de vous pour faire vivre le poisson de Gil. Hasta La Pigna Siempre

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Au pays des frelons (4)


Samedi 14 avril 2012 par JMD

Juin 1905 au pays des frelons. A l’initiative très certainement des avocats parisiens, dix des condamnés d’Amiens dont Jacques Sautarel et Marie Jacob se sont pourvu en cassation. L’absence de preuves a du être invoquée pour réclamer un nouveau passage devant les assises, mais très certainement aussi l’incident violent de la sixième audience. En effet, Mes Lagasse et Hesse ont déposé au nom de leur client des conclusions en nullité de procédure à la suite de leur altercation verbale avec le président Wehekind. Ce dernier a de plus procédé à l’élection du jury d’une manière contraire à l’organisation prévue par la loi. La chambre criminelle de la cour de cassation est saisie. Le 9 juin, elle casse l’arrêt de la cour d’assises de la Somme pour vices de forme et ce au grand étonnement d’Alexandre Jacob qui ne manque pas d’ironiser sur le fonctionnement de la justice dans les trois lettres qui suivent. C’est alors à Laon que doit se tenir le dernier des procès impliquant les Travailleurs de la Nuit. Dix d’entre eux ont à comparaître à nouveaux : Marie Jacob, Jacques Sautarel, Rose Roux, Léon et Angèle Ferré, Honoré Bonnefoy, Jules Clarenson, François Brunus, François Vaillant et Marius Baudy. Lire le reste de cet article »

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Les yeux de Pâques


Lundi 9 avril 2012 par JMD

Deux paires d’yeux. Les deux pétillent. La vie devant pour l’un ; la vie derrière pour l’autre. Des yeux d’ananar. Les quatre ont bien connu l’honnête cambrioleur et se foutent royalement d’une fête religieuse - devenue une pompe à chocolat et à fric -, une fête et une religion qui n’ont jamais apporté le bonheur et l’égalité sur terre. On est dans le Berry, tout juste avant la guerre, et c’est le seul petit indice que nous vous donnerons pour trouver la solution de ce quizz du quatrième anniversaire. Car, comme toujours, il n’y a rien à gagner. Juste le plaisir de retrouver ces deux honnêtes quidams. Juste le plaisir de jouer. Il suffit de dire en commentaire à qui appartiennent ces quatre yeux … Et bientôt la solution.

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Propriété


Dimanche 8 avril 2012 par JMD

Parce qu’il oppose propriété collective et propriété individuelle, l’article de Maurice Lucas met en relief une société duale où la jouissance individuelle annihile, par le droit et la justice de classe, le bien commun. L’accumulation de richesses par la spéculation, l’appropriation ou l’exploitation minimise au mieux le bonheur collectif ; elle le détruit dans le pire des cas et la plupart du temps. Le droit naturel de vivre devient de la sorte inopérant, illégal même lorsque l’on cherche à l’appliquer coûte que coûte, et, s’il fait référence à Proudhon, le papier paru dans le numéro 10 de Germinal en date du 12 au 18 mars 1905, peut tout aussi bien faire allusion au quatrième couplet de l’Internationale : Hideux dans leur apothéose, les rois de la mine et du rail ont-ils jamais fait autre chose que dévaliser le travail ? Dans les coffres-forts de la bande, ce qu’il a créé s’est fondu. En décrétant qu’on le lui rende le peuple ne veut que son dû. Le ton de Maurice Lucas se veut au début didactique. Ses explications sur la notion de propriété ne visent finalement qu’à approuver et légitimer les actes d’individus, hommes et femmes assemblés, traînés pieds et poings liés devant des jugeurs pour avoir pratiqué la reprise individuelle et l’illégalisme anarchiste. L’exemple des Travailleurs de la Nuit lui permet enfin de prophétiser une révolution où la classe possédante ne devra pas attendre de cadeaux. Lire le reste de cet article »

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Le Jacoblog a QUATRE ans !


Samedi 7 avril 2012 par JMD

07 avril 2008 - 07 avril 2012. Quatre ans déjà. D’article en article, nous n’avons pas vu le temps passer, contrairement à l’enfermé dans son cachot de l’île Saint Joseph qui égraine les jours qui coulent comme lui à coup de barres sur les murs de sa cage. Et le pire, ou plutôt le mieux, c’est selon, les articles se sont suivis à la manière des tournées des Travailleurs de la Nuit. Quatre ans. Nous pourrions nous lasser du rythme, du sujet, de la formidable empathie qui peut se dégager de l’étude d’un honnête cambrioleur. L’idée même de suspendre nos doigts au-dessus des touches du clavier et d’aller baguenauder sur les réseaux sociaux ou d’émarger un peu plus à l’esclavage citoyen et salarié ne nous a pourtant pas effleuré l’esprit. Quatre ans. Il reste tant à dire et tant à faire pour mettre en lumière l’illégalisme d’un Jacob et afficher les réalités de l’horreur carcérale subie. Il reste tant à dire et tant à faire pour démonter les faciles mécanismes et pourtant si tenaces et consuméristes qui font prévaloir l’aventurier et son corollaire lupinien sur l’homme politique. Quatre ans. 662 articles visités environ 120000 fois et des commentaires réjouis ou assassins. De quoi refiler une sacrée patate et ce d’autant plus qu’il y a du grain à moudre. L’année prochaine ? On dira certainement : Cinq ans ! Non déjà ?

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