Aphorisme du bagnard embusqué

N’est-ce pas la plus belle chose, la plus sublime des sensations que de mourir les armes à la main ? Toute question de subjectivisme et de métaphysique à part, ceux-là sont à envier et non à plaindre. Ce qui est triste, ce qui est pitoyable, suprêmement lamentable, c’est ce suicide de tous les instants, c’est cette mort graduelle, goutte à goutte, que l’on nomme vie tranquille, cette vie cénobitique des capucins, des limaces et des forçats.
Lettre à Marie Jacob, 19 novembre 1914
Tags: 1e guerre mondiale, bagnard, Jacob, mort, soldat
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