Médiéval mais honnête


l’espace médiéval a toujours nourri, depuis le XIXe siècle, celui de notre imaginaire. On ne compte plus les ruines castrales posant fièrement sur leurs éperons rocheux et alimentant nombre de légendes que les doux rêveurs que nous sommes aiment à gober. La carte postale peut même devenir majestueuse lorsque, pour y accéder, il convient d’emprunter un de ces sinueuses routes de montagne, façon James Bond, où quelques misérables plots blanchâtres tout aussi misérablement posés sur le bas-côté empêchent l’Aston Martin de faire la grosse culbute. On se prend – il est vrai – nettement moins au jeu à bord d’une Logan Break. Une fois sur place, vous en prenez pour votre matricule et surtout plein les mirettes.

Vue imprenable sur les Alpilles. Vous en prenez encore aussi plein le larfeuille car les marchands du temple qui vous ont précédés depuis fort longtemps ont vite fait d’alpaguer votre consumériste plaisir. Mais cela ne vous privera pas de tomber en plein Moyen-Age grâce aux bons soins de Messire Philibert des Baux de Provence, marquisat passé dans les mains blanches de la famille Grilmaldi depuis 1642 pour bons et loyaux services rendus à la Couronne capétienne. Vous découvrirez alors ce que lisaient nos preux chevaliers et gentes dames du temps jadis, mais aussi manants et autres vilains, quand il ne s’agissait pas de bouter l’Anglois hors des limites du royaume.

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