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Dix Questions à … Antoine Barral


Samedi 16 février 2013 par JMD

Voilà un roman, sorti en 2010, que l’on verrait avec une délectation non dissimulée rentrer dans les annales si tant est qu’une bonne âme littéraire, critique et surtout disposant de conséquents réseaux médiatiques daigne lui donner un petit coup de pouce publicitaire. Et c’est peu dire que les Philopyges d’Antoine Barral le mériteraient amplement. D’abord parce que c’est tout un pan de l’histoire de France que ce polar érotique vient éclairer en vous emmenant dans les sombres coulisses de l’affaire Dreyfus, dans les rues de Paris où les anarchistes ne furent pas les derniers à faire le coup de poing avec une extrême droite revancharde, patriote, haineuse et antisémite. Ensuite parce qu’il s’agit d’un roman où l’aventure se mêle à la drôlerie et à l’érotique sans paraitre pour autant libidineux. Enfin parce que, de parties de jambes en l’air en meeting où souffle l’air d’une révolte sociale et politique, de complots ourdis dans les recoins d’une maison de passes en repas d’esthètes, amoureux de belles lettres et de fesses charnues, nous pouvons croiser une extraordinaire galerie de portraits. Et, parmi ces personnages, réels ou imaginaires, qui ont la fâcheuse manie de se promener dans les rues de la capitale ou ailleurs, un honnête cambrioleur n’y tient certes pas le premier rôle mais occupe assurément une place de choix. Antoine Barral connait visiblement bien son sujet et ce Biterrois d’origine a bien voulu ici répondre à quelques-unes de nos questions. Lire le reste de cet article »

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L’oncle et les PD


Samedi 7 février 2009 par JMD

bagnards homosexuels, dessin de Georges Jauneau 1928La vision qu’a Louis Rousseau de l’homosexualité tranche avec celle de Jacob. Le médecin au bagne consacre en effet une grande partie de son chapitre sur les mœurs des condamnés à décrire une inversion sexuelle subie où s’affrontent les passions exacerbées des transportés. Car l’acte, s’il ne peut être que contre nature, est fatalement induit par un milieu délétère et par l’enfermement. Il en serait autrement dans la vie libre pour un grand nombre de condamnés. Les autres ne constitueraient ainsi qu’un groupe minoritaire de malades mentaux. Lire le reste de cet article »

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