Aphorisme du bagnard embusqué
mercredi 31 décembre 2025 par JMD

Ne tombons pas dans le reproche que nous adressons aux autres ; ne soyons ni sectaires, ni fanatiques.
Lettre à Marie Jacob, 12 septembre 1915

Ne tombons pas dans le reproche que nous adressons aux autres ; ne soyons ni sectaires, ni fanatiques.
Lettre à Marie Jacob, 12 septembre 1915

Les lois sont encore tellement imprimées de la doctrine nazaréenne qu’il n’est pas possible au criminel de faire une paix sincère avec la société. Toute condamnation est une souillure et le mépris qui en résulte suit le criminel jusque par-delà la tombe.
Lettre à Marie Jacob, 1er août 1915

Pour le moment, et de longtemps encore, nous en sommes à l’idée de faute et d’expiation. C’est le vae victis d’un sentiment qui n’existe pas, qui ne peut pas exister. Une autruche ne se mue en moineau.
Lettre à Marie Jacob, 1er août 1915

Toute condamnation est une souillure et le mépris qui en résulte suit le criminel jusque par-delà la tombe.
Lettre à Marie Jacob, 1er août 1915

J’ai passé l’âge où l’on court après le moineau pendant que l’aigle s’envole. Il y a beau temps que mon divin éducateur, le chantre de Zarathoustra, m’a débarrassé de ces deux ferments nocifs : le ressentiment et la rancune. Il faut voir les conflits de la vie d’un œil pratique, très positif et non à travers le prisme mensonger des phrases creuses.
Lettre à Marie Jacob, 28 juin 1915

Malgré tout et contre tous, il faut se dresser, énergique et fier ; si on tombe, se redresser, rebondir. Et ainsi jusqu’au grand soir.
Lettre à Marie Jacob, 24 mai 1915

Qu’est-ce que le criminel ? Un barbare de l’intérieur, donc un ennemi prisonnier de guerre sociale.
Lettre à Marie Jacob, 24 mai 1915

Laurànt Deutsch n’est pas un inconnu. Loin de là. Comédien reconverti dans la science historique, nous savons l’influence néfaste de ce promoteur royaliste du roman national depuis la sortie chez Inculte Éditions en 2013 du retentissant ouvrage de William Blanc, Aurore Chery et Christophe Naudin : Les historiens de garde. Nourri au yaourt à boire (pub Yop en 1997) et par les travaux de Patrick Buisson, collaborateur de Stéphane Bern, porté par le succès éditorial de son Métronome en 2009, le quinquagénaire à la voix de crécelle parisienne fait le bonheur des auditeurs de RTL depuis 2021 avec Entrez dans l’histoire. Le mercredi 10 décembre 2025, il a chopé la lupinose.
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Ce qui est un mal pour les natures faibles est, au contraire, un bien pour les natures fortes. Comme dit l’autre : ce qui ne tue pas rend plus fort. Et, en fait de tonique moral, rien ne vaut l’isolement.
Lettre à Marie Jacob, 19 avril 1915

Car, au fond, il n’y a pas de douleur en soi. La douleur est un jugement et non un fait. C’est un phénomène purement cérébral.
Lettre à Marie Jacob, 19 avril 1915

Dans la vie, il faut digérer tous les événements, les bons et les mauvais. C’est le seul moyen de vaincre.
Lettre à Marie Jacob, 12 avril 1915

Il faut avoir le dédain de la mort et, comme Sénèque, se dire : « Si je voyais le monde embrasé d’un incendie universel, je songerais que, dans cette ruine immense, je n’ai rien à perdre. »
Lettre à Marie Jacob, 5 février 1915

Vas de l’avant, à une bonne allure, en pleine confiance, grand largue, indifférente à tout ce qui n’est pas ton but, ta joie, ton bonheur
Lettre à Marie Jacob, 5 février 1915

Hors de nous, rien n’est vrai, rien n’est bien, rien n’est mal. Quand nous donnons aux choses des couleurs, c’est nous qui sommes les coloristes. Les choses ne valent et n’existent que par le cerveau qui les conçoit. C’est pourquoi toutes les métaphysiques ne sont que des billevesées, comme toutes les religions qui calomnient la vie ne sont que des duperies.
Lettre à Marie Jacob, 14 janvier 1915

N’empoisonne pas ta vie en accordant une valeur à des baves et des venins vomis par de si méprisables bouches. Le blâme aussi bien que la louange doivent nous laisser indifférents.
Lettre à Marie Jacob, 14 janvier 1915