Articles taggés avec ‘Allmeyer’

L’Enfer nîmois du bagne 15


dimanche 9 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 5 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

À la visite médicale. Un jeune bagnard se présente, le corps squelettique.

  • Monsieur le Major, je me sens faible ; soyez assez bon de me donner un fortifiant et un peu de repos

Le chef de camp, qui assiste toujours à la visite :

  • Monsieur le docteur, c’est une mauvaise tête ; il vient de sortir du cachot.

Le médecin : « Ah ! oui… eh bien, il a besoin de se retaper un peu à l’hôpital !

Un autre condamné lui succède. Il a une plaie à la jambe.

Le chef de camp, sans préambule :

  • Monsieur le Docteur, c’est un maquillage !

Le médecin le toise, se lève de son siège et lui dit :

  • Tenez, prenez mon casque et asseyez-vous à ma place !

Tète du chef de camp.

Lire le reste de cet article »
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 sur 5)
Loading...

Le Visage du Bagne : chapitre 3 Aux Iles du Salut


mardi 19 septembre 2023 par JMD

La « Loire » s’annonça, par trois fois, en mugissements prolongés ; peu après, elle mouillait ses ancres, après une traversée de quatorze jours[1].

C’était le 13 janvier 1909.

Dans la rade, et en notre honneur, il y avait deux vapeurs côtiers de la Compagnie de navigation guyanaise, toute une flottille de chalands, de canots et de baleinières.

Cette flottille évolua afin d’opérer le débarquement, sous l’impulsion de vigoureux canotiers – forçats qui maniaient les avirons avec une maîtrise consommée. Ces opérations se firent avec lenteur. Une partie du convoi, les relégués, fût transbordée sur les vapeurs plus haut mentionnés, à destination de Saint-Jean-du-Maroni. Les forçats furent dirigés à bord des chalands sur l’ile Saint-Joseph. Nous fûmes placés en files le long d’une route longeant la mer, on nous compta et on nous recompta après des appels successifs.

Ensuite on nous fit ouvrir nos sacs et en étaler le contenu à nos pieds. De nombreux surveillants, casqués et vêtus de kaki, s’empressèrent d’établir un inventaire qui devait réduire singulièrement notre paquetage.

Lire le reste de cet article »
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, moyenne: 5,00 sur 5)
Loading...
  • Pour rester connecté

    Entrez votre adresse email

  • Étiquettes

  • Archives

  • Menus


  • Alexandre Jacob, l'honnête cambrioleur