07 avril 2013 : 5 ans, 60 mois, 1826 jours


7 avril 2013 par JMD

07 avril 2008, 07 avril 2013. Sur une idée de JMB de l’ACL, le Jacoblog a pris forme et continue depuis son bonhomme de chemin. 60 mois et 810 articles pour nous révéler l’ampleur d’une histoire plus large et plus édifiante qu’il n’y parait. C’est celle d’un honnête cambrioleur hors du droit commun, vaincu de guerre sociale et pourtant éternellement debout. 1826 jours et encore plein de papiers à mettre en ligne. Sur l’illégalisme, sur l’anarchisme, sur le bagne, sur des pays où il serait niais de croire qu’il ne s’y passe rien, sur un personnage de roman dont il serait stupide de voir en lui un Jacob plus lumineux, plus éclatant, plus classe, plus accessible pour le commun des mortels. 1826 jours à commenter, à décrire, à décrier, à expliquer, à restituer, à interviewer … Le Jacoblog a 5 ans et encore de beaux jours devant lui. Pour fêter cela, un quizz de derrière les fagots de Guyane et d’ailleurs. Un livre au choix dans le catalogue de l’Atelier de l’Atelier de Création Libertaire à gagner durant tout ce mois d’avril ! Et, à la demande de Josette Duc-Passas, les Éditions de La Pigne offrent leur prochain ouvrage (Dix-Huit ans de bagne de l’anarchiste Jacob Law, sortie septembre 2013) aux deux premiers des jacoblogueurs à nous dire le nom de 10 des 37 personnes apparaissant dans cette carte postale sur l’honnête homme dont nous vous narrons l’histoire dans ces modestes mais honnêtes colonnes. A vous de jouer maintenant !

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Un crime judiciaire


6 avril 2013 par JMD

Hypocrite, lâche et haineux, tel serait le verdict prononcé à Amiens. La question de la sévérité des sentences ne se même pose pas pour la feuille anarchiste Germinal. Il s’agit même d’un crime judiciaire qu’elle affiche en une de son numéro 13 en date du 09 au 22 avril 1905. Le journal sort donc une quinzaine de jours après la série de condamnations aux travaux forcés et à la prison qui frappent les principaux membres des Travailleurs de la Nuit. Hypocrite et haineux donc, car les jurés ont refusé d’admettre le caractère politique des crimes reprochés tout en frappant durement des ennemis de classe. Le cas Sautarel qui, visiblement, n’émeut pas que les compagnons picards, tendrait à prouver cela. Bien sûr, la sanction des douze bourgeois est proportionnelle au sentiment d’insécurité galopante et le délit de droit commun parait indéniable. Mais le verdict, enfin, est aussi et surtout lâche. Personne n’ira embrasser la Veuve (la guillotine). Mais, cédant à la peur des anarchistes et des bombes qui éclatèrent il n’y a pas si longtemps, le jury envoie tout de même les condamnés au bagne à une mort certaine. De là, le rappel de l’institution du doublage de la peine (article 6 de la loi du 30 mai 1854) qui prévaut pour les envois en Guyane, la résidence devenant perpétuelle au-delà de sept années de travaux forcés. Peut-être est-ce pour cette raison que l’article se plait à rappeler ses lecteurs que le cycle répression-vengeance n’est pas forcément fermé depuis les lois scélérates de 1894 ? Lire le reste de cet article »

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L’illégaliste est-il notre ami ?


