Duval 1887 : Je ne suis pas un voleur !


Vol, incendie, tentative d’assassinat : voilà de quoi envoyer son quidam tout droit à la guillotine ! Clément Duval, serrurier de son état, né le 11 mars 1850 à Cérans Foulletourte dans la Sarthe, en fait la douloureuse expérience. Il justifie ses actes par le droit naturel à l’existence mais aussi pour les besoins de la propagande. Le 05 octobre 1886, le membre du groupe de la Panthère des Batignolles cambriole, rue Montceau à Paris, l’hôtel particulier que Mme Herbelin occupe d’ordinaire avec sa nièce, artiste peintre, Madeleine Lemaire. La riche demeure, inoccupée, est incendiée. Le larcin est évalué à environ 15000 francs. Cherchant à écouler les bijoux et l’argenterie dérobés, Duval se fait pincer alors qu’il s’apprêtait à entrer chez le receleur Didier. L’agent Rossignol, qui l’interpelle « au nom de la loi » est lardé de coups de couteau « au nom de la liberté ».

L’affaire vient alimenter le débat naissant sur la question de la reprise individuelle. Même Jean Grave, pourtant rétif à l’idée d’une légitimité du vol, apporte son soutien à Duval tout en précisant que l’acte ne vaut que s’il est motivé par la nécessité. Mais l’illégaliste, emprisonné à Mazas, ne cesse de politiser son geste en le faisant sortir du cadre réducteur de l’acte de droit commun.

Le 11 janvier 1887, la cour d’assises de la Seine acquitte les anarchistes Didier et Houchard, accusés de recel et condamne Duval à la peine de mort. Les débats ont été houleux et, après la plaidoirie de la défense assurée par Me Fernand Labori, Duval demande la parole pour faire une déclaration. Le président Bérard des Glajeux ordonne son expulsion et l’évacuation de la salle d’audience où sont présents plusieurs compagnons manifestant bruyamment leur soutien.

La profession de foi anarchiste est publiée presque immédiatement après le procès. Elle est tirée, signe du formidable retentissement de l’affaire, à environ 50000 exemplaires sous le titre : Le pillage de l’hôtel de la rue Monceau – L’anarchiste Duval devant ses juges – Défense que devait prononcer le compagnon Duval. Le vol apparait dans ce texte comme une restitution, une reprise des biens spoliés aux prolétaires dans le cadre de l’exploitation capitaliste. C’est un véritable réquisitoire contre la logique de la société actuelle et dans lequel Clément Duval inverse les rôles : Je ne suis pas un voleur mais un justicier !

La déclaration fait date et nombre d’illégalistes y font implicitement référence lors de leur comparution en cours d’assises. Elle inaugure, pour René Bianco, dans Cent ans de presse anarchiste, une décennie de « défense » présentée par le militant libertaire lui-même devant les tribunaux. Les imprimés ont alors le plus souvent une forme assez proche d’un numéro unique de journal (format, prix de vente, etc.).

Gracié en février par le président Jules Grévy, Duval voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité. La guillotine sèche s’est substituée à la Veuve mais au bout de quatorze années de bagne, le forçat m°21551 finit par s’évader et se réfugier aux Etats Unis. Il meurt à New York le 25 mars 1935.

L’essentiel de ses mémoires a été publié en 1991, dans leur version française, sous le titre Moi Clément Duval, bagnard et anarchiste (Editions Ouvrières, 1991) par Marianne Enckell. Nous pouvons y trouver une version légèrement différente de la déclaration de Duval. C’est cette première variante que nous mettons ici en ligne. Alors que l’anarchiste en 1887 affirme qu’il y a longtemps que je dis avec Brissot, la propriété, c’est le vol, la paternité de l’aphorisme est rectifiée une centaine d’année plus tard. Le futur révolutionnaire girondin avait en effet publié en 1780 une Théorie des lois criminelles où l’on peut lire la formule que Proudhon se défendra d’avoir plagiée en 1840 dans son traité Qu’est-ce que la propriété ?.

