La Croix-Rousse à la rencontre des centres de documentation libertaires08/09/13

La Croix-Rousse alternative accueille au CEDRATS en cette fin de semaine une rencontre internationale des centres de documentation libertaires. Nous lui souhaitons la bienvenue et qu’ils développent tout plein d’initiatives…

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Alerta ! Alerta ! #Antifa #NoPasaran08/06/13

Rassemblement place de l’Opéra, à Lyon (photo JMB)

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Repas de quartier place Colbert samedi 8 juin06/06/13

(photo JMB)

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La mauvaise pente au Cedrats en mai 201302/06/13

La mauvaise pente au Cedrats en mai 2013 from Atelier de création libertaire on Vimeo.

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Inauguration du composteur collectif de la rue Bodin03/05/13

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Entreprise passe-moi le litre01/04/13

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Mes amis Maurice et Yvonne à la manif #antifa02/03/13

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Les étoiles nous appartiennent !21/12/12

Je suis un réfugié politique italien, non-extradé par François Mitterrand. Comme d’autres camarades italiens dans les années 1970-80, nous avons trouvé asile politique en France, ce qui ne nous a jamais empêché de continuer la lutte avec les autres réfugiés politiques. En ce qui me concerne, je n’ai jamais cessé d’exprimer mes convictions politiques malgré mon arrestation en vue d’une éventuelle extradition vers l’Italie en 1986.
Je n’ai jamais abandonné mes idées, ni dénoncé mes camarades, et ne me suis encore moins repenti de mes activités politiques, y compris lorsque les gendarmes du général Della Chiesa m’ont torturé en Italie.
Depuis mon arrivée en France, j’ai continué à vivre mon engagement au quotidien avec les camarades français, même lorsque j’ai été arrêté à Paris, en 1984, avec ma camarade Gabriella Bergamaschini. Incarcéré à la prison de Fresnes entre 1984 et 1986, j’y ai mené, avec d’autres camarades prolétaires emprisonnés, des luttes contre la prison en général, et pour l’abolition des régimes spéciaux, comme les quartiers de haute sécurité à l’intérieur des établissement pénitenciers français et italiens, ainsi que des luttes pour la défense des autres prisonniers politiques et de droits communs.
En Italie, j’ai milité pendant de longues années au sein d’organisations révolutionnaires, ce qui m’a poussé à vivre dans la clandestinité pendant 10 ans, dont 2 ans en France, avant mon arrestation. Je ne souhaite pas entrer ici dans les détails concernant les actions auxquelles j’ai participé en Italie, et notamment les opérations politico-militaires afin de protéger ceux de mes camarades toujours en liberté… Je peux néanmoins rappeler que, pendant les années 1970 – ces fameuses années passées à l’histoire comme étant celles où, d’un côté s’est développée « la stratégie de la tensionr » et de l’autre la renaissance des mouvements révolutionnaires -, j’ai participé, entre autres, à des actions d’expropriation révolutionnaire dont le but était de financer le mouvement.
Depuis toujours, en tant que militant révolutionnaire avec mes camarades, j’ai participé activement à la lutte antifasciste : à Turin, en 1972, à la fermeture définitive du parti fasciste (MSI) de Giorgio Almirante ; et toujours à Turin, en 1973, à la « jambisation » des militants de Ordino nuovo, Ambrosini et Cibin. Ces deux nazis c’étaient rendus coupables de graves actes de violence à l’encontre de camarades militants révolutionnaire travaillant à la Fiat et d’autres usines en lutte. Ces mêmes personnages, au début des années 1970, avaient été impliqués dans la tentative de coup d’État organisé par Valerio Borghese et l’organisation secrète neo-fasciste dénommée « Loge P 2 ».
Depuis que je vis en France, j’ai continué en première ligne à lutter contre le fascisme.
Mes chers camarades, suite à l’agression du dimanche 16 décembre, je ne me sens pas une victime, et je ne veux pas pleurer sur mon sort. J’étais et je reste un militant révolutionnaire combattant contre le fascisme et l’oppression capitaliste.
Certes, les tortures que j’ai subies en Italie ont laissé de graves séquelles (lésion vésicale, lésions à la colonne vertébrale, ablation de la prostate…). À cela il faut ajouter les dommages procurés par le contact avec l’amiante dans mon activité professionnelle, ce qui fait qu’actuellement je suis handicapé à 80 %. De plus, seulement trois jours avant cette agression, je sortais de l’hôpital de la Croix-Rousse suite à un nouvel AVC qui a laissé des séquelles au niveau de ma jambe et de mon bras gauches, ce qui fait que je dois désormais me déplacer avec une béquille.
Mon état de santé n’a pourtant pas diminué ma volonté de combattre le fascisme, le capitalisme et toutes les injustices sociales. Il y a quelques jours, j’ai participé à la journée no-TAV, et je soutiens toutes les initiatives militantes et révolutionnaires présentes ici à Lyon.
D’ailleurs, depuis mon arrivée à Lyon, et à la Croix-Rousse en particulier, j’ai toujours participé aux nombreuses activités et actions qu’y se sont développées et qui continuent à maintenir vivant les mouvements squats, anticapitalistes, antifascistes, libertaires et alternatifs.
Ce dimanche 16 décembre, en sortant de mon domicile vers 7 heures du matin, j’ai remarqué deux personnes sur le trottoir d’en face mais, je n’avais aucune raison d’y prêter attention. Mais, quelques secondes plus tard, alors que je continuais tranquillement mon chemin, ces individus se sont approchés et, après m’avoir demandé s’ils pouvaient me parler, l’un d’entre eux a sorti une batte de base-ball de son blouson et m’a frappé à la tête. Le deuxième m’a dérobé la béquille avec laquelle il m’a aussi frappé, suite à quoi je suis tombé par terre. Sur ça, une troisième personne que je n’avais pas encore vu, est arrivé et à son tour m’a donné des coups de pieds dans les jambes et au ventre… Enfin, j’ai entendu ce troisième individu s’exclamer : « On l’a bien cassé, on peut y aller ! »
Sachez chers camarades que ce n’est pas cette agression qui me fera me désister de mon engagement contre le fascisme. Sachez que, malgré ma condition physique précaire, ils ne me réduiront pas au silence. Sachez enfin que jusqu’à mon dernier souffle, j’apporterais mon soutien et ma solidarité aux camarades révolutionnaires et antifascistes avec force et dignité.

