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L’Enfer nîmois du bagne 15


dimanche 9 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mercredi 5 février 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

À la visite médicale. Un jeune bagnard se présente, le corps squelettique.

  • Monsieur le Major, je me sens faible ; soyez assez bon de me donner un fortifiant et un peu de repos

Le chef de camp, qui assiste toujours à la visite :

  • Monsieur le docteur, c’est une mauvaise tête ; il vient de sortir du cachot.

Le médecin : « Ah ! oui… eh bien, il a besoin de se retaper un peu à l’hôpital !

Un autre condamné lui succède. Il a une plaie à la jambe.

Le chef de camp, sans préambule :

  • Monsieur le Docteur, c’est un maquillage !

Le médecin le toise, se lève de son siège et lui dit :

  • Tenez, prenez mon casque et asseyez-vous à ma place !

Tète du chef de camp.

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L’Enfer nîmois du bagne 8


dimanche 2 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Mardi 28 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

le puni de cachot était mis en possession du tout par l’intermédiaire, et souvent un billet accompagnait l’envoi.

Il arrivait cependant que le porte-clés en question, faisant montre de duplicité, informait le surveillant qu’il avait la presque certitude qu’un homme de corvée avait passé objets de contrebande à un tel – celui-là précisément qu’il avait ravitaillé. – Alors une fouille avait lieu ; le tabac et le restant étaient saisis et le porte-clés en bénéficiait. Il faisait donc d’une pierre deux coups.

Comment passer son temps, durant des années de cachot ? On causait étendus sur notre couverture devant la porte ; on jouait aux charades ou bien l’on racontait des histoires. Ce n’était pas sans aléas. Parfois le porte-clés ouvrait tout doucement la porte du couloir donnant dans les cachots ; le surveillant se glissait derrière lui en pantoufles.

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Le héros du jour


dimanche 10 août 2008 par JMD

le brigadier Anquier, héros de carte postaleLe brigadier Anquier (et non Auquier) n’a croisé la route d’Alexandre Jacob qu’une seule fois. Et la rencontre fut brève. Elle fut violente et sanglante. Mortelle aussi. 22 avril 1903. Gare de Pont Rémy. 6 heures du matin. Auquier et l’agent Pruvost descendent du premier train. L’appel téléphonique du sieur Leleu, la veille au soir, les a mis sur la piste des « voleurs d’Abbeville », ceux-là même qui ont tenté de cambrioler la demeure de Mme Tilloloy. Mais les trois hommes interpellés ne se laissent pas faire. Le revolver de Félix Bour refroidit irrémédiablement le collègue d’Anquier qui n’est que blessé par les balles de Jacob Il est alors le seul survivant de ce que les indigènes du cru nomment encore aujourd’hui « l’affaire d’Abbeville ». La presse nationale parle elle du « drame de Pont Rémy ». Lire le reste de cet article »

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