Le pillage de l’hôtel de la rue Monceau

L’anarchiste Duval devant ses juges

Défense que devait prononcer le compagnon Duval

5 cts

Quoique ne vous reconnaissant pas le droit de me questionner, je vous ai répondu comme accusé, maintenant, c’est en accusateur que je prends la parole ; je ne prétends pas me défendre, ce qui serait inutile devant des gens aussi bien armés ayant soldats, canons, police et toute une armée de mercenaires qui se font vos suppôts. Soyez logiques avec vous-mêmes.

Vous êtes la force, profitez-en, et s’il vous faut encore une tête d’anarchiste, prenez-la, soyez sans crainte, le jour de la liquidation, on vous en tiendra compte ; j’ai le ferme espoir que, ce jour-là, les anarchistes seront à la hauteur de leur mission et qu’ils seront sans pitié ; jamais ils n’atteindront le nombre de vos victimes.
Ce n’est pas à vous directement que je m’adresse, mais à la société entière, cette société marâtre et corrompue, où il y a d’un côté l’orgie, de l’autre la misère.
Vous m’inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien que son intelligence et ses muscles pouvait être un voleur ; non, le vol n’existe que dans l’exploitation de l’homme par l’homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice. Ce n’est pas un vol que j’ai commis, mais une juste restitution faite au nom de l’humanité pour servir à la propagande révolutionnaire écrite et propagande par le fait.

Je ne voulais pas jouir de cet argent. J’aurais voulu (…) aider à faire des journaux, des brochures, démontrer la vérité au peuple ; il y a assez longtemps qu’on le trompe ; il y a assez longtemps qu’on le vole, lui, l’éternel vaincu, c’est pour cela que j’ai cherché le moyen de lui fournir la possibilité de trouver le remède à  ses maux, lui fournir les moyens de s’instruire sur les sciences, surtout la science chimique, et préparer ce qu’il faut pour la grande et décisive bataille le jour où il sortira de sa torpeur et de son avachissement. Il est temps que cette machination diabolique du vieux monde disparaisse pour faire place à des institutions nouvelles où tous trouveront un sort plus équitable, qui ne peut exister que dans le communisme anarchiste ; l’anarchie est la négation de toute autorité ; l’autorité est la plus grande plaie sociale, parce que l’homme ne peut être libre sous une autorité quelconque ; il doit être libre de faire tout ce qu’il veut, du moment qu’il ne porte pas atteinte à la liberté de son semblable ou, alors, il devient despote à son tour.
Le communisme, c’est l’homme apportant à la société selon ses forces et ses aptitudes, qui doit recevoir selon ses besoins. Les hommes se recherchant, se groupant selon leurs aptitudes, leurs affinités, prenant exemple sur le groupe qui fonctionne le mieux, écartant la vanité, le sot orgueil, ne cherchant à mieux faire que son camarade pour que ce camarade fasse encore mieux que lui. De là ces chefs-d’œuvre dans notre société, plus de ces intelligences à néant par le capital, désormais inutiles ; les hommes pourront évoluer librement, n’étant plus sous le joug despotique de l’autorité et de la propriété individuelle.

Ces groupes pourront, sans entraves, échanger mutuellement leurs produits, apprenant et sentant le bien-être de se gouverner par eux-mêmes. Ces groupes se fédéraliseront et ne feront plus qu’une grande famille de travailleurs associés tous ensemble pour le bonheur de tous, de un pour tous et tous pour un, ne reconnaissant qu’une seule loi, la loi de solidarité et de réciprocité. Plus d’or, ce vil métal pour lequel je suis ici et que je méprise ; vil métal, avec lequel on achète la conscience des hommes.
Avec le communisme anarchiste, plus de maitres et de valets, plu de ces mangeurs de sueurs, plus de ces commerçants à l’esprit mercantile, rapaces, égoïstes, empoisonnant, falsifiant leurs produits et leurs denrées, amenant ainsi la dégénérescence du genre humain. Vous ne pouvez le nier.