30 mars 2013 par JMD

Illégalisme ? Propagande par le fait ? Bien souvent lorsque l’on évoque le banditisme et la violence anarchiste, le commun ne retient par le biais d’un consumérisme voyeuriste que les mots banditisme et violence, reléguant de facto l’expression politique au rang des excuses faciles. L’article de Françoise Trapellier, en 1977, n’échappe à la règle en dressant une condamnation a fortiori de l’illégalisme et de la propagande par le fait. Reprenant à son compte le pas de charge des idées que Jules Valles lança une première fois en 1867, la revue La Rue connait 37 numéros de 1968 à 1986. Le 24e donne longuement la parole à la spécialiste de Léo Ferré qui, en dressant une chronologie presque exhaustive du vol et de l’attentat commis au nom de l’idéal libertaire, met ainsi en lumière une réputation négative qui, pour les détracteurs de l’anarchie, tiendrait lieu d’axiome de base. Force est alors de constater que l’auteur, s’appuyant somme toute sur une bibliographie réduite (pour ne pas dire réductrice), se range du côté de ceux qui, chez les compagnons, désapprouvent dès le départ l’usage de la marmite ou de la pince-monseigneur. Ceux-là seraient une majorité et la seule différence entre le banditisme et la prétendue « illusion illégaliste » tiendrait dans une théorisation de la révolte, considérée ici comme une « déviation apache ».  L’exemple de Bonnot vient ainsi étayer une hypothèse réfutant une image peut-être redorée des bandits en auto depuis 1968. L’historiographie a montré depuis qu’illégalisme était loin d’être une anarchie dans l’anarchie et qu’elle méritait une étude nettement moins réductrice et, surtout, nettement plus sereine et approfondie, dégagée de toute considération partisane. Lire le reste de cet article »

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HLS : la bande-annonce


24 mars 2013 par JMD

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Dix questions à … Michel Mathurin


23 mars 2013 par JMD

Ce docu-fiction que nous offre Michel Mathurin aura pour certains un petit accent désuet, nous préviens le site internet www.mariusjacob-lefilm.fr. Pour d’autres, en revanche, il pourrait servir de postulat pour repenser notre monde actuel. A n’en point douter, Hors les lois et la servitude, n’est pas un film d’amateur. Le cinéaste, animateur de la salle obscure de Masseube dans le Gers, dresse le portrait d’un honnête cambrioleur, ici superbement incarné par Francis Ferrié. Les moyens du bord et le nerf de la guerre peuvent justifier un rythme lent, des décors minimalistes ou bien une vision que d’aucuns pourront juger (sic) rapide. Pouvait-il en être autrement en 52 minutes. Il n’empêche que sous vos yeux grands ouverts apparaissent Jacob et les Travailleurs de la Nuit au plus près d’une réalité politique que d’autres ont voulu marquer du simple et réducteur sceau de l’aventure et du fait de droit commun. C’est un film politique, réalisé en 2011 et où le droit de vivre ne se mendie pas … On connait la suite et on espère que Michel Mathurin, qui a bien voulu répondre au dix questions du Jacoblog, trouvera très vite un distributeur pour diffuser cette vie d’anarchiste très prochainement sur les toiles de France, de Navarre et d’ailleurs. Car le droit de filmer ne se mendie pas non plus. Lire le reste de cet article »

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Matha


17 mars 2013 par JMD

MATHA Louis [MATHA Armand, Louis].

Né le 10 avril 1861 à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) ; mort le 12 février 1930 à Draveil (Seine-et-Oise) ; garçon coiffeur ; publiciste ; propagandiste anarchiste.

C’est vers 1890 que Matha vint travailler à Paris où il devint gérant du journal L’En Dehors (5 mai 1891-19 février 1893) de Zo d’Axa, et fut condamné en tant que tel à deux ans de prison. Il se réfugia à Londres où il fréquenta avec Emile Henry les réunions du club Autonomie.

Il revint en France dans les premiers jours de février 1894. Il savait qu’Henry voulait commettre un attentat ; il essaya en vain de l’en dissuader. Après l’arrestation d’Émile Henry, Matha se rendit avec deux camarades (Ortiz et Millet, d’après un rapport de police du 9 mai 1894, PPo BA/141), rue des Envierges, au domicile de son ami, et ils enlevèrent tout le matériel destiné à la confection d’explosifs. Lire le reste de cet article »

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Malato


16 mars 2013 par JMD

MALATO de CORNET Charles, Armand, Antoine.

Né à Foug (Meurthe-et-Moselle), le 7 septembre 1857 ; mort à Paris le 7 novembre 1938 ; correcteur à la Chambre des Députés ; écrivain ; publiciste ; militant libertaire ; franc-maçon.

