L’Enfer nîmois du bagne 10
mardi 4 novembre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard
Jeudi 30 janvier 1936
L’Enfer du Bagne
(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)
par Paul ROUSSENQ
(SUITE)
Certes, à première vue et si l’on se fie aux apparences, cette opinion erronée peut se défendre. Tous les jours on enregistre en moyenne une douzaine d’évasions. Les condamnés ont la facilité de quitter les chantiers à chaque instant ; ils peuvent traverser le fleuve Maroni, pour aller en Guyane Hollandaise, ou bien descendre son cours pour prendre la mer et aller aborder en Guyane Anglaise ou au Vénézuéla. De ce fait, ils sont partis évadés.
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Les forçats en rupture de ban qui vont se réfugier dans les pays voisins y sont reçus en indésirables et traités comme tels.
On les arrête et on les détient deux ou trois mois, puis on les renvoie en Guyane une fois les formalités de refoulement accomplies.
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Les Allobroges