Archives pour le mois de décembre 2013

Cambrioler et tuer


Samedi 28 décembre 2013 par JMD

« Je sais que cela aura une fin dans la lutte qui s’est engagée entre le formidable arsenal dont dispose la société et moi, je sais que je serai vaincu, je serai le plus faible mais j’espère vous faire payer cher votre victoire. », écrit Octave Garnier le 12 mars 1912. Cinquante-sept jours plus tard, une foule nombreuse, plus de cinquante mille personnes, se presse aux abords du pavillon de Nogent sur Marne où René Valet et lui se sont réfugiés. La veille, la maison avait été cernée par un bon millier d’hommes en armes. Des policiers, des gendarmes, un bataillon de zouaves. Le préfet de police Louis Lépine et le ministre de l’Intérieur Théodore Steeg ont fait le déplacement.  Marie Vuillemin, la compagne de Garnier, est sortie avant que la police ne tente de donner l’assaut. Mais les deux bandits tragiques résistent comme Bonnot à Choisy le Roi le 28 avril. Ca mitraille de tous les côtés. Plusieurs hommes sont à terre. A minuit, un kilo et demi de mélinite font exploser la maison. Elle est investie. Garnier et Valet tirent encore. A deux heures du matin, le 15 mai, tout est fini. Les deux anarchistes sont morts ; René Valet avait vingt et un an et Octave Albert Garnier un de plus. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (12 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Demandez le programme : premier semestre 2014


Dimanche 22 décembre 2013 par JMD

Voler. Etre jugé. Etre condamné. Survivre. S’évader. Crever. Témoigner aussi. De tout temps et de tout lieux, le voleur, le propagandiste par le fait savent ce qui les attendent s’ils se font pincer. Il n’est pas sûr en revanche qu’ils aient mesuré le degré de violence d’une vindicte sociale exercée au nom de  la divine propriété. Le prix à payer pour que les honnêtes gens puissent dormir tranquille risque fort de dépasser toutes les attentes. C’est ce que nous enseigne l’histoire de l’honnête cambrioleur qui n’est pas qui vous savez ; c’est ce que nous apprend aussi celle de Paul, celle de Louis, celle de Jacob, celle d’Émile, celle d’Alexis ou celle de tant d’autres qui ont manié la pince-monseigneur, le browning ou la marmite. Beaucoup d’entre eux pourtant ont clamé leur droit à l’existence, leur droit de vivre qui ne se mendie pas, leur lutte des classes à la face de la servitude par le salariat et par le bulletin de vote.  Les élections municipales auront d’ailleurs lieu très bientôt et … les démocrites, après une bataille dure, éprouvante, loyale et acharnée, seront satisfaits du travail accompli. Le Jacoblog s’en fout ; il file sur sa sixième année et vous invite à découvrir et à partager cette fenêtre ouverte sur ces illégalistes, sur ces amoureux de la plume - car ils savaient écrire aussi - sur ces lieux de répression, sur ces systèmes éliminatoires. Car le droit de savoir se prend nom d’une pigne ! Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (11 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Tirer la première de couverture à soi


Samedi 21 décembre 2013 par JMD

Une lampe torche qui éclaire anachroniquement dans la nuit la main s’emparant d’une liasse de billet ? Assurément c’est un roman policier ! L’homme la posture de Fantomas, chapeau haut de forme sur la tête, une canne ou un trousseau de clés dans la main ? C’est bien sûr l’autre cambrioleur, celui de papier, que l’on voit. Et quand le couvre-chef devient chapeau melon, nous nous plongeons de facto dans cette si Belle Epoque. Une chaîne ? Celle de l’oppression, celle du forçat dans son cachot ! Une scène de vol, des souris et un parapluie renversé. Qui peut encore se douter de l’incroyable histoire face au visage paisible de cet honorable vieillard ? Suggérer et donner l’envie de lecture dès le premier regard. Le choix de l’image, celui de son fond sont primordiaux. Consumérisme oblige, l’éditeur pratique le plus souvent un facile stéréotype et joue avec les lieux communs. Le livre doit se vendre et le contenu de l’ouvrage finit par être révélé à la lumière d’une première de couverture que l’on complète par un titre et un sous-titre pour le moins évocateur. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit Alexandre Jacob. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (12 votes, moyenne: 4.58 sur 5)
Loading ... Loading ...

Sous le sapin aussi !


Dimanche 15 décembre 2013 par JMD

Jingle Pigne. Bientôt Noël et, plutôt que d’aller courir les temples de la consommation et d’engraisser le porc amazonien, vous pouvez encore soutenir Les Éditions de la Pigne en offrant autour de vous notre pignolesque production. Le bagne, le bonnet péruvien et le poiscaille en attendant Félice et Manette, les oies du capital de FCB. En plus de chez plus, La Pigne vous a concocté une promo de chez promo. Alors, on sort son chéquier, on chauffe les pieds de mémé pour qu’elle crache son magot, on revend sa collection de nains de jardin sur Leboncoin ou ailleurs, on écrit une jolie bafouille de commande et on envoie le tout à :
Éditions de La Pigne
21 rue Yvan Goll
88100 Saint Dié
- Frais de port offerts
- 2€00 de réduction pour 2, 3 ou 4 livres commandés
- 5€00 de réduction à partir de 5 livres commandés
Offre valable jusqu’au 31 janvier 2013 Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (9 votes, moyenne: 4.78 sur 5)
Loading ... Loading ...