Le père de Charles Malato – Antoine Malato de Cornet – était Sicilien ; combattant de la révolution italienne de 1848, il se réfugia à Toul et y épousa une Lorraine (Marie Louise Hennequin). Condamné après la Commune pour sa participation comme capitaine, il fut arrêté en 1874 puis déporté. Sa femme — qui devait y mourir — et son fils Charles, qui abandonna ses études de médecine, l’accompagnèrent en Nouvelle-Calédonie. Charles Malato, qui travaille sur le Caillou comme télégraphiste, fut un des rares, aux côtés de Louise Michel, à soutenir la révolte des Kanaks de 1878. Il revint en juin 1881. Lire le reste de cet article »

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Lettres du Zoo de Ré 3


9 mars 2013 par JMD

Les deux lettres qu’écrit Alexandre Jacob à sa mère les 24 septembre et 04 octobre 1905 s’articulent bien évidemment autour du procès de Laon où comparaissent en appel 10 des condamnés d’Amiens : Marie Jacob, Jacques Sautarel, Rose Roux, Léon et Angèle Ferré, Honoré Bonnefoy, Jules Clarenson, François Brunus, François Vaillant et Marius Baudy. Les assises de l’Aisne ouvrent leur session le mardi 24 septembre. A cette date, le prisonnier Jacob conseille à sa mère malade de ne point se rendre aux débats, joués d’avance pour lui puisqu’il s’agit des mêmes accusations qu’à Amiens. L’agent Leguerf n’est pas cité à comparaître. Il a pourtant du enquêter sur les vols Neuchaise et de Roches commis en Niort en janvier 1903 et sur le vol Ripoteaux perpétré à la suite des deux précédents. Marie Jacob, défendue toujours par Me Justal, est-elle accusée de recel dans ces trois larcins ? Toujours est-il que le mercredi 1er octobre  1905, lorsque le jury rend son verdict, Marie Jacob est une femme libre. Elle envisage immédiatement de se rendre à Saint Martin de Ré. Un camarade inconnu l’attendait à la sortie. Jacob, dans sa deuxième lettre, se réjouit de la bonne nouvelle même s’il s’inquiète de la santé et de l’inévitable réadaptation sociale de sa génitrice. Pour ce faire, il lui suggère d’activer les réseaux anarchistes qui peuvent lui venir en aide. C’est d’ailleurs ce que fait le journal l’anarchie. Dans le numéro en date du 19 octobre, Libertad lance une souscription en sa faveur. Si Jacques Sautarel et François Brunus sont également déclarés innocents, l’honnête cambrioleur, enfermé à l’infirmerie de Saint Martin de Ré et soumis au régime du silence dans un monde qu’il considère comme l’arrière de la vie,  regrette que ce ne soit pas le cas pour Rose Roux. La compagne de Jacob voit sa peine de cinq années de prison prononcée à Amiens confirmée à Laon. Mais Jacob le pragmatique indique à sa mère que Rose, au regard du temps de détention préventive, n’a plus que la moitié de sa peine à effectuer. Il conviendra donc à sa libération en 1908 de la prendre en charge. Mais Rose Roux décède un an avant. Lire le reste de cet article »

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Le krach d’Amiens


2 mars 2013 par JMD

Les agiots, les déplacements de capitaux et autres mécanismes financiers ont toujours semblé peu accessibles à la compréhension du commun au dépens duquel ils se font et, pour ironique qu’il soit, l’article de Germinal, en date du 23 avril au 07 mai 1905, n’en donne pas moins une leçon d’économie à ses lecteurs. L’auteur du Krach d’Amiens, qui se cache derrière le pseudonyme de Rond-de-cuir, fait ainsi le parallèle entre le procès des Travailleurs de la Nuit, voleurs illégaux, qui s’est clôt un mois auparavant et une faillite bancaire survenue dans la cité picarde. Mais le commerce de l’argent est chose légale et l’usurier un honnête homme. La Banque Huntel et Cie a fermé ses guichets et cessé ses opérations ? Aucune inquiétude pour le banquier nous dit Rond-de-cuir, puisque des manipulations restent possibles, autorisées, faisant cracher au bassinet, quand elles ne les ruinent pas, les détenteurs de comptes dans la dite banque. A l’heure où l’Europe et le monde dit développé sont plongés dans une vaste crise économico-financière, jetant sur le pavé une multitude de peuples qui n’ont rien demandé à personne, le papier de Germinal résonne d’une étrange et surprenante actualité. Lire le reste de cet article »

