A-phorismes d’août (22)
22 août 2009 par JMD
La prison … le bagne … l’échafaud ! dira-t-on. Mais que sont ces perspectives en comparaison d’une vie d’abruti, faite de toutes les souffrances.
Alexandre Jacob, Pourquoi j’ai cambriolé ?, mars 1905
La prison … le bagne … l’échafaud ! dira-t-on. Mais que sont ces perspectives en comparaison d’une vie d’abruti, faite de toutes les souffrances.
Alexandre Jacob, Pourquoi j’ai cambriolé ?, mars 1905
– Vous êtes inculpés de meurtre, de tentative de meurtre et vol qualifié. Qu’avez-vous à répondre ?
– Que j’ai soif !
Alexandre Jacob, Souvenirs d’un révolté, 1905
Ceux qui vivent en paix, largement, grassement, copieusement, ce sont les plus nocifs des malfaiteurs.
Lettre au député Ernest Laffont, 11 janvier 1932
Pas vu : pas pris. Pas vu : honnête. Pris : criminel.
Lettre ouverte à Georges Arnaud, 1954
Je vous quitte sans désespoir, le sourire aux lèvres, la paix dans le cœur. Vous êtes trop jeunes pour pouvoir apprécier le plaisir qu’il y a de partir en bonne santé, en faisant la nique à toutes ces infirmités qui guettent la vieillesse. Elles sont là, réunies ces salopes, prêtes à me dévorer.
Lettre à Guy Denizeau, 17 août 1954
Je t’avouerai que je tuerai plus allègrement un homme dans la guerre sociale qu’une poule. Avec une poule, c’est faire office de bourreau.
Lettre à Josette, 23 mai 1954
Il n’y a de pires voleurs que les propriétaires.
Alexandre Jacob, Pourquoi j’ai cambriolé ?, mars 1905
Tout opprimé a le droit de tuer son oppresseur. C’est ce que j’ai fait.
Alexandre Jacob, Souvenirs d’un révolté, 1905
Comme si un gardien de prison pouvait être autre chose qu’une « brute ».
Alexandre Jacob, Souvenirs d’un révolté, 1905
Reprise individuelle chez tout parasite social : prêtres, militaires, juges, etc.
Alexandre Jacob, Souvenirs rassis d’un demi siècle, 1948
J’ai fait du droit criminel pour bien connaître les règles et les lois et pour mieux les violer.
Lettre au député Laffont, 11 janvier 1932
L’oiseau n’aime pas la cage quels que soient les aménagements et le confort qu’on puisse y apporter.
Lettre ouverte à Georges Arnaud, 1954
Ils ont atteint l’Everest des richesses, ils sont au pinacle des honneurs, ils sont vos maîtres dont vous défendez les privilèges.
Lettre ouverte au procureur de Marseille, 1954