Articles taggés avec ‘Oncle Louis’

Le livre de l’Oncle … et du « neveu »


Samedi 28 juin 2014 par JMD

La participation active d’Alexandre Jacob à l’ouvrage du docteur Louis Rousseau ne fait aucun doute. « Sans lui, je n’aurais pu mener à bien la tâche d’écrire le Médecin au bagne qui fut son œuvre autant que la mienne » écrit l’auteur à Alain Sergent, premier biographe de l’honnête cambrioleur en 1950. La collaboration entre les deux hommes débute dès leur rencontre en Guyane en 1920. En France, elle doit se mesurer en deux temps. De 1925 à 1927, Alexandre Jacob a tout loisir en prison de rassembler souvenirs et anecdotes pour l’Oncle d’une part, et de commenter les réformes pénitentiaires de 1925 de l’autre. Les échanges se pratiquent par voie épistolaire mais il nous parait possible d’envisager également un contact direct même si aucune source ne vient étayer cette hypothèse. La très forte amitié qui lie les deux êtres et la proximité de la Normandie justifient notre propos : Rousseau travaille pour le laboratoire de l’Office Publique d’Hygiène Sociale de la Seine Inférieure. Lorsque l’ancien bagnard recouvre la liberté, la collaboration ne peut que s’amplifier et c’est à Paris que toute la logistique de l’entreprise se met en place. Lire le reste de cet article »

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Gentil médecin


Dimanche 9 octobre 2011 par JMD

Majors, colonels ou capitaines, les médecins du bagne sont des militaires. Ils subissent une double pression : celle inhérente à leur fonction et dans un milieu particulièrement mortifère, et celle de l’Administration Pénitentiaire pour qui le fagot n’est qu’un simulateur. Le constat qu’ils peuvent alors faire induit de facto une opposition qui peut virer au conflit ouvert avec tel ou tel surveillant, puis avec tel ou tel commandant. Le cas du docteur Rousseau n’est pas unique et rares furent les toubibs du bagne, pourtant affranchis de l’autorité instituée, qui firent allégeance à l’œuvre de mort carcérale et ont suivi à la lettre consignes et règlements. C’est entre autres ce qui rend Jacob Law particulièrement acrimonieux à leur encontre… sauf  envers l’Oncle Louis qui n’officia pourtant que deux ans aux îles du Salut. On comprend dès lors la courte durée de la fonction exercée et les témoignages qui suivent (Liard-Courtois, Law, Dieudonné, Danan, Maroger, Belbenoit, Roussenq) ne pouvaient que mettre en exergue un véritable apostolat médical en Guyane. Gentil médecin. Lire le reste de cet article »

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