Vous êtes obligés de surveiller jusqu’à ces marchands de jouets d’enfants qui empoisonnent déjà ces pauvres petites créatures à peine nées ; et ces usines, où l’on joue la vie des travailleurs avec un sans-gêne sans pareil, telles que les fabriques de blanc de céruse où, au bout de quelques mois, le travailleur y trouve la paralysie et souvent la mort ; et ces étameurs de glace au mercure, qui, au bout quelques mois, deviennent chauves, paralytiques ; ont la carie des os et meurent dans d’atroces souffrances, et il y a des hommes de science qui savent que l’on peut remplacer ces produits avec le même avantage par d’autres produits inoffensifs ; des médecins qui voient tous ces malheureux mourir dans d’aussi cruelles agonies et laissent commettre ces crimes de lèse-humanité.

On fait même mieux, on décore ces chefs d’usines, on leur donne des récompenses honorifiques en mémoire des services qu’ils rendent à l’industrie et l’humanité.
Combien y a-t-il de ces industries malsaines ? Le nombre en serait trop grand pour les énumérer toutes, sans parler des bagnes infects et malsains où le travailleur, enfermé dix ou douze heures, obligé pour conserver le pain de sa famille, de subir les vexations, les humiliations d’une chiourme insolente à laquelle il ne manque que le fouet pour nous rappeler les beaux jours de l’esclavage antique et des serfs du moyen âge.
Et ces malheureux mineurs, enfermés à cinq ou six cents pieds sous terre, ne voyant le jour souvent qu’une fois la semaine. Et quand, fatigués de tant de misères et de souffrances, ils relèvent la tête pour réclamer leur droit au soleil et au banquet de la vie, vite une armée en campagne au service des exploiteurs, et fusillez cette canaille-là ; les preuves ne font pas défaut.
Et l’exploitation de l’homme par l’homme n’est rien en comparaison de celle de la femme envers laquelle la nature est déjà si ingrate.

Mais on n’en tient pas compte : chair à plaisir ou ch air à profit, souvent les deux ensemble. Voilà le sort de la femme.

Combien de ces jeunes filles arrivant de la campagne, pleines de force et de santé, que l’on enferme pendant douze ou quatorze heures, assises sur une chaise. Dans des ateliers, des chambres où il n’y a de la place que pour quatre, elles sont quinze, n’ayant pas l’air nécessaire, ne respirant qu’un air vicié, les privations qu’elles sont obligées de s’imposer, au bout de six mois elles sont anémiques ; de là, la mollesse, la maladie, le dégoût d’un travail ne suffisant pas à leurs besoins, conduisent ces malheureuses à la prostitution.
Que fait la société pour ces victimes ?

Elle les rejette hors de son sein, comme la lèpre.

Elle les met en carte, les enrôle dans la police et en fait des délatrices de leurs amants.
Et la femme de ménage ? Quand elle a fait quelques provisions le dimanche, elle ne sait plus, le lundi, comment elle fera pour finir la semaine.

J’en ai été longtemps témoin, par ma compagne. De là cette humeur maussade, ce caractère acariâtre de la femme, provenant du manque de nécessaire.

Le mari, rentrant harassé de fatigue, souffre cruellement de voir sa compagne avec tant de mal. Cela le révolte ; il se fait du mauvais sang, et de là ces querelles intestines entre ces deux êtres qui, en s’unissant, s’étaient promis d’être heureux, n’ayant en partage qu’une amitié réciproque ; mais la misère, un jour, se faisant par trop sentir, fait quelques fois dégénérer ces querelles en rixes et, un beau jour, les ménages se désagrègent, s’en allant chacun de son côté, avec une plaie profonde au cœur, eux qui s’aimaient tant. Voilà ce que la société a fait du foyer conjugal dont vous insultez les victimes.
Pensez-vous qu’un travailleur, aux sentiments nobles et généreux, puisse voir ce tableau se dérouler continuellement devant ses yeux sans que cela le révolte, lui qui en ressent tous les effets, étant constamment la victime, lui que l’on prend à vingt ans pour payer l’impôt du sang, pour servir de chair à canon, pour défendre les propriétés et les privilèges de ses maîtres ; en revient estropié, ou avec une maladie qui le rend à moitié infirme, roulant d’hôpital en hôpital, et servant de chair à expérience à ces messieurs de la science.