Louis le forain


Samedi 14 décembre 2013 par JMD

Alexandre Jacob vend des articles de bonneterie à l’enseigne Marius. « L’honnête commerçant »[1], ancien forçat, semble avoir trouvé une sorte de plénitude. Il est reconnu, estimé dans la profession et c’est en toute logique qu’une grande partie de ses amis exercent le même métier que lui. Le monde des forains parait particulièrement perméable aux idées sociales les plus avancées. Si nous ne savons pas grand-chose de Bernard Bouquereau, il est en revanche possible d’affirmer l’anarchisme de Louis Briselance dont s’inquiète la Sûreté Générale à Paris en 1937[2]. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (6 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Sous l’honnête sapin !


Jeudi 12 décembre 2013 par JMD

Trente-cinq ans de culture libertaire et les pages de l’anarchisme continuent à s’imprimer. Agape the blues ? Vous allez pouvoir rêver et lire en rouge et noir. Pour les fêtes et pour que crève le vieux monde, l’ACL a mis le paquet ! Vous avez des doutes sur l’histoire française façon Deutsch ? Vous en avez votre claque des éternels derniers Goncourt ? Vous décrochez sur la dernière biographie de Nabila ? Non mais allo quoi ! Vous êtes libres et vous n’avez pas tout compris ? L’Atelier De Création Libertaire dispose d’un catalogue fort bien fourni et, si demain n’est pas le Grand Soir, ce n’est tout de même pas une raison pour ne pas remplir votre hotte A MOITIE PRIX (sauf les titre parus en 2013 et 2014) et ne pas aspirer à la révolution. Un exemple ? Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur à 12€00 nom d’une Pigne ! Et cerise sur la bûche ou sur le flamby, les frais de port sont offerts. Pour commander ? Cliquez sur le lien ci-dessous et … faîtes votre choix hors des sentiers battus. N’hésitez pas non plus à partager, à diffuser cette annonce.

Alors ? On commande ICI ou ou partout ou le lien apparait dans ce billet et on remplit la hotte de la révolution jusqu’à fin janvier 2014 !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (6 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

être ou paraître le bagne …


Dimanche 8 décembre 2013 par JMD

Des durs, des vrais, des tatoués ? L’habit, s’il ne fait pas le moine, révèle peut-être le baroudeur patenté, le biker rebelle, l’aventurier des mers du Sud. En matière de fringues, certains osent tout  et c’est à cela qu’on les reconnait. Il y avait les Jeans Cons, les jeans Jésus, les jeans du Temps des Cerises, il faut compter depuis peu (2011) avec le prêt à porter Fleurs de bagne qui serait, nous dit son site internet, “estampillée par le Milieu”. De toute évidence, le ridicule, aussi stéréotypé soit-il, ne tue pas le portefeuille. T-shirt à 30€00 et plus ! La marque qui propose “des Vêtements Authentiques en Édition Limitée” n’est pas socialement estampillée, c’est sûr !  Quand on aime, il est vrai que l’on ne compte pas même si certains qui ont subi la grande Gehenne ont revendiqué tout le contraire : la jouissance immédiate des fruits d’une production spoliée par le capital. Le droit de vivre ne se mendie pas. Pour Jacob, comme pour beaucoup d’autre, il se prend.  De toute évidence, Bert, qui compte parmi nos jacoblogueurs avertis, n’a pas aimé et le dit fort bien. Colère contre l’utilisation mercantile de la souffrance des vaincus de guerre sociale éliminés par l’ogre bagne. Ils furent plus de 70000 en Guyane. Lettre ouverte …

A monsieur le créateur de la marque de prêt à porter “fleurs de bagne Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (6 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

Une tournée nord-africaine


Samedi 7 décembre 2013 par JMD

La majeure partie des cambriolages commis par les Travailleurs de la Nuit se commettent en province et à l’étranger.  L’anarchiste, comme le voleur, ne connait pas le principe de frontière mais, dans le cadre de tournées hors hexagone, le problème des sources se pose avec encore plus d’acuité. Comment, par exemple, mettre la main sur des documents prouvant des tentatives d’effraction commises au Caire ou à Alger ? Il n’y a pourtant pas lieu de douter d’un  voyage d’Alexandre Jacob en Afrique du Nord. Alain Sergent l’atteste et le biographe tient ses informations en 1950 de l’honnête cambrioleur lui-même. Seulement, en ne donnant que trop peu d’informations sur ce périple, il laisse grande ouverte la porte des suppositions. Lire le reste de cet article »

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (7 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...