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SOUSCRIPTION : Dix-Huit ans de bagne


24 février 2013 par JMD

Les Éditions de La Pigne

DIX-HUIT ANS DE BAGNE

Jacob Law

SOUSCRIPTION

Parution : septembre 2013

12cm sur 20cm, 110 pages

(…) J’ai failli mourir plusieurs fois ; cependant me voilà libéré de cet enfer. Mais, comme je l’ai dit déjà, l’Administration n’a pas seulement pour but de faire souffrir le condamné, mais aussi de le faire disparaître. (…)

Publiés en 1926 aux éditions de L’Insurgé, réédités en 2005 chez Égrégores, les Dix-huit ans de bagne de Jacob Law sont désormais introuvables.

La PIGNE reprend le flambeau et le livre de l’anarchiste juif russe, condamné en 1907 à 15 ans de travaux forcés pour avoir tiré sur la soldatesque chargeant les manifestants parisiens le 1er mai de cette année, pourra enfin revivre au mois de septembre prochain. Lire le reste de cet article »

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Bernard versus William


23 février 2013 par JMD

Jacob, tchou 1970Marius Jacob par William CaruchetContrairement à ce que l’on pourrait croire, Alain Sergent ne constitue pas forcément la référence principale et « obligée » de l’ensemble des articles, des émissions, des fictions télévisées, des bandes dessinées ayant l’honnête cambrioleur pour sujet. L’ouvrage, qui connaît un certain succès à sa sortie, est désormais quasiment introuvable, même sur les sites Internet de vente de livres d’occasion. Il a toutefois été réédité par les Editions Libertaires en 2005. C’est alors à deux autres auteurs de servir de certificat d’authenticité pour qui veut produire une œuvre sur l’anarchiste. Bien souvent, le détenteur du savoir, l’homme qui a vu l’homme qui a vu … Alexandre Jacob se targue d’être le seul à détenir les clés de la vérité, vraie et historique. L’opposition entre Bernard Thomas et William Caruchet a vite fait de tourner au conflit judiciaire. Lire le reste de cet article »

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Dix Questions à … Antoine Barral


16 février 2013 par JMD

Voilà un roman, sorti en 2010, que l’on verrait avec une délectation non dissimulée rentrer dans les annales si tant est qu’une bonne âme littéraire, critique et surtout disposant de conséquents réseaux médiatiques daigne lui donner un petit coup de pouce publicitaire. Et c’est peu dire que les Philopyges d’Antoine Barral le mériteraient amplement. D’abord parce que c’est tout un pan de l’histoire de France que ce polar érotique vient éclairer en vous emmenant dans les sombres coulisses de l’affaire Dreyfus, dans les rues de Paris où les anarchistes ne furent pas les derniers à faire le coup de poing avec une extrême droite revancharde, patriote, haineuse et antisémite. Ensuite parce qu’il s’agit d’un roman où l’aventure se mêle à la drôlerie et à l’érotique sans paraitre pour autant libidineux. Enfin parce que, de parties de jambes en l’air en meeting où souffle l’air d’une révolte sociale et politique, de complots ourdis dans les recoins d’une maison de passes en repas d’esthètes, amoureux de belles lettres et de fesses charnues, nous pouvons croiser une extraordinaire galerie de portraits. Et, parmi ces personnages, réels ou imaginaires, qui ont la fâcheuse manie de se promener dans les rues de la capitale ou ailleurs, un honnête cambrioleur n’y tient certes pas le premier rôle mais occupe assurément une place de choix. Antoine Barral connait visiblement bien son sujet et ce Biterrois d’origine a bien voulu ici répondre à quelques-unes de nos questions. Lire le reste de cet article »