J’en parle savamment, moi qui suis revenu de cette boucherie avec deux blessures et une maladie qui me vaut déjà quatre ans d’hôpital et qui m’empêche de travailler six mois de l’année ; et pour récompense, j’irai mourir au bagne. Et tous ces crimes se commettent au grand jour, après avoir été complotés dans les couloirs de cabinets, sous l’influence d’une coterie ou du caprice d’une femme, en criant par-dessus les toits : le peuple est souverain, la nation souveraine, et sous le patronage de mots ronflants : gloire, honneur, patrie ! comme s’il doit y avoir plusieurs patries entre des êtres habitant tous la même planète. Les anarchistes n’ont qu’une patrie, c’est l’humanité !
C’est au nom de la civilisation qu’on fait ces expéditions lointaines où des milliers d’hommes se font tuer avec une sauvagerie féroce. C’est au nom de la civilisation que l’on pille, que l’on incendie, que l’on massacre tout un peuple qui ne demande qu’à vivre en paix chez lui. Non ! Le but réel est l’agiotage et la spéculation. Le Code n’atteint pas ces crime, au contraire, l’on décerne des palmes à ceux qui ont bien mené ce carnage et l’on donne la médaille aux mercenaires qui y ont pris part, en mémoire de leurs belles actions, et ces idiots sont fiers de cet insigne qui n’est porté qu’en diplôme d’assassinat ; mais en revanche le Code punit sévèrement le travailleur à qui la société refuse le droit à l’existence qui a le courage de prendre le nécessaire qui lui manque où il y a du superflu. Lui, on le traite de voleur, on le traduit devant les tribunaux et on l’envoie finir ses jours au bagne.
Voilà la logique de la société actuelle.
Voilà le crime pour lequel je suis ici, c’est de ne pas reconnaître à des gens qui n’ont jamais rien produit, le droit de mourir de pléthore, pendant que les producteurs, les créateurs de toutes les richesses sociales, meurent de faim.

Oui je suis l’ennemi de la propriété individuelle, et il y a longtemps que je dis avec Brissot, la propriété, c’est le vol ; et, en effet, comment acquiert-on une propriété, si ce n’est en volant, en exploitant ses semblables, en donnant3 à l’exploité sur un travail qui en rapporte 10 à l’exploiteur ; et les petits exploiteurs ne le cèdent en rien aux gros. Une preuve :

J’ai vu ma compagne faire du travail de deuxième main, lui être payé 7 centimes et ½ la pièce et, quinze jours plus tard, faisant le travail de première main, il lui fut payé 75 centimes la pièce.

Aussi, ces petits exploiteurs habitent de beaux appartements, font bonne chair ; mademoiselle joue du piano, le fils va au collège pour apprendre les connaissances utiles, et, si plus tard, le travailleur, à qui on refuse même cette nourriture intellectuelle, a besoin de la science acquise par les enfants des exploiteurs, on lui fait payer chèrement cette science, lui à qui on la doit, qui en a fait tous les frais, qui a payé les livres et les professeurs de sa sueur et de son intelligence.

Une autre preuve :

J’ai travaillé dans une maison où nous étions 190 ouvriers ; les frais généraux déduits, toute une nuée de parasites payés à raison de 5 à 600 fr. par mois, l’exploiteur avait encore un bénéfice énorme par jour sur chaque tête de travailleur.

Voilà comment on acquiert des propriétés, que l’on est inscrit sur le grand livre de la dette publique et l’on se fait des rentes sur le dos des travailleurs.

Pensez-vous qu’un travailleur conscient puisse être assez sot, le jour de l’échéance du terme, pour redonner à ce même exploiteur une partie du salaire qu’il lui a donné après en avoir prélevé la plus grosse part, et qu’il verra sa femme et ses enfants obligés de se priver des choses les plus nécessaires à l’existence, pendant que cet oisif, avec cet argent, se procurera toutes les jouissances, agiotera, spéculera à la bourse et ailleurs sur la misère du peuple, ou dans quelque boudoir à la mode se vautrera dans les bras d’une malheureuse fille du peuple qui, pour vivre, est forcée de se faire chair à plaisir, malgré le dégoût que peut lui inspirer un pareil goujat. Et c’est ainsi que se décompose une famille de travailleurs, chair à mitraille, chair à profit, chair à plaisir, chair à expérience.
Eh bien, pour ne pas me faire le complice de pareilles ignominies, voilà pourquoi je ne payais pas de terme ou le moins possible. Voilà pourquoi ils vous ont donné de mauvais renseignements sur moi dans les différents locaux que j’ai habités, ne voulant pas me laisser davantage me dévaliser par le propriétaire, protégé par la loi, qui se fait en toutes choses la complice de ceux qui possèdent ; il n’y a de bons renseignements que pour les vils et les rampants, pour ceux qui ont l’échine souple.

