dimanche 14 septembre 2025 par JMD
Marius Baudy termine de rédiger ses « mémoires » en prison le 4 avril 1907. Il est incarcéré à la Maison Centrale de Beaulieu, à Caen. Le 1er octobre 1905, la cour d’assise de l’Aisne avait rabaissé la peine de 10 ans de réclusion, prononcée contre lui par la cour d’assises de la Somme six mois plus tôt, à sept ans de réclusion mais elle l’avait assortie de la relégation. L’Ardéchois, libérable le 24 septembre 1909, espère ainsi échapper à la route du bagne. La perspective de la Guyane ne l’enchante pas.
Cette relation de dix-sept pages dresse alors le parcours d’un jeune homme, né à Grospierre le 18 octobre 1875, orphelin de père, voleur par nécessité. Jouant d’abord sur le ton misérabiliste et sur le jeu de la fatalité, Marius Baudy tente ensuite de minimiser son implication dans les Travailleurs de la nuit. De la bande de cambrioleurs il affirme ne connaître que Ferrand, même s’il a été un temps l’amant de Jeanne Roux. Mais il assure ne pas savoir qu’elle était la sœur de Rose Roux, la compagne d’Alexandre Jacob. Comme à Amiens et à Laon, il persiste à nier les sept vols pour lesquels il a été condamné. S’il reconnait être un voleur, sa présence sur le banc des accusés n’aurait été selon lui qu’un malheureux concours de circonstances à la suite, notamment, des aveux de Gabrielle Damiens, la compagne de Joseph Ferrand.
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Tags: 10190, anarchie, Baudy, Beaulieu, cambriolage, casino, Ferrand, Gabrielle Damiens, Henry, Jacob, Jeanne Roux, La Roche sur Yon, Laon, Maison centrale, Marius Baudy, Marseille, Monte Carlo, Paris, police, prison, procès, relégation, rue de la Clef, Thouars, Toulouse, Vambelle, vol
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jeudi 14 juillet 2016 par JMD
C’est peu de chose que de mourir en combattant ; mais se laisser tuer comme un pigeon au tir de Monte-Carlo, c’est une autre affaire.
Lettre à Marie Jacob, îles du Salut, 20 octobre 1914

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Tags: ACL, Alexandre Jacob l'honnête cambrioleur, combat, guerre, La prison tue, Monte Carlo, mourir, tir aux pigeons
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samedi 27 octobre 2012 par JMD
Claude et Marius 3
Le troisième article de la série consacrée à Alexandre Jacob parait le 12 juin 1993 dans la Nouvelle République du Centre Ouest. L’usage étant établi, Claude Nerrand, président de l’office du tourisme de Reuilly, utilise une anecdote locale pour introduire son sujet et, surtout, pour édifier son lectorat berrichon sur les cambriolages perpétrés par le chef de ces ouvriers de la révolution. Pas de vols « jacobiens » à Bois Saint Denis à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Juste quelques jeunes maquisards venus perquisitionner un vieux marchand forain. Ainsi commence la geste des Travailleurs de la Nuit selon saint Nerrand qui n’hésite pas à forcer le trait de la réalité, quitte à tomber dans l’apocryphe propos pour mieux faire l’inventaire de quelques-uns des coups fumeux d’une bande faisant de la reprise individuelle. Toute les belle histoires ayant une fin et celle-ci ne l’étant pas, il est dit que la morale doit rester sauve. Jacob est arrêté non loin d’Abbeville le 22 avril 1903, puis conduit en prison sous les cris d’une foule haineuse criant A l’eau !. La marée devait être haute, ce jour-là, en baie de Somme distante seulement d’une petite vingtaine de kilomètres. A Reuilly, où l’on peut goûter un délicieux rouge classé AOC, on a sûrement les pieds au sec. Lire le reste de cet article »

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Tags: Abbeville, anarchisme, arrestation, Bois Saint Denis, cambriolage, casino, CIRA Marseille, Claude Nerrand, Deuxième Guerre Mondiale, drame de Pont Rémy, Espagne, illégalisme, Jacob, maquis, Marius Jacob, Mont de Piété, Monte Carlo, Nerrand, office du tourisme de Reuilly, Pierre Loti, reprise individuelle, Reuilly, Rochefort, Saint Jacques de Compostelle, vol
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