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L’enfer nîmois du bagne 1


dimanche 26 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Lundi 20 janvier 1936

L’ENFER DU BAGNE

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

L’histoire de Paul Roussenq, condamné à vingt ans de travaux forcés pour avoir brûlé ses effets militaires dans une cellule où il était enfermé, est des plus simples.

En deux mots, la voici.

À seize ans, il a quitté la maison familiale pour éviter une correction de son père, à l’occasion d’une vétille…

Il partit au hasard des chemins, travaillant de ci, de là.

C’était en 1903.

Il arriva dans les environs de Chambéry lorsqu’il fut arrêté par des gendarmes.

« vos papiers ?…

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Le Visage du Bagne : chapitre 1 L’antichambre du bagne


dimanche 17 septembre 2023 par JMD

Paul Roussenq

Le Visage du Bagne

(Souvenirs vécus.)

Précédé du

Poème de la géhenne

Préambule

Le public a toujours été avide d’être entretenu des choses du Bagne. Albert Londres, ceux qui ont suivi ses traces, se sont efforcés de satisfaire cette curiosité.

Ils l’ont fait avec cette maîtrise, cette objectivité qui leur sont propres – selon leur tempérament et l’angle de leur point de vue.

Cependant, ce n’est pas en y séjournant trois semaines ou un mois, que l’on peut décrire le Bagne sous ses multiples aspects. Celui-là seul qui a été nourri dans le sérail, peut en connaître tous les détours.

En 1925 a eu lieu la réforme du Bagne. Mais toutes modifications, toutes transformations ne sauraient altérer son visage, qui porte la marque de la pérennité[1].

P. R.

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Mes tombeaux 4


samedi 4 juin 2022 par JMD

Les Allobroges

7ème année, n° 1277,

lundi 2 février 1948, p. 2.

Mes tombeaux

souvenirs du bagne

par Paul Roussenq, L’Inco d’Albert Londres

IV

Le jeune soldat Roussenq, qui avait fait de l’amadou avec sa défroque, qui s’était vu inculpé d’avoir voulu incendier les locaux disciplinaires (en s’y grillant en même temps) et peut-être même la caserne tout entière, et la ville de Gabès par-dessus le marché, s’entend condamner à vingt ans de travaux forcés, quinze ans d’interdiction de séjour et à la dégradation militaire, à la majorité de six voix contre une.

Dans ces cas-là, il y a toujours une voix discordante, ce qui permet de l’attribuer indistinctement à tous les membres délibérants. De même que dans les exécution° d’ordre militaire, il y a toujours un fusil chargé à blanc… Passons. Des six membres du Conseil qui me condamnèrent à cette peine maximum, pas un seul n’est encore en vie, peut-être… Lire le reste de cet article »

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