Mais, ayant depuis longtemps pris l’habitude de ne compter qu’avec ma conscience, je me moque des sots et des méchants, étant certain d’avoir l’estime des hommes de cœur qui m’ont connu de près. Et c’est pourquoi je vous dis que ce n’est pas un voleur que vous condamnerez en moi, mais un travailleur conscient, ne se considérant pas comme une bête de somme, taillable et corvéable à merci, et reconnaissant le droit indéniable que la nature donne à tout être humain, le droit à l’existence et, le jour où cette société égoïste lui refuse ce droit, il doit le prendre et non aller tendre la main.

C’est une lâcheté dans une société où tout est en abondance, ce qui devrait être une source de bien-être et qui n’est en réalité qu’une source de misères, parce que tout est accaparé par une poignée d’oisifs pendant que des travailleurs sont continuellement à la recherche d’une bouchée de pain.
Non, je ne suis pas un voleur mais un justicier qui dit que tout est à tous, et c’est cette logique serrée de l’idée anarchiste qui vous fait trembler sur vos tibias ; non, ce n’est pas un voleur que vous condamnerez, mais un volé, un révolutionnaire sincère, ayant le courage de son opinion et dévoué à sa cause. Dans la société actuelle, l’argent étant le nerf de la guerre, je vous le répète, j’aurais fait tous les sacrifices pour m’en procurer, pour servir à la cause si juste, si noble, que celle qui doit affranchir l’humanité de toutes les tyrannies dont elle souffre si cruellement.
Je n’ai qu’un regret, c’est d’être tombé si tôt entre vos mains, m’empêchant ainsi d’assouvir une soif de vengeance, une haine implacable que j’ai vouée à une société aussi infâme.
Ce qui, en revanche, me console, c’est qu’il reste des combattants sur la brèche, car, malgré toutes les persécutions, l’idée anarchiste a germé, et l’évolution théorique se termine et fera bientôt place à la pratique, à l’action.

Oh ! alors, ce jour, la société pourrie de gouvernants et d’exploiteurs de tout acabit, aura cessé de vivre.
Vive la révolution sociale !

Vive l’anarchie !

Sources :

–          Archives Contemporaine de Fontainebleau, fonds Moscou, dossier Duval

–          Jean Maitron, Mouvement anarchiste en France, rééditions Tel Gallimard, 1992

–          Marianne Enckell, Moi, Clément Duval, bagnard et anarchiste, Editions Ouvrières, 1991

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5 commentaires pour “Duval 1887 : Je ne suis pas un voleur !”

  1. beart michele dit :

    Yo !

  2. Clement Duval dit :

    Article interessant qui nous restitue la mémoire du compagnon Clement Duval.
    Figure incontournable de l’anarchisme individualiste français.

    P.S(rappel) Les mémoires de Clement Duval (3 tomes volumineux) avait ete editer
    en Italie voila quelques années. Le Livre de Marianne Enckell certe interessant mais
    helas somaire .

  3. Marianne Enckell dit :

    Sommaire? Certes le texte que j’ai publié n’est pas intégral (des exigences d’éditeur…), mais comme je le dis en préface, la traduction italienne rallonge beaucoup, enjolive, en rajoute. Et j’ai au moins rétabli dans mon édition les noms corrects des co-détenus, donné des indications biographiques, présenté le contexte. Mais je voudrais bien envisager une réédition plus complète, certes oui!

  4. JMD dit :

    Si La PIgne avait les pépètes en quantités, on n’hésiterais pas à te dire banco. En tout cas, Marianne, merci à toi pour ce bouquin.

  5. alexandre clement dit :

    Oui, le bouquin publié par Enckell est très bien, mais je ne connais pas les autres éditions.
    En tous les cas c’est très bien de rappeler qui était Duval

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