Articles taggés avec ‘mousse’

Arthur le voleur


Samedi 28 février 2009 par JMD

Arthur Roques, Marie et Julia Vors vers 1900Arthur Benjamin Roques est un voleur. Né de père inconnu. Montpellier, 24 juillet 1852. L’Empire, deuxième du nom, n’a pas encore été proclamé : « Je suis venu au monde sans ami et sans parents » écrit l’intéressé dans un poème en 1902. La mère ne veut pas non plus du rejeton. A moins que Marguerite Roques, 20 ans, placée dans une famille bourgeoise de l’Hérault, ne puisse prendre avec elle le petit bâtard. On a connu meilleur départ dans la vie. Portrait à la Zola. Epoque où le naturalisme littéraire fait ses choux gras du déterminisme social. Arthur Roques aurait pu choisir de vendre des cartes postales et aussi des crayons. Il est un voleur potentiel, un casier judiciaire à charger.

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Souvenirs de mousse


Jeudi 24 avril 2008 par JMD

Jacob mousse, fonds Jacob, CIRA MarseilleAlexandre Jacob a officié sur au moins huit navires : le Thibet, le Ville de la Ciotat, l’Armand Behic, le Prince of Albert, le Guadiana, le Douro, l’Alix et le Suzanne et Marie. Il ne fait guère de doute que ses multiples voyages ont nourri son imagination et sa réflexion. Mais sa vie de mousse ne nous est guère connue que par les trois biographies commises par Alain Sergent, Bernard Thomas et William Caruchet. Il  n’y a pas pléthore de sources quant à cette période déterminante. Les archives des Messageries Maritimes ont été brûlées dans les années 1980. Restent alors les souvenirs du vieux marchand forain écrivant à Jean Maitron en 1948, puis à Josette Passas en 1953 et 1954. S’ouvre ainsi à nous une expérience maritime enrichissante même si lors de son procès, à Amiens en 1905, Alexandre Jacob a pu déclamer : « J’ai vu le monde et il n’était pas beau ». Lire le reste de cet article »

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Souvenirs d’enfance


Dimanche 20 avril 2008 par JMD

Marseille par Lacaf et MoriquandLa jeunesse d’Alexandre Jacob ne fut certainement pas celle retranscrites par M.M. Thomas et Caruchet. Il convient d’écarter les images d’Epinal faisant du petit marseillais un stéréotype du lumpenprolétariat phocéen marqué notamment par l’alcoolisme du père (Joseph). C’est d’ailleurs ce qu’écrit le vieux marchand forain à Jean Maitron en 1948 dans les Souvenirs rassis d’un demi siècle : « Ma prime enfance fut heureuse ». C’est encore ce qui transparaît dans la correspondance que Jacob entretient en 1953 et 1954 avec Josette Passas. Lire le reste de cet article »

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