Les étoiles sont à nous et nous appartiennent.
La lutte contre le fascisme et le capitalisme continue.
Courage camarades, ne baissez jamais les bras !

Salvatore Cirincione, 21 décembre 2012

Ceux qui souhaitent mieux connaître mon histoire peuvent regarder le documentaire qui résume ma vie et qui est disponible sur Rebellyon : http://rebellyon.tv/La-Notte-di-Toto.html.

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Pierre Darphin – 1925-201218/12/12

Prête ouvrier, philosophe et militant.
Beaucoup de ceux et de celles qui, vers le milieu des années 1970, sont arrivés à la Croix-Rousse et se sont engagés dans des activités nécessitant la publication de tracts, affiches, revues, brochures ou livres ont trouvé dans l’imprimerie IPN (Imprimerie presse nouvelle – devenue AIPN, Association impression presse nouvelle) des ami.e.s, des camarades qui les ont beaucoup aidés dans cette tâche. Faut-il rappeler que pour faire connaître nos idées, nos indignations, nos propositions, nos utopies, à l’époque nous avions que du papier et de l’encre… et cet esprit solidaire d’entraide que des personnes comme Pierre Darphin ne manquaient d’offrir, partager, comme toutes ces personnes qui ne peuvent accepter les injustices sociales, celles contre les plus démuni.e.s qui, pour Pierre, étaient avant tout les immigré.e.s et les Palestiniens.
De 1975 à 1983, nous l’avons côtoyé régulièrement rue Burdeau dans les locaux d’AIPN et avons appris un peu le métier d’imprimeur et celui d’éditeur, aussi grâce à ses conseils. Mais surtout il était, à nos jeunes yeux et cervelles, l’exemple de l’engagement non sectaire ne visant nullement à occuper les places du pouvoir, aussi petites soient-elles dans nos collectifs…
Il était aussi peintre et, il y a quelque temps, on avait exposé ses tableaux de croyant et de militant, ici, sur nos pentes croix-roussiennes.
Aujourd’hui qu’il nous a quitté, je me permets de remercier Pierre pour tout ce qu’il a fait au nom des alternatifs croix-roussiens qui l’ont connu, mais aussi ceux et celles qui continuent a ne pas baisser les bras, qu’ils/elles soient croyant.e.s ou non croyant.e.s.

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Le jardin d’Ivry prend le nom de Guylaine-Gouzou-Testud – le 20 juin 201217/08/12

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