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Lettres du Zoo de Ré 2


9 février 2013 par JMD

Aussi courtes soient les deux lettres qui suivent, elles n’en soulèvent pas moins trois points importants. Alexandre Jacob explique d’abord à sa mère le régime de la correspondance carcérale : un courrier par mois, plus si le prisonnier n’a pas été puni. Puis il la rassure sur sa santé. Le thème médical est récurrent dans la relation épistolaire entre le fils et sa mère. Il donne lieu à des formules particulièrement imagées. Le numéro d’écrou 4043 souffrirait ici de la maladie des soupes de prison : Je suis maigre ! Mais la question qui occupe finalement la majeure partie des deux lettres est celle de l’avocat chargé de la défense de Marie Jacob dans le procès de Laon qui doit se tenir le 25 septembre. Parmi les avocats parisiens présents à Amiens, nous pouvons retrouver seulement Mes Justal, Fabiani, Lagasse, Hesse et Silvy. Les autres avocats ont donc été commis par la cour d’assises de la préfecture de l’Aisne. Me Philippe n’assiste donc plus sa cliente d’Amiens : Rose Roux. La date du procès est très certainement la cause de cette absence qui aurait aussi pu être celle de l’avocat de Marie Jacob. Celle-ci s’en est inquiétée auprès de son fils qui conseille le 19 septembre de prendre un avocat commis d’office au cas où Me Justal ferait défection, ce qu’il ne semble pas croire d’ailleurs. Lire le reste de cet article »

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L’honnête et la Pigne on the road


3 février 2013 par JMD

Quelques dates en février et mars 2013 pour venir nous voir, nous interpeler, tailler une sacrée bavette sur les bonnets péruviens, sur les poissons de Gil, sur le bagne de Jacob Law ou encore sur l’honnête cambrioleur Jacob. Pour faire le plein de pignolesques ouvrages bien sûr. Allemagne, Italie, France. Lire le reste de cet article »

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Jacob anarchiste ?? Parfaitement !!


2 février 2013 par JMD

La violence, les atteintes à la personne comme à la propriété peuvent-elles être considérés comme des actes révolutionnaires et politiques à part entière ? La question se pose chez les anarchistes dès le départ et le vol suscite de nombreux débats à partir de l’affaire Clément Duval (1886). Pour les uns, à l’image de Grave et de l’équipe des Temps Nouveaux, le voleur ne serait, comme le bourgeois, qu’un parasite social. Pire, certains useraient même de l’idéal libertaire comme d’une excuse facile à la jouissance des biens dérobés. Mais le vol peut être aussi considéré comme un acte individuel normal, justifié, légitimé par la nécessité de subsister, de réagir face à une insolente paupérisation des masses. Est-il politique pour autant ? A cet égard, l’article d’Armand Beaure va dans le même sens que L’erreur de Jacob, papier que signe Victor Méric dans Le Libertaire du 23 avril 1905. Jacob anarchiste ?? Parfaitement !! Le titre paraphrase bien évidemment la brochure de Fortuné Henry sur Ravachol édité en 1892 par la Bibliothèque Anarchiste. Mais il tranche définitivement, par le biais des deux points d’exclamation, la question épineuse de l’appartenance au mouvement libertaire dès qu’un individu se réclamant de lui se retrouve dans une salle d’audience de cour d’assises pour un délit droit commun revendiqué par lui et de prime abord au nom de la Cause. En réalité, le texte de Beaure vise moins à affirmer l’idéologie libertaire d’Alexandre Jacob, que Germinal a entendu de toute façon dès le départ, qu’à désapprouver avec force et le manque hypocrite d’intérêt pour le procès des Travailleurs de la Nuit, et la condamnation sans appel de la part des leaders anarchistes et socialistes. En 1927, Ernest Armand publiait une brochure posant finalement la même question, L’illégaliste anarchiste est-il notre camarade ?, et révélant de facto que le débat n’était toujours pas clos. En 1905, l’équipe de Germinal n’a cure de ces stériles controverses et affirme bel et bien son amitié et ses salutations révolutionnaires à Jacob et aux Travailleurs de la Nuit. Lire le reste de cet article »

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