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Indios sans roi
Le Républicain lorrain (édition Longwy) du 26 août 2017

Le Républicain lorrain (édition Longwy) du 26 août 2017

Un livre pour mieux comprendre

Isabelle Felici, originaire de Russange et aujourd’hui professeure en études italiennes à l’université Paul-Valéry de Montpellier 3, vient de traduire de l’italien l’ouvrage Indios sans roi, rencontres avec des femmes et des hommes au Chiapas, sorti aux éditions Atelier de création libertaire. Une intéressante immersion dans les communautés zapatistes qui permet d’en comprendre les idées et le fonctionnement.

Connaissiez-vous l’auteure, la journaliste indépendante Orsetta Bellani ?

« Non, je ne la connaissais pas. J’avais pris l’habitude de pratiquer la traduction durant mes études, pour préparer mes concours, etc. J’ai beaucoup traduit avec mes étudiants également. Ça fait partie du métier d’enseignant. J’ai déjà effectué plusieurs fois ce travail pour des éditeurs, comme l’Atelier de création libertaire, qui a publié quelques-uns de mes livres. C’est un boulot méconnu, et sous-estimé. Je le fais par passion.

Concernant cet ouvrage, le texte avait fait l’objet d’une publication dans la revue italienne A-Rivista. J’avais lu ça avec intérêt. Et l’Atelier de création libertaire a eu l’idée d’en proposer une version française. Il m’a proposé de le faire. J’ai accepté, notamment car je trouve que l’auteure a une approche très humaine, directe. Il y a dedans pas mal de portraits, de parcours, etc. Orsetta Bellani nous fait rencontrer des gens, des témoins. »

Quels sont les points forts de ce texte ?

« Il est à la fois utile à ceux qui comme moi ne connaissent rien au Chiapas, et en même temps assez précis, car reprenant le vécu de la journaliste sur le terrain. Sans être militante zapatiste, elle est impliquée directement, et très proche des habitants de ce territoire. »

Que connaissiez-vous du Chiapas ? « Je me souvenais juste des photos du sous-commandant Marcos dans les années 1990, le fait qu’on ne sache pas qui c’est, la façon qu’avaient les Occidentaux, leurs médias, de les présenter comme des terroristes. Je connaissais aussi quelques personnes qui y étaient allées comme touristes, ou "zapatouristes" comme les qualifie l’auteure de l’ouvrage. J’ai découvert le reste avec le livre. » Qu’est-ce qui vous intéresse dans le fonctionnement de ces communautés ? « La façon dont se met en place le collectif. D’ailleurs, Orsetta Bellani avait participé à un colloque qu’on avait organisé sur les pratiques du collectif, où des éléments modernes entrent en résonance avec des éléments plus traditionnels que le capitalisme a complètement effacés en Amérique latine, dans des pays qu’on a colonisés, ou dans nos campagnes françaises. Ce partage, cette implication, cette vie collective au Chiapas permettent l’émancipation, y compris des femmes qui sont dans une société encore plus machiste que la nôtre. »

Propos recueillis par Sébastien Bonetti




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