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L’enfer nîmois du bagne 6


vendredi 31 octobre 2025 par JMD

Le Républicain du Gard

Samedi 25 Dimanche 26 janvier 1936

L’Enfer du Bagne

(MÉMOIRES D’UN CONDAMNÉ MILITAIRE)

par Paul ROUSSENQ

(SUITE)

J’eus l’occasion de le voir à ma libération ; il me félicita et me dit de bonnes paroles. Passons. Si tant d’années m’ont été octroyées, ce n’est pas que la discipline du bagne soit dure en elle-même normalement. Non pas. Aussi bien au travail qu’au repos, les condamnés peuvent causer et fumer, dans les cases, ils se débrouillent à bricoler pour améliorer leur ration, on peut y chanter, faire de la musique. Il y a loin de là au régime des prisons de France. Seulement de temps à autre, on attrape une bûche : mauvaise volonté au travail, non-malade à la visite, réponse arrogante (ou prétendue telle) à un surveillant, etc., etc… Alors on allait au cachot.

Là, c’était une autre paire de manche : défense de dire un mot et de fumer, il fallait faire le mort. Mais (on verra plus loin) l’on y parlait et l’on y fumait quand-même. Alors c’était de la rallonge qui se renouvelait et qui n’en finissait plus.

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Le Visage du Bagne : chapitre 11 Au cachot


mercredi 27 septembre 2023 par JMD

À l’île Royale, les cachots occupaient l’aile droite des locaux disciplinaires.

Ils étaient disposés sur deux files, séparées par un couloir assez étroit.

Chaque cachot était flanqué d’un lit de camp, muni du dispositif des fers.

L’ameublement se composait d’un baquet à eau, d’un baquet à vidange et d’une couverture. Un trou était ménagé au plafond, et un petit tuyau recouvert d’un capuchon en zinc l’encadrait, qui prétendait être un tuyau d’aération – car il n’y avait pas de fenêtre. En outre, une plaque métallique encastrée au bas de la porte, était percée d’une quinzaine de trous, qui tendait au même but – mais avec plus de succès.

Ainsi que je l’ai déjà dit, les punis de cachot étaient soumis au pain sec deux jours sur trois[1], et aux fers pendant la nuit. Le peu d’air et de jour qui pénétrait par la plaque de la porte, ne provenait pas directement de l’extérieur, mais du couloir.

La porte de chaque cachot était tenue ouverte le matin, pendant trois minutes, pour permettre la corvée des baquets et le balayage du local.

Indépendamment de cela, les punis de cachot sortaient dans la cour pendant un quart d’heure chaque semaine, à l’effet de prendre une douche.

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Mes tombeaux 16


samedi 16 juillet 2022 par JMD

Les Allobroges

7ème année, n° 1289,

lundi 16 février 1948, p. 2.

Mes tombeaux

souvenirs du bagne

par Paul Roussenq, L’Inco d’Albert Londres

XV

Pour communiquer entre les cellules un domestique inattendu et stylé : le cancrelat

Les lettres partaient, suivaient leur cours. Elles revenaient pour enquêtes et renseignements, nécessitant de longues annotations, à telle enseigne que chacune d’elle enfantait un dossier plus ou moins compact. Administrateurs et surveillants « me sentaient passer » selon l’expression populaire. Arrêts simples ou de rigueur, suspensions de solde, rétrogradations à la classe inférieure, telles furent les sanctions que je provoquai maintes et maintes fois à leur encontre. Le Directeur se fit même infliger un blâme par le Ministre. Lire le reste de cet article »

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