Rendez-vous déodatien
Lundi 29 septembre 2008 par JMD
“A contretemps, à contre-époque, avec pour seul propos de partir de l’écrit et d’y revenir, en renouant avec cette pensée critique qui fait tant défaut… Les livres, les revues, les publications dont il sera question ici - si l’ennui ne vient pas tout tarir - seront tous méritoires ”. A contretemps est donc une revue anarchiste de critique littéraire, politique et sociale. On peut s’y abonner facilement. Quatre numéros par an environ, prix libre, 20 € pour rentrer dans les frais, plus si possibilité. Prise de contact sur le site web de la revue. Les textes, les auteurs passent à la moulinette. Et des papiers comme celui-là, paru dans le numéro 32 d’octobre 2008, on en redemande tous les jours. Merci à Monsieur Leglou d’avoir aimé l’honnête et de l’avoir écrit. Et que vive la moulinette d’A Contretemps ! Lire le reste de cet article »
En 1884 Eugène Turpin, chimiste français, met au point un explosif qui révolutionne l’art militaire. L’acide picrique, ou trinitrophénol, ou encore (NO2)3C6H2-OH, plus connu sous le nom de mélinite, permet en effet d’augmenter la portée et la rapidité des canons. Bien que relativement stable, cette poudre jaunâtre n’en est pas moins sensible aux chocs et aux frottements. « De fameux produits, mes enfants » chante justement le Père Lapurge, deux ans plus tard, dans le journal anarchiste de Calais La Révolte des Affamés. C’est aussi peut-être pour cela qu’Alexandre Jacob et Victor Rapallo, ont essayé cette poudre-là ou une autre, en 1897, sur un rail du tramway marseillais, suivant de près les conseils donnés par l’Indicateur Anarchiste. Nous connaissons la suite. Lire le reste de cet article »
Les âmes d’Atala. Une maison d’édition basée sur Lille. « Les Ames d’Atala sont une maisonnette d’édition consacrée à la littérature décadente. Elles ont pour but de révéler la monstrueuse beauté de textes déviants, joyaux de la fange pornographique, médicale ou prolétaire qui éclaboussent les fins de siècles. L’abîme en somme ! Et mieux que cela, l’Abîme et son cauchemar ». C’est aussi un site web. A voir. Et une revue : Amer. A lire. Lire le reste de cet article »
« Tu dois toujours te rappeler que la nitroglycérine est un poison » rappelle l’Indicateur Anarchiste dans une première partie, pages 2 à 11, pour prévenir son lecteur des dangers de ce produit bien utile pour faire exploser le bourgeois. La brochure revient sur cet explosif aux pages 21 et 22. Elle donne alors une recette plus simple et plus rapide de ce composé chimique liquide dense, incolore, huileux, explosif et hautement toxique, obtenu par nitration du glycérol. La nitro est utilisée dans la fabrication d’explosifs, et plus particulièrement de la dynamite, dont on se sert généralement dans les industries de la construction et de la démolition. Démolition. Tel est aussi le but des propagandistes par le fait. Lire le reste de cet article »
Une soutenance de thèse c’est une sacrée épreuve pour les nerfs. Un rite de passage qu’avait dit le directeur de la dite thèse. Et celle-là a duré 4 heures et demie. Juin 2006. Université de Nancy II. Salle des actes. Alexandre Jacob : parcours et réseaux d’un anarchiste, 1879-1954. Lire le reste de cet article »
Alexis Danan - auteur d’un livre sur le bagne et de la notice nécrologique sur Jacob publiée dans Le Monde libertaire en novembre 1954 - écrivit, à près de vingt ans de distance, deux articles sur Jacob. Le second parut quelques semaines avant la mort du vieil anarchiste, le 3 août 1954, dans le journal Franc Tireur. Lire le reste de cet article »
C’est dimanche qui arrive. Le 14 septembre 2008. A 19h, bibliothèque Infokiosque. A Saint Jean du Gard, dans les Cévennes, pas loin d’Alès. Plus précisément au 152 Grand Rue. Vous pouvez même amener de quoi boire et manger. C’est encore mieux pour écouter Anne Steiner. L’auteure des En-Dehors (éditions de L’Echappée, 2008) parlera de ces anarchistes individualistes et illégalistes de la Belle Epoque. Lire le reste de cet article »
La feuille d’infos Centre International de Recherche sur l’Anarchisme de Marseille paraît depuis novembre 1999. Le n°98 de cette rentrée de septembre fait l’annonce de la sortie de l’honnête cambrioleur mais mentionne aussi l’existence du Jacoblog et l’excellent documentaire sur l’anarchiste réalisé par Laurent Termignon et Thomas Turner. Le CIRA Marseille est depuis 2006 dépositaire du fonds Alexandre Jacob, constitué des archives personnelles de l’honnête cambrioleur. Nous nous en servons abondam-ment. Merci à tous ses animateurs. Lire le reste de cet article »
Si vous remplacez Marius par Martine, vous obtenez les ordinaires aventures d’un aventurier. Plus les extras. C’est ce que l’on retrouve dans ce cinquième papier de l’ancien colonel « qui ne désarme pas », et dans les cinq autres consacrés « à la découverte de Marius Jacob ». Marius et les marins. Marius et les pirates. Marius et les anars. Marius apprenti terroriste. Marius et les voleurs. Marius chez Pierre Loti. Marius à Pont Rémy. Le procès de Marius. Et, ici, Marius et les bagnards, la vengeance de Marius, Marius s’évade, ou encore la libération de Marius. Lire le reste de cet article »

Les premières de couverture ont pour fonction d’attirer l’œil du lecteur potentiel et d’illustrer le propos de l’auteur et de son sujet. Force est de constater, pour certaines d’entre elles, la prégnance du mythe lupinien quand il s’agit de Jacob. C’est vrai qu’il est aussi question de vente. Un grand merci en revanche à Romain Louvel, chez qui on ne trouve pas ce type de préoccupation, pour avoir dessiné celle de l’honnête cambrioleur. Lire le reste de cet article »