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Samedi 30 septembre…
Je suis allé avec mon vélo
chercher le cœur de la ville
un samedi d’été prolongé
où j’ai entendu les cœurs qui battent
et le cor des adeptes de Hare krishna
et des autres micro-manifestations
qui suivent l’actualité ancienne
et celle encore brûlante
qui nous racontent de la Palestine
des dictatures africaines
d’une nourriture saine et végétarienne
et puis j’ai vu quelques policiers
avec gilets pare-balle et pistolets
se promener nonchalamment
dans la foule
et ces black blocs du ballon ovale
qui écrasent les faibles
et rêvent de renverser le monde
et puis j’ai rêvé d’une grève des vitriers
au chômage depuis une semaine
et serré la main à un couple de vieux militant·es
qui main dans la main
traversaient un passage clouté
avec deux sacs remplis de friandises
ordinaires et celles extraordinaires
en attendant la révolution
qui sautille toujours sur leur lèvres
rousses et sincères !
À peine rentré et déjà fatigué • 21/09/23
Un jour d’enterrement • 16/09/23
Convivialité urbaine • 14/09/23
Bonjour la vie • 12/09/23
En regardant mon village se dissoudre
devant une rentrée sociale très chargée
je regarde en sociologue du quotidien
ces images qui s’impriment virtuellement
dans mon imagination chancelante
entre le feu sacré des traditions
et celui éphémère des jeux olympiques
en composant un chant pour les papillons
innocents ayant les lèvres baignées
par la rosée du matin
que je ramasse avec l’origan et les mûres
tandis que mon corps fatigué
se ramasse sur un canapé
tel un chat rêvant d’autres horizons
et ces jeunes personnes
dont les yeux cloués sur un portable
y cherchent un chemin de gloire
de beauté et peut-être d’amour
qui semble s’effacer
face à la guerre et la violences quotidienne
que le sociologue de profession
ne pourra jamais arrêter
avec ses mots, aussi forts
et profonds qu’ils soient.
Adieu mon petit village
je rentre au bercail des canuts
pour y tisser, peut-être,
mon dernier linceul…

















