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L’Enfer nîmois du bagne 15


dimanche 9 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 5 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

À la visite médicale. Un jeune bagnard se présente, le corps squelettique.

  • Monsieur le Major, je me sens faible ; soyez assez bon de me donner un fortifiant et un peu de repos

Le chef de camp, qui assiste toujours à la visite :

  • Monsieur le docteur, c’est une mauvaise tête ; il vient de sortir du cachot.

Le médecin : « Ah ! oui… eh bien, il a besoin de se retaper un peu à l’hôpital !

Un autre condamné lui succède. Il a une plaie à la jambe.

Le chef de camp, sans préambule :

  • Monsieur le Docteur, c’est un maquillage !

Le médecin le toise, se lève de son siège et lui dit :

  • Tenez, prenez mon casque et asseyez-vous à ma place !

Tète du chef de camp.

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L’enfer nîmois du bagne – 1936


samedi 25 octobre 2025 par JMD

Paul Roussenq réécrit ses souvenirs pour au moins trois raisons. Cette activité vient briser l’oisiveté, l’apathie et le désœuvrement consécutifs à la claustration. Éternel insatisfait, l’homme éprouve ensuite le besoin continuel de corriger ses écrits, de reprendre et de rectifier ses souvenirs, de rajouter et de préciser des faits. L’ensemble de ses récits et poèmes peuvent enfin et à l’occasion constituer une source de revenus d’autant plus appréciable que, depuis sa rupture avec le parti communiste au début de l’année 1934, Roussenq vit dans l’indigence, alternant les périodes d’hospitalisation et d’emprisonnement quand il n’est pas sur les routes de France et de Navarre. L’anarchiste, libre de toute attache, a quitté en mai 1935 Aimargues dans le Gard où il résidait depuis son retour d’URSS. La main de la justice le condamne à deux mois de prison le 25 mai à Belfort pour infraction à l’interdiction de séjour[1] ; le 15 juin, le parquet de Dijon lui inflige par défaut 100 francs d’amende pour n’avoir pas payé son titre de transport le 9 mai précédent[2]. Il est arrêté en 1936 à Montpellier[3]. En janvier et février de cette année parait « l’Enfer du bagne » dans les colonnes du Républicain du Gard. C’est la septième version des souvenirs de bagne que l’on peut lire désormais grâce à la numérisation de la presse régionale par Gallica, le site internet de la Bibliothèque Nationale de France.

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Vers la libération


samedi 12 avril 2014 par JMD

La campagne de presse qui débute le 27 février 1925 dans les colonnes du Peuple, organe de la CGT, se poursuit dans celles du Quotidien. Elle aboutit cinq mois plus tard à la commutation de peine du forçat 34777. Mais cette grâce intervient aussi dans le contexte bien précis d’un critique généralisée du bagne. Marie Jacob a d’ailleurs rencontré Albert Londres à Paris. Ses appels à l’aide et au soutien trouvent alors de plus en plus d’écho. Toutes les tentatives de la mère courage, jusqu’à présent, s’étaient soldées par des échecs. Lire le reste de cet article »

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