Archives pour le mois de octobre 2014

Léon Collin, l’autre médecin du bagne


Samedi 25 octobre 2014 par JMD

LEON COLLIN

Des hommes et des bagnes

Guyane et Nouvelle-Calédonie, un médecin au bagne (1907-1912)

Libertalia

21 octobre 2014

Léon Collin est mort en 1970. Il a subi la boue des tranchées ; il a vécu  la défaite de 1940 et l’occupation ; il a navigué sur toutes les mers du globe et a vu la presque totalité de cet empire français où le soleil ne se couchait jamais. Il a 27 ans lorsqu’il débarque en Guyane en 1907. Il s’occupe du transport sur le vapeur le Loire des condamnés aux travaux forcés. Chargé de mission pour les services épidémiologiques, il passe ensuite trois ans en Nouvelle Calédonie de 1910 à 1912. Rien pourtant ne prédisposait ce jeune médecin de l’armée coloniale, homme de son temps, un brin réactionnaire mais profondément humaniste, à affronter l’horreur du bagne. Qui aurait pu deviner que ce fils de négociant en vin bourguignon serait marqué à vie par son expérience ? Les éditions Libertalia ont eu la bonne, la très bonne idée de publier ses carnets de notes. Lire le reste de cet article »

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Gavroche en toute bonne foi ?


Dimanche 19 octobre 2014 par JMD

Le courrier des lecteurs de la revue Gavroche fait mention dans le n°138 des critiques formulées par Jean-François Amary et nous-mêmes à l’occasion de la publication dans le numéro précédent du papier de François Roux sur « le révolté à vie » Jacob. Force est de constater que les lettres ont eu droit à un traitement largement restrictif mais aussi que la réponse de l’auteur est pour le moins révélatrice d’une légère, très légère mauvaise foi. C’est pourquoi nous rajoutons à ce papier la lettre originale envoyée.

Gavroche

N°138, novembre - décembre 2004

Courrier des lecteurs, p.23

La lecture de l’article paru dans notre dernier numéro « Marius Jacob: le révolté à vie (1879-1954) » a amené deux lecteurs à réagir. Lire le reste de cet article »

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Marius Jacob: le révolté à vie


Samedi 18 octobre 2014 par JMD

Nous avions réagi à l’époque lorsque l’article de François Roux sur « le révolté à vie » était paru dans la revue Gavroche en septembre-octobre  2004 ; l’auteur du papier s’inspirant largement des biographies commises par M.M. Thomas et Caruchet. De fait, l’image retranscrite ne pouvait que véhiculer de l’aventure et de l’extraordinaire ! Notre lettre, ainsi que celle de Jean-François Amary avait été en partie reproduite dans le numéro suivant de cette excellente revue. Excellente sauf dans cette narration toute lupinienne de la vie d’un honnête homme. Nous publions cet article dix ans plus tard et y rajoutons quelques notes (après les passages en rouge). Le jacoblogueur pourra ainsi prendre la mesure du processus de recomposition d’une réalité. il était pourtant aisé de ne pas se tromper et de ne pas tomber dans cet amalgame facile. Lire le reste de cet article »

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Vols à Reims


Samedi 11 octobre 2014 par JMD

Si Reims peut s’enorgueillir d’être devenu quelques années après le baptême de Clovis en 496 le siège du sacre des rois de France, il est à peu près certain que cette opulente ville n’ait gardé que peu ou pas de mémoire des trois passages des Travailleurs de la Nuit. L’examen de ces trois cambriolages, qui ne figurent pas parmi les plus importants à mettre à l’actif des illégalistes jugés à Amiens du 8 au 22 mars 1905, n’en révèle pas moins une technique de vol en groupe particulièrement au point et des victimes ciblées, toutes propriétaires, nobles ou roturières. Mais si nous ne savons pas qui forme la brigade avec Jacob pour les vols Merlin (avril 1901) et Mauduit de Saupicourt (octobre 1902), ce sont bien Félix Bour et Léon Ferré qui arrivent en premier dans la métropole marnaise pour effectuer leur tournée d’inspection et découvrir la maison inhabitée de Roger Albert qu’ils visitent un jour plus tard avec leur compagnon « Georges ». Le pactole était dans le coffre-fort : plus de 6000 francs. Champagne ! C’est peut-être cela qui rend Jacob particulièrement cynique et percutant lorsque les victimes viennent témoigner devant les jurés picards. Lire le reste de cet article »

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La chanson anarchiste de la période héroïque


Samedi 4 octobre 2014 par JMD

Dans Libres ! Toujours … paru en 2011 à l’Atelier de Création Libertaire, Gaetano Manfredonia présente une anthologie de la chanson et de la poésie anarchistes du XIXe siècle. Il nous a paru intéressant d’en diffuser quelques extraits dans les colonnes du Jacoblog pour au moins deux raisons. L’historien, qui nous a autorisé cette mise en ligne - un grand merci à lui ! -, ne manque tout d’abord pas de signaler que la chanson fait partie intégrante de la propagande. A ce titre, les complaintes, airs, sérénades, et autres ritournelles, dont nous reproduirons les textes très prochainement, ont forcément nourri l’idéal et la pensée d’un militant illégaliste tel qu’Alexandre Jacob. On regrettera d’ailleurs de ne pas trouver dans cet excellent ouvrage les textes de Clarenson ou de Pélissard qui, en 1905, avaient été publiés dans Germinal. Mais Gaetano Manfredonia n’oublie pas de s’attarder dans son chapitre 7 sur les productions des Terroristes, illégalistes et trimardeurs. Ainsi, de 1880 à 1894, la chanson anarchiste de la période héroïque tend à se singulariser du répertoire socialiste, pris dans son acception la plus large. L’auteur nous montre de fait que, si l’on chante encore la Carmagnole dans les rangs libertaires, de plus en plus les refrains de la muse antiautoritaire mettent en avant le drapeau noir et dame dynamite. Lire le reste de cet article »

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