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Dix questions à … Jean-Lucien Sanchez


samedi 29 mars 2014 par JMD

Jean-Lucien Sanchez travaille sur l’histoire pénale et coloniale de la Troisième République. Avec A perpétuité, sorti en 2013 chez Vendémiaire, il vous invite à un voyage de 384 pages dont on  ne revient pas forcément indemne. Vous rencontrerez les quelques 17000 incorrigibles de la petite délinquance que la loi du 27 mai 1885 promettait à une disparition rapide et certaine sous le sunlight des tropiques de la France ultramarine. Vous côtoierez le bas-fond des bas-fonds, le monde des pieds-de-biche. Vous sentirez sur vous l’odeur des corps anémiés et meurtris par la faim, la chaleur, les maladies, les coups, le travail forcé. Vous sentirez, vous approcherez, vous toucherez, vous verrez cette œuvre d’exclusion et de mort légale que fut la relégation. « C’était l’oubliette de la République, le réceptacle de toutes les misères sociales, le résidu des ‘hommes tarés’ » écrit Dominique  Kalifa dans son compte-rendu pour le journal Libération en date du 06 février 2013. On peut y rajouter aussi les femmes, même si elles ne furent que 509 entre 1887 et 1905 à échouer dans la colonie pénitentiaire. Point de voyeurisme pourtant dans cette étude au style simple, limpide, clair, mais une histoire sombre et oubliée qui, à n’en pas douter, fera date dans la connaissance des bagnes de Guyane. Car la relégue n’avait jamais été à ce point aussi bien révélée. L’auteur raconte des vies perdues comme celles d’Henry Marty et de Philippe Martinez dont les souvenirs qu’il a préfacés ont paru aux éditions Albache en 2011. C’est peu dire que nous vous conseillons fortement la lecture de ces deux livres de Jean-Lucien Sanchez qui a bien voulu répondre ici à quelques-unes de nos questions. Lire le reste de cet article »

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Sous le pavé, sur le sable


samedi 29 juin 2013 par JMD

A vrai dire, nous n’avons que faire de ces préoccupations météoro-logiques et vestimentaires du moment qui vous font oublier que le droit de vivre ne se mendie pas, même sous le coup de poing américain d’un acéphale nazillon forgé à l’indicible haine, même lorsqu’il va falloir travailler plus, turbiner plus et aller de plus en plus au charbon pour de moins en moins de progrès social, même quand on est Rom ou trop bronzé dans nos blanches et fières contrées judéo-crétines. L’été sera-t-il chaud dans les t-shirts et les maillots ? Nous préfèrerions largement qu’il soit social et solidaire. La consumériste transhumance à venir s’annonce hélas semblable aux précédentes avec sa cohorte de best-sellers aseptisés négligemment posés sur la serviette, juste à côté du paquet de crème anti-UV. Mais point n’est besoin de faire des tâches de gras dedans, l’écriture y est particulièrement translucide. On peut en faire au besoin des allumes-barbecue ou encore les envoyer à la permanence d’une vieille radasse de l’UMP, dans le Toulois par exemple, pour lui apprendre à jacter un dialecte francophone à peu près correct. Mais il existe des tas de livres pas chers et de derrière les fagots de la réflexion, ou procurant tout simplement le simple et primitif plaisir de la lecture. Le jacoblog, entre deux aphorismes du zoo (ceux que l’on vous soumet au mois de juillet et d’août) en a dévoré au moins quatre cette année. Parce que le droit de lire ne se mendie pas … Lire le reste de cet article »

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