Introduction CD 2004


La réédition augmentée des Écrits de Jacob est assortie, en 2004, d’un nouveau cd. Nous pouvons alors entendre au début de celui-ci la voix gouailleuse, façon Titi parisien, d’Olivier Cueto faire la présentation des morceaux musicaux à venir. Il justifie aussi la présence des témoignages de Pierre Valentin Berthier et de Robert Passas ; témoignages qui, comme le procès d’Amiens, se trouvaient déjà  dans les disques de 1995. Nombre de saynètes, jouées en 1995, ont ainsi disparu : Le mont de piété, une réunion de la bande, Jacob et Méric, le commandant Michel, une évasion, la recette de la cervelle, une rencontre avec Dieudonné, le Dr Rousseau et une mère.

Sur les dix chansons interprétées, trois sont de la main de deux compagnons de Jacob. si on connaissait La Cellule de Jules Clarenson, La Diane du Prolétaire et les Conseils à un pègre de Léon Pélissard, publiées à l’époque dans le journal Germinal, intègrent la réédition de 2004. Texte anonyme, formidablement joué par Daniel Desnécheau et Patrick Denain, Le Transporté illustre la période du bagne de l’honnête cambrioleur. Les deux artistes avaient interprété ce morceau pour les besoins du livre Au pied du mur, 765 raisons d’en finir avec toutes les prisons, publié par L’Insomniaque en 2000. Autre nouveauté, balancée par le punk-rock de la Klinik du Docteur schultz, la chanson les Traîne-misère de Jean-Baptiste Clément met en lumière l’exploitation capitaliste de cette armée de réserve industrielle que constitue le prolétariat ouvrier, exploitation qui, finalement justifie l’illégalisme d’un Jacob et de tant d’autres anarchistes.

Olivier Cueto, éditions L\'InsomniaqueIntroduction CD 2004

Avis aux auditeurs et auditrices !

Vous trouverez tout d’abord dans ce disque dix chansons. Les textes sont presque tous d’époque. Trois d’entre eux sont même de la main de compagnons de Jacob. La musique et les interprétations sont bien entendu actuelles. Vous pourrez aussi entendre une mise en scène du procès d’Amiens, vous savez ?,  le fameux procès des Travailleurs de la Nuit qui, en mars 1905, permit à Jacob et à ses compagnons d’expliquer pourquoi ils considéraient le vol comme une entreprise révolutionnaire, et comment ils ont transformé les débats judiciaires en un tribunal dirigé contre la société bourgeoise. La grande presse déclarait que : “Ce n’est pas la société représentée par les juges et les jurés qui siègent au tribunal pour juger Jacob, chef des voleurs, c’est Jacob, chef de bande, qui fait un procès à la société“. Pour jouer cette petite pièce, nous nous sommes servis de divers documents d’époque. Enfin, vous savourerez deux témoignages, deux hommages : l’un de Pierre Valentin Berthier, l’autre de Robert Passas, qui, tous deux, furent amis de Jacob après son retour du bagne. Ils redisent encore une fois la volonté de cet homme de en jamais baisser la tête, ni devant ce monde marchand et ses lois iniques, ni devant la mort. “Avoir honte d’avoir